Matthias van den Gheyn

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Mathias van den Gheyn [van den Ghein, Gein, Gheine] est un compositeur, organiste, claveciniste et carillonneur belge (flamand), né à Tirlemont le 7 avril 1721 et décédé à Louvain le 22 juin 1785. Il appartenait à une ancienne famille de fondeurs de cloches[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Engagé comme organiste de la collégiale Saint-Pierre de Louvain en 1741, van den Gheyn y assuma parallèlement le poste de carillonneur à partir de 1745 et conserva les deux postes jusqu’à sa mort.

Réputé pour sa faculté d’improvisation, van den Gheyn nous a laissé des œuvres pour orgue, pour clavecin et pour carillon, ces dernières étant les plus importantes étant donné la rareté des partitions consacrées à cet instrument au XVIIIe siècle.

Un commentateur du XIXe siècle écrivit qu’à l’époque, aucun carillonneur connu n’avait l’habileté requise pour jouer les œuvres de van den Gheyn, qui font aujourd’hui partie du répertoire courant[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs fugues
  • 6 Divertissements
  • Fondements de la basse continue, éd. Louvain, vers 1764

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • X. van Elewyck, Matthias Van den Gheyn, le plus grand organiste et carillonneur belge du XVIIIe siècle, et les célèbres fondeurs de cloches de ce nom depuis 1450 jusqu'à nos jours, Paris, 1868.
  • Fétis, Biographie universelle des musisiens.
  • Pougin, Supplément.
  • Van der Straeten, La Musique aux Pays-Bas, t. I, 4, 5.
  • Van Doorslaer, Les Van den Gheyn, fondeurs à Malines.
  • Closon, La Facture des instruments de musique en Belgique, p. 88.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir: Annales de la fédération archéologique et historique de Belgique, XIIe Congrès-Malines, 1897, p.  : « M. Hermans fait l'historique des fondeurs Malinois et communique à la section, la généalogie, dressée par lui, des van den Gheyn. Il a relevé 77 noms différents. Il cite les travaux de MM. Van Elewyck, Steurs et Neefs. Jean van den Gheyn, décédé en 1545, laissa plusieurs enfants, parmi lesquels Jean II, âgé de 16 ans à la mort de son père. Jean II, né en 1529, décédé le 22 juillet 1573, laissa trois enfants, dont Jean III, né en 1553, décédé en 1590, qui épousa Cathérine Pelsters, dont un fils, Jean IV, décédé en 1618, marié deux fois, et laissant 3 enfants du premier lit et 2 enfants du second lit. Jean Ier avait eu deux frères : 1° Antoine van den Gheyn, et 2° Pierre van den Gheyn, qui décéda à Malines, paroisse Notre-Dame, le 14 mars 1561, époux d'Anne van Dievoet, dont vint une nombreuse postérité. M. Hermans donne ensuite quelques détails sur les "a Fine" (van den Eynde) et cite Guillaume et Jean van den Eynde, en 1545. »
  2. Percival Price, The New Grove Dictionary of Music and Musicians, ed. St. Sadie, 1991, vol. 19, p. 520.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]