Cléo de Mérode

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Cléo de Mérode

Description de cette image, également commentée ci-après

Carte postale, (envoyée en 1901), illustrée d’une photographie de Cléo de Mérode en costume de scène. (Cliché de Léopold-Émile Reutlinger).

Surnom Cléo
Nom de naissance Cléopâtre-Diane de Mérode
Naissance 27 septembre 1875
Paris 5e
Décès 17 octobre 1966
Paris 8e
Activité principale Danse
Formation École de Danse de l'Opéra de Paris
Photo de Léopold Reutlinger (ballet Lorenza, 1901) aux Folies Bergère.

Cléopâtre-Diane de Mérode, dite Cléo, est une danseuse très célèbre à son époque. Elle est née dans le 5e arrondissement de Paris le 27 septembre 1875[1] et morte dans cette même ville (8e arrondissement) le 17 octobre 1966.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formée à l'école de danse de l'Opéra de Paris, cette jeune noble entreprend une carrière indépendante internationale à partir de 1898 et danse jusqu'à la Première Guerre mondiale.

Elle se produit à l'exposition universelle de Paris en 1900 dans les « danses cambodgiennes » et reparaît ponctuellement sur scène en 1934.

Sa beauté délicate, hors des canons de beauté 1900, est restée légendaire, ainsi que les hommages qu'elle reçoit de quelques célèbres soupirants, plus particulièrement le roi Léopold II de Belgique, aventures qu'elle relate dans ses mémoires, Le Ballet de ma vie, publiées en 1955 par les éditions Horay, à Paris.

Elle pose pour le sculpteur Alexandre Falguière, pour les peintres Degas, Boldini, elle est représentée par Henri de Toulouse-Lautrec et a son effigie en cire au musée Grévin dès 1895, façonnée par le chef d'atelier du musée, le sculpteur Léopold Bernstamm.

La Danseuse, nu sculpté par Alexandre Falguière. C’est Cléo de Mérode qui en est le modèle.
Tombe de Cléo de Mérode au Père Lachaise (sculpté par Luis de Périnat).

Elle est une des premières femmes dont l’image photographique, due notamment aux photographes Paul Nadar (1856-1939), fils et successeur de Félix Nadar, et (surtout) Léopold Reutlinger (1863-1937), est diffusée à l'échelle mondiale. Elle pose également pour l'atelier photographique Benque (photos prises à l'Opéra, à partir de 1890), le photographe Charles-Pierre Ogerau (1868-1929) auteur d'une série de portraits en 1895, et plus tard, Henri Manuel (1847-1947).

Élue reine de Beauté sur photographies par les lecteurs de L'Illustration en 1896 parmi 131 célébrités, dont Sarah Bernhardt, elle accroît sa notoriété la même année avec un parfum de scandale, du fait de l'exposition de la La Danseuse d’Alexandre Falguière au Salon des artistes français. Ce nu en marbre blanc grandeur nature, aurait été taillé d'après un moulage en plâtre de son corps[2]. Pourtant Cléo de Mérode s'est toujours défendue d'avoir posé nue. Elle accuse Falguière d’avoir fabriqué une œuvre à scandale en moulant le corps de la statue sur un autre modèle féminin, alors qu’elle n’aurait posé que pour la tête.

Des personnalités contemporaines aussi diverses que les hommes de lettres Jean de Tinan (dans Pense-tu réussir !), Georges Rodenbach (article de presse à propos de La Danseuse de Falguière), ou le peintre Paul Klee (journal), laissent des témoignages écrits exprimant le pouvoir de fascination qu'exerçait son image, en mouvement sur scène, ou fixée par la photographie.

En 1901, le directeur des Folies Bergère, Édouard Marchand, la recrute pour un ballet pantomime en trois actes dénommé Lorenza (voir photographie). C’est le dernier grand spectacle qu'il organise dans cette salle parisienne[3].

Elle séjourne plusieurs étés de sa vie à Biarritz ou au château de Rastignac à La Bachellerie en Dordogne, chez la famille Lauwick.

Pendant l’Occupation, elle se retire à Saint-Gaultier, dans l’Indre.

Morte à son domicile parisien du 15, rue de Téhéran dans le quartier de l’Europe, elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (90e division), où elle repose aux côtés de sa mère Vicentia « de Merode » (une statue de Cléo de Mérode, sculptée en 1909 par le diplomate et sculpteur espagnol Luis de Périnat, qui fut son amant de 1906 à 1919, orne d'ailleurs leur tombe).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance sur archivesenligne.paris.fr image 6, acte no 2179.
  2. Notice du musée d'Orsay sur la base Joconde Ministère de la culture - base Joconde.
  3. Édouard Marchand et Cléo de Mérode aux Folies Bergère.