Moulage en plâtre

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Moulage en plâtre du buste de George Washington par Jean-Antoine Houdon modelé d'après un masque réalisé en 1786.
Machine de pointage

Un moulage en plâtre est une copie faite en plâtre d'une autre forme tridimensionnelle.

L'original à partir duquel on exécute le moulage peut être une sculpture, un élément architectural, un visage, un fossile ou d'autres vestiges tels que des empreintes de pas, fraîches ou fossilisées - en particulier en paléontologie dans le cas d'empreintes de pas de dinosaures, comme on peut en voir dans les musées d'histoire naturelle.

Parfois, on crée un moulage en plâtre en vue de réaliser des maquettes ou les premières ébauches de sculptures que l'on va finalement sculpter dans la pierre, en reportant les mesures exactes du moulage, par exemple à l'aide d'une machine de pointage.

Méthode[modifier | modifier le code]

Reconstruction en plâtre de l'Athéna Lemnia (en), par Adolf Furtwängler, 1891, Albertinum de Dresde, copie au musée Pouchkine, Moscou.

Le plâtre est appliqué sur l'original pour créer un moule, c'est-à-dire une reproduction en négatif. Ce moule est ensuite retiré et l'on y coule du plâtre frais pour obtenir une copie positive en plâtre de l'original. Ces moules sont souvent complexes, constitués parfois de dizaines de pièces, de manière à reproduire les moindres parties rentrantes de l'original. Une autre solution plus récente est le recours à des moules souples en caoutchouc ou en silicone, maintenus par des formes en plâtre ou en polyester.

Historique[modifier | modifier le code]

Collection de moulages du Victoria and Albert Museum.

La pratique consistant à reproduire en plâtre des sculptures célèbres remonte au XVIe siècle, avec la collection de moulages réunie à Milan par Leone Leoni. Ces collections privées sont cependant restées rares jusqu'au XVIIIe siècle.

L'utilisation de ces moulages se répand aux XVIIIe et XIXe siècles : en 1800, il y avait de vastes collections de moulages à Berlin, Paris, Vienne. En créant ainsi des copies de sculptures grecques et romaines conservées dans divers musées à travers l'Europe, on créait à bon compte des collections de référence à l'intention à des professionnels et amateurs, afin qu'ils puissent les consulter sans avoir nécessairement à voyager à l'étranger pour voir les originaux, ou bien en vue d'essais de polychromie ou de reconstitution, comme le fit Adolf Furtwängler pour sa reconstruction de l'Athéna Lemnia (en) à partir de fragments épars, ou encore afin de combler des lacunes dans les collections d'un musée de sculpture réelle : par exemple, le British Museum a envoyé des moulages de certaines pièces de ses collections mésopotamiennes au Louvre en échange d'un moulage du code d'Hammourabi.

La technique du moulage a été appliquée plus tard pour des reliefs de l'ancienne Égypte et des frises mésopotamiennes, comme au British Museum, ou pour des sculptures médiévales et de la Renaissance, comme au Victoria and Albert Museum ou au musée Pouchkine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Rondeau, Techniques et pratique du staff, Eyrolles.