Classe Élan

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Élan
Image illustrative de l'article Classe Élan
Photographie de La Capricieuse (F745), navire de classe Élan, durant la Seconde Guerre mondiale.
Caractéristiques techniques
Type aviso
Longueur 78,30 m[1]
Maître-bau 8,70 m[1]
Tirant d'eau 3,28 m[1]
Tonnage 630 ou 647 t, 890 à 900 t à pleine charge[1]
Propulsion 2 moteurs diesels Sulzer, 2 hélices[1]
Puissance 4 600 ch
Vitesse 20 nœuds[1]
Caractéristiques militaires
Armement
  • 1 canon unique M1892 ou M1932 100 mm/45
    ou 1 canon double M1926 90 mm/50
  • 1 mitrailleuse quadruple de 13,2 mm/76 AA
  • 2 mitrailleuses doubles de 13 2 mm/76 AA
  • 2 lanceurs de charge de profondeur
  • 1 rack de charges de profondeur
Rayon d’action 5 200 nautiques à 15 nœuds[1]
Autres caractéristiques
Équipage 88 en temps de paix, 104 ou 106 en temps de guerre[2]
Histoire
Constructeurs chantier = Arsenal de Lorient
Ateliers et Chantiers de France, Dunkerque
Ateliers et Chantiers Dubigeon, Nantes
Ateliers et Chantiers de Provence, Port-de-Bouc[3]
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Pavillon des forces navales françaises libres Forces navales françaises libres
Pavillon de la Regia Marina Regia Marina
Pavillon de la Kriegsmarine Kriegsmarine
Pavillon de la Royal Navy Royal Navy
Période de
construction
1936 - 1940
Navires construits 13
Navires perdus 4
Navires démolis 9

La classe Élan est une classe d'avisos dragueurs de mines. Prévus comme dragueurs de mines, ils ne seront jamais utilisés dans ce rôle, mais plutôt comme escorteurs. Construits entre 1936 et 1940, le premier entre en service juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale.

Particularité[modifier | modifier le code]

La plage avant des navires de la classe est particulièrement basse, leur donnant un profil de sous-marin au château surdéveloppé.

Service[modifier | modifier le code]

Après la défaite de la France en juin 1940, quatre des navires de la classe sont dans des ports britanniques, ayant participé à l’évacuation de Dunkerque et sont capturés par les Britanniques. Trois d’entre eux — le Commandant Duboc, le Commandant Dominé, et La Moqueuse — servent ensuite dans les forces navales françaises libres (FNFL), tandis que La Capricieuse reste en service dans la Royal Navy jusqu’à la fin de la guerre.

Les autres navires restent sous le contrôle de Vichy. Quatre — l’Élan, le Commandant Delage, La Boudeuse et La Gracieuse — sont basés au Maroc. L’Élan est retenu en Turquie de juin 1941 à décembre 1944, où il rejoint les FNFL. Les autres sont capturés par les Alliés après l’invasion de l’Afrique du Nord en novembre 1942, et sont rendus au FNFL.

Cinq navires sont basés à Toulon. Après l’occupation allemande de la zone libre en novembre 1942, un navire — le Commandant Bory — rejoint la FNFL. Le Commandant Rivière et La Batailleuse sont capturés par les Allemands et transférés en Italie, tandis que L'Impétueuse et La Curieuse sont sabordés par leur équipage, avec le reste de la flotte française, mais renfloués et aussi transférés en Italie. L'un deux est coulé au service de l’Italie et les trois autres sont récupérés par les Allemands après l’armistice italien et ensuite sabordés.

Les neuf navires de la classe qui survivent à la guerre restent au service de la Marine nationale avant d’être retirés du service entre 1953 et 1963.

Navires[modifier | modifier le code]

Armement[modifier | modifier le code]

Entre 1941 et 1942, trois navires — La Moqueuse, le Commandant Duboc et le Commandant Dominé — sont réarmés par les Britanniques. Leur armement principal est remplacé par deux QF 4 inch Mk XVI naval guns, tandis que La Moqueuse reçoit aussi un canon 3 inch/40 QF Mk I HA[1]. Les trois reçoivent aussi un canon QF 2 pounder pom-pom[1] en remplacement de leur quadruple mitrailleuses Hotchkiss de 13,2 mm/76 AA[4].

Ils conservent leurs mitrailleuses double 13 2 mm/76 AA, tandis que deux navires reçoivent différents autres calibres. Le Commandant Duboc gagne un 25 mm/60 M1938 et deux 20 mm/70 Oerlikons[1], et le Commandant Dominé quatre canons doubles et deux simples calibres 12 7 mm/62[1],[4].

En 1947, le Commandant Dominé est réarmé avec un canon simple 105 mm/45 calibre SK C/32 allemand comme armement principal, un canon simple Bofors 40 mm/60 Mk.3 et quatre canons simples 20 mm/70 Mk.2 Oerlikons[1],[4].

Références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Le Masson 1969, p. 16
  2. Le Masson 1969, p. 17
  3. Le Masson 1969, p. 17 – 21
  4. a, b et c « Élan class avisos-minesweepers (1939-1940) », navypedia.org (consulté le 19 septembre 2010)
Bibliographie
  • (en) Henri Le Masson, The French Navy, vol. 2, London, MacDonald & Co. (Publishers) Ltd., coll. « Navies of the Second World War »,‎ 1969 (ISBN 9780356023847)