Jeune-Allemagne

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Le mouvement Jeune-Allemagne (Junges Deutschland) est un groupe d'écrivains allemands qui exista entre 1830 et 1850. Il s'agit essentiellement d'une idéologie "jeune", similaire à celles qui balayèrent la France et l'Irlande, et dont l'origine se trouve en Italie.

Ses principaux membres étaient Karl Gutzkow, Heinrich Laube, Theodor Mundt et Ludolf Wienbarg. Heinrich Heine, Ludwig Börne et Georg Büchner sont également considérés comme étant apparentés au mouvement. Si l'on élargit encore un peu ce groupe, on peut y rattacher Willibald Alexis, Adolf Glassbrenner, Gustav Kühne, Max Waldau et Georg Herwegh[1].

Durant une époque de troubles dans l'ensemble de l'Europe, les idées progressistes de la Jeune-Allemagne furent considérées comme dangereuses par de nombreux politiciens. En décembre 1835, le Bundestag de Francfort interdit la publication en Allemagne de nombreux auteurs apparentés au mouvement, "et nommément Heinrich Heine". Le Parlement expliquait sa décision en indiquant que les Jeunes Allemands tentaient de "s'attaquer à la religion chrétienne de la manière la plus impudente, de dégrader la situation actuelle et de détruire toute discipline et toute forme de moralité, sous couvert d'un style s'apparentant aux belles lettres et accessible à toutes les classes de lecteurs".

Cette idéologie produisit des poètes, des penseurs et des journalistes, tous critiquant le mouvement d'introspection et de particularisme initié par le romantisme allemand. Le mouvement romantique, considéré comme apolitique, manquait d'un activisme que réclamait alors le florissement de l'intelligentsia allemande.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Junges Deutschland The Crystal Reference Encyclopedia (2005)