Collégiale Saint-Jean-en-l'isle de Liège

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Collégiale Saint-Jean-en-l'isle de Liège
Image illustrative de l'article Collégiale Saint-Jean-en-l'isle de Liège
Présentation
Culte Catholique Romain
Type Collégiale
Rattachement Diocèse de Liège
Début de la construction 980
Fin des travaux 987
Architecte Jacques-Barthélemy Renoz pour l'édifice de 1754
Autres campagnes de travaux 1754: Reconstruction
Style dominant Néoclassique
Protection  Patrimoine classé (1969, L'ensemble à l'exclusion de l'orgue)
Géographie
Pays Drapeau de Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Commune Blason de Liège Liège
Coordonnées 50° 38′ 35″ N 5° 34′ 02″ E / 50.643004, 5.56734350° 38′ 35″ Nord
       5° 34′ 02″ Est
/ 50.643004, 5.567343
  

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Collégiale Saint-Jean-en-l'isle de Liège

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Collégiale Saint-Jean-en-l'isle de Liège

L'église Saint-Jean-l'Évangéliste appelée également Saint-Jean-en-l'isle (car un bras de Meuse créait autrefois une île à cet endroit) est une des sept collégiales de Liège.

Sommaire

Historique [modifier]

Origine [modifier]

Gravure de la Collégiale Saint-Jean

La collégiale est construite sous l'épiscopat de Notger à la fin du Xe siècle, entre 980 et 987 avec des pierres provenant des églises démolies après la prise du château de Chèvremont par cet évêque. Elle fut achevée et consacrée en 987[1] et dotée de trente chanoines. Cette église était une réplique de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle de Charlemagne. Notger l'aurait fait construire pour remercier Dieu de lui avoir donné la victoire sur le terrible seigneur de Chèvremont.

Le Cloître [modifier]

Les arceaux de la voûte du cloître de Saint-Jean reposent sur des colonnettes en relief, dont le fût est surmonté de sculptures et de blasons. Le chemin de croix est aux armes d'Arsène Fabri (1777-1851) et de son épouse Joséphine de Longrée (1781-1855)[2].

Nouvel édifice [modifier]

Cet édifice subsista jusqu'en 1754, époque à laquelle il fut rasé pour être remplacé par l'édifice néo-classique actuel (conçu par l'architecte italien Gaetano Matteo Pisoni, et mis en œuvre par l'architecte liégeois Jacques-Barthélemy Renoz), seule la tour romane ottonienne a été conservée.

Tombeau de Notger [modifier]

Notger, premier prince-évêque de la principauté de Liège fut enterré en l'an 1008 dans la collégiale Saint-Jean. Dans l'une des chapelles de l'ancienne église un tombeau ce prince était représenté en relief, les mains jointes et à genoux, devant un pupitre, avec un livre ouvert. Sa sépulture fut endommagée par les crues de la terrible inondation de 1740. Lorsque les chanoines font reconstruire la collégiale, en 1757, ils placent les restes de Notger dans la sacristie; ils y restent suspendus au plafond, dans un coffre, jusqu'en 1794. Vers cette époque, ils sont déposés chez M. le baron de Stembier de Videux[3], où ils demeurèrent longtemps ignorés, puis transportés de nouveau dans un galetas de l'église. Le curé Duvivier, vers 1840, a fait replacer les reliques dans la sacristie[4],[5].

Révolution française [modifier]

Vue de Saint-Jean et Saint-Martin à partir du pont d'Avroy, et à gauche le pied de la rue Saint-Gilles

Le 12 fructidor de l'an VI (12 septembre 1798), l'église Saint Jean-Évangéliste, le cloître et les autres bâtiments d'une contenance de 8 grandes verges, 17 petites et 208 pieds carrés furent vendus 1 205 000 francs à 3 ex-chanoines de cette collégiale.

Index des artistes [modifier]

Liste chronologique des artistes ayant travaillé à l'église Saint-Jean, ou dont une œuvre se trouve dans l'église.

Référence [modifier]

  1. Anselme, ch. 26, p.203-204, ch 27, p. 204. — Vita Notgeri, ch.4, P. 11, Ch 9 P. 14-15, — M.G.H., D.D., Otto III, n° 240, p. 657-658 (997) — Heinrich II n° 93, p. 117-118, (1005) & Kurth, Notger, t. II, 1875 n° 5, p. 83-86. — Konradt II, n° 116, P. 161-162 (1028)
  2. Luc de Walque, La famille Fabri : C'est en forgeant... Fabricando Fabri Fimus, Grune, 2005, 152 p., p. 27 
  3. Mathieu Lambert Polain: Liège pittoresque, ou Description historique de cette ville, 1842, 279 pages, p. 181
  4. Le crâne, d'une belle capacité, les os longs des extrémités, la plupart de ceux qui composent la colonne dorsale, ainsi que ceux du bassin, sont intacts. Rassemblés en squelette, ils donnent lieu de croire que le sujet auquel ils ont appartenu avait une taille d'environ cinq pieds cinq pouces; Promenades historiques de M. Bovy, vol. II. p. 28, cité in Polain 1842
  5. F. Ulrix, « À la recherche du tombeau de Notger », dans : Joseph Deckers, La collégiale Saint-Jean de Liège. Mille ans d'art et d'histoire, Liège, Mardaga, 1981, p. 141

Voir aussi [modifier]

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Bibliographie [modifier]

  • David Engels, Comme un chameau bossu ...: Nachfolgekirchen der Aachener Marienkirche. Saint-Jean l’Évangéliste in Lüttich, dans: M. Kerner (éd.), Der Aachener Dom als Ort geschichtlicher Erinnerung, Köln, 2004, pp. 147-164.
  • Le siècle des Lumières dans la principauté de Liège, catalogue d'exposition, Musée de l'Art wallon, Liège, 1980, p. 177.

Articles connexes [modifier]