Âge moderne des comics

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Âge moderne des comics
Pays États-Unis
Période 1986 — aujourd'hui
Période liée
Précédent Âge de bronze des comics

L'âge moderne des comics est une période de l'histoire de la bande dessinée américaine qui s'étend des années 1986-87 à aujourd'hui.

Les métamorphoses de l'écriture[modifier | modifier le code]

Trois comics, tous publiés par DC Comics, sont généralement nommés comme point de départ de l'âge moderne des comics. En 1985, DC Comics décide de recréer entièrement son univers de super-héros et pour cela lance une mini-série de 12 numéros intitulée Crisis on Infinite Earths scénarisée par Marv Wolfman et dessinée par George Perez. À la fin de cette épopée, les différentes Terres ont été fondues en une seule, Superman de Terre 2 (celui qui avait lancé l'âge d'or des comics) a disparu et Flash, de Terre 1 (le premier héros de l'âge d'argent) est mort. Les auteurs peuvent faire table rase du passé et réécrire les origines des super-héros. En 1986, deux autres mini-séries, donnent le ton de cet âge moderne : The Dark Knight Returns de Frank Miller et Watchmen d'Alan Moore et Dave Gibbons. Le lectorat visé est plus âgé que celui habituel des comics et des thèmes (sexualité, drogue, violence) inacceptables par l'organisme de surveillance des comics, la Comics Code Authority, ou CCA, sont abordés dans des comics publiés par un éditeur grand public et non par un indépendant. DC avait déjà abordé cette voie avec Swamp Thing, scénarisé par Alan Moore, qui n'est plus soumis au comics code à partir du numéro 29 d'octobre 1984. Ce type de récits se développe ensuite avec des comics tels que Hellblazer, Shade, the Changing Man, Animal Man ou encore Sandman de Neil Gaiman qui sont des comics destinés à des lecteurs plus adultes. D'ailleurs, à partir de 1987, ces comics porteront sur leur couverture l'avertissement For Mature Readers[n 1]. Finalement en 1993, une collection nommée Vertigo, dont la directrice de publication est Karen Berger, accueille tous ces titres qui ont de fait quitté l'univers des super-héros classiques[P 1]. Cet avertissement fait suite à une décision des responsables de DC qui préfèrent mettre de tels avertissements plutôt que de risquer le retour de la censure. En effet, à partir de 1986 des associations, des journalistes, des politiciens s'en prennent aux comics qu'ils jugent de plus en plus pornographiques et violents (un des comics montré du doigt est le numéro 9 de Miracleman, scénarisé par Alan Moore et dessiné par Rick Veitch qui montre sur plusieurs cases la naissance d'un enfant). Le résultat de cette croisade est donc pour DC d'indiquer un âge de lecture et pour Marvel de réaffirmer son observance des règles édictées par la CCA. Cela va aussi aboutir à la mise en accusation d'un propriétaire de magasin de comics pour la vente de produits pornographiques. Le jugement rendu en 1989 le reconnaît innocent mais cette action en justice montre aux éditeurs la nécessité de s'unir pour lutter contre les menaces à la liberté d'expression et dans ce but, en 1987, est créé le Comic Book Legal Defense Fond[G 1].

1986 est une date importante dans l'histoire des comics car cette année là paraît le premier tome de Maus (intitulé Maus: A Survivor's Tale) de Art Spiegelman[S 1]. Le second tome Maus: from Mauschwitz to the Catskills sort en 1991 et vaut à l'auteur un Prix Pulitzer spécial en 1992.

Un monde d'images[modifier | modifier le code]

Jim Lee : Un des fondateurs d'Image Comics

Même si quelques comics sortent du lot par le travail sur l'écriture, ils ne peuvent cacher le désintérêt croissant des lecteurs pour les comics. Le public adolescent est le premier consommateur de bandes dessinées mais il délaisse celles-ci et le lectorat adulte n'est pas assez important pour le remplacer. On assiste alors à une baisse des ventes[M 1] qui va cesser cependant grâce à plusieurs facteurs. Le premier est l'arrivée d'une nouvelle génération d'artistes chez Marvel Comics : Todd McFarlane sur Amazing Spider-Man puis Spider-Man, Jim Lee sur Uncanny X-men puis X-men, Erik Larsen sur Amazing Spider-Man, Rob Liefeld sur sur New Mutants devenu X-Force, Marc Silvestri sur Wolverine, Whilce Portacio sur Uncanny X-men et Jim Valentino sur Guardians of the Galaxy. Les comics sur lesquels travaillent ces artistes voient leurs ventes augmenter[M 2] ainsi le premier numéro de Spider-Man par McFarlane se vend à 3 millions d'exemplaires, X-Force 1 à 5 millions et X-men 1 à 8 millions[P 2]. Une autre cause de la remontée des ventes est la création d'une bulle spéculative. Comme certains comics de l'âge d'or et de l'âge d'argent des comics valent des milliers de dollars, des spéculateurs vont faire le pari qu'il en sera de même pour les comics modernes. Pour alimenter ce marché, les éditeurs vont multiplier les séries et les numéros spéciaux et utiliser les techniques modernes d'imprimerie pour créer des couvertures originales (embossage, découpes, encre phosphorescente, etc.). L'espoir est d'attirer assez les collectionneurs qui achètent plusieurs exemplaires du même comics pour le revendre avec un bénéfice. L'augmentation du nombre d'acheteurs va s'accompagner de la multiplication de nouvelles maisons d'éditions qui vont lancer leur ligne de super-héros. Parmi celles-ci se trouvent Valiant Comics fondé par Jim Shooter en 1989 qui devient la troisième maison d'édition derrière Marvel et DC[P 2] et Image Comics fondé en 1992 par les vedettes de Marvel : Rob Liefeld, Erik Larsen, Jim Valentino, Todd McFarlane, Marc Silvestri et Jim Lee. Ceux-ci, désireux de rester maîtres de leurs créations vont s'unir pour les éditer. Ainsi apparaissent Youngblood de Liefeld, Spawn de McFarlane, Savage Dragon de Larsen, WildCATS de Lee et Cyberforce de Silvestri. Image est plus alors une réunion d'individualités qu'une maison d'édition avec une ligne éditoriale claire. Ceci va d'ailleurs occasionner de nombreux problèmes comme des retards importants dans la parution, la multiplication de séries qui ne trouvent pas leurs lecteurs et, au sein même d'Image, des tensions entre les membres fondateurs[M 1].

Crise et renaissance[modifier | modifier le code]

Les comic books[modifier | modifier le code]

En 1993, tous les éditeurs connaissent des difficultés car la bulle spéculative éclate. Les comics n'apparaissent plus comme un objet pouvant prendre rapidement de la valeur. Comme ils sont publiés à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, voire à plusieurs millions, ils ne sont pas des raretés comme le sont les comics des années 1940 à 1960 et la plus-value espérée à la revente est nulle. Les spéculateurs cessent d'acheter de comics et les lecteurs se contentent d'un seul exemplaire[P 3]. Les effets de ce retournement de situation touchent tous les types d'entreprises liées au secteur des comics. Le nombre des magasins de comics s'effondre et en 1996 il passe de 10 000 à 4 000. Les entreprises de distribution mettent la clé sous la porte les unes après les autres et en 1994, il n'en reste qu'une Diamond Comic Distributor[P 4]. Quant aux éditeurs, beaucoup disparaissent dont Valiant Comics qui est racheté, en 1994, par Acclaim Entertainment pour utiliser les personnages dans des jeux vidéo[B 1]. En 1996, Marvel Comics est au bord de la faillite et elle doit son salut à une demande mise sous protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites des États-Unis[1]. Cela ne l'empêche cependant pas d'être encore la première maison d'édition de comics[P 4]. Image, de son côté, est déchiré et deux fondateurs quittent l'entreprise : Rob Liefeld fonde sa maison d'édition Awesome Entertainment en 1997 et Jim Lee part avec ses créations pour DC Comics qui devient l'éditeur de ses séries mais qui laisse Jim Lee au poste de directeur de collection[M 3]. Cette crise sévère s'apaise finalement mais les ventes ne connaissent plus les sommets du début des années 1990 ; elles reviennent au niveau des années 1980. Ainsi, en janvier 1998, Uncanny X-men ne se vend plus qu'à 154 000 exemplaires[P 4].

Après ces excès et la crise qui lui succède, les éditeurs changent de stratégie et tentent de garder ou d'attirer des lecteurs qui achèteront les comics pour leurs qualités intrinsèques et non pour spéculer. Cela se fait grâce à plusieurs moyens. Tout d'abord une attention plus importante est portée au scénario ; puisque le lecteur s'est lassé des comics qui n'étaient qu'images sans contenus, les éditeurs cherchent des scénaristes qui grâce à des histoires fortes donneront envie au lecteur de revenir le mois suivant pour acheter le nouvel épisode de la série qu'il suit. Ainsi, des scénaristes tels que Kurt Busiek ou James Robinson s'attachent à produire des récits complexes qui s'attachent aux personnages et pas seulement aux combats des héros contre les vilains. Par ailleurs des scénaristes de cinéma, de télévision, des romanciers sont appelés pour écrire des scénarios de comics. Ainsi Kevin Smith scénarise les aventures de Green Arrow pour DC et celles de Daredevil pour Marvel ; Joss Whedon poursuit le récit des aventures de Buffy contre les vampires en bande dessinée après l'arrêt de la série télévisée et Denise Mina reprend Hellblazer.

Une autre façon de vendre des comics consiste à proposer des crossover qui nécessitent l'achat de plusieurs séries pour comprendre l'histoire. Ainsi Batman : Knightfall est une histoire qui compte 20 épisodes répartis sur 4 séries. Une variante de cela est la publication d'une mini-série qui peut se lire seule mais qui a des répercutions sur de nombreuses séries comme ce fut le cas pour Infinity War, publié par Marvel, à laquelle furent rattachées 19 séries. Les crossovers ont tendance à devenir un évènement habituel et permettent de raconter une histoire pendant plusieurs mois, touchant plusieurs séries et modifiant de façon importante l'univers des super-héros. Chez Marvel chaque année amène son nouveau crossover qui touche l'ensemble de l'univers Marvel et dont les conséquences amènent le crossover suivant. Ainsi en 2004 est publié Secret War[n 2] qui aura des conséquences sur le crossover de 2008 Secret Invasion. En 2004-2005 Avengers Disassembled commence une série de crossovers qui s'enchaînent House of M (2005) puis Civil War (2006-2007), Secret Invasion (2008), Dark Reign (2009)[B 2], Siege (2010)[2] et Heroic Age (2010)[3]. D'autres éditeurs indépendants suivent parfois cet exemple et racontent une histoire mettant en scène plusieurs personnages de leur catalogue. Ainsi IDW a publié un crossover qui lie G.I. Joe et Transformers[4] et Dynamite sort en juin 2012 un crossover mettant en présence Vampirella, Red Sonja, Allan Quatermain, etc[5].

Chez DC l'univers des super-héros connaît une série de «crises» qui ont été publiées chaque année depuis 2004 : Identity Crisis (2004) se développe en Countdown to Infinite Crisis (2005), Infinite Crisis (2005-2006), 52 (2006-2007), Countdown to Finale Crisis (2007), Final Crisis 2008[B 2]. En 2009 le crossover met en avant Green Lantern, s'intitule Blackest Night[6] et donne naissance à celui de 2010 Brightest Day[7]. Enfin, en 2011, Flash est à l'honneur avec le crossover Flashpoint[8] qui est suivi en 2011-2012 de la recréation complète de l'univers DC. Toutes les séries recommencent alors avec un nouveau numéro 1[9]. Ceci a pour but d'attirer de nouveaux lecteurs qui risqueraient d'être désorientés dans un univers foisonnant où tant de personnages se combattent, s'aiment, se trahissent et ce depuis tant d'années qu'il est malaisé de saisir immédiatement tous les ressorts de l'histoire[P 5].

Randy Duncan et Matthew J. Smith parlent d'un âge de la réitération pour caractériser cette période dans laquelle les héros sont constamment recréés. Ils le sont non seulement dans leur monde classique mais aussi dans des versions parallèles[P 5]. Ainsi Marvel a créé une collection Ultimate dans laquelle les super-héros classiques ont de nouvelles origines placées dans le monde actuel [10]; il existe aussi une collection MAX avec un contenu plus adulte[11] et une collection présentant les aventures des héros marvel à destination des enfants, avec un graphisme inspiré des dessins animés[12]. Même si les ventes des comics reste maintenant faible, les éditeurs ont trouvé le moyen de gagner de l'argent en utilisant les personnages qu'ils possèdent sans d'autres médias, qu'il s'agisse de film, de séries télévisées, de dessin animées, de jeux vidéo, etc.[M 1].

Les autres formats[modifier | modifier le code]

Le comic book n'est pas le seul format à connaître une diminution du nombre de lecteurs. Les comic strips aussi intéressent moins les lecteurs de journaux. Leur place se réduit et de moins en moins de journaux en publient[13]. Il existe cependant des strips qui connaissent un très grand succès comme Calvin et Hobbes de Bill Watterson ou Garfield de Jim Davis.

Un nouveau format est apparu dès le milieu des années 1980 pour diffuser des bandes dessinées. Grâce aux réseaux, d'abord CompuServe puis Internet, des auteurs parviennent à toucher des lecteurs sans se soucier de l'impression et de la diffusion de leurs œuvres. Le premier auteur à ouvrir cette voie est Eric Millikin qui en 1985 crée Witches and Stitches le premier comics diffusé en ligne grâce à CompuServe[14]. En 1993, apparaissent quasi-simultanément les deux premiers webcomics disponibles sur le web : Netboy de Stafford Huyler et Doctor Fun de David Farley. Depuis de nombreux artistes choisissent de diffuser leurs création grâce à Internet et par ce biais acquièrent une renommé leur permettant d'éditer au format papier leurs œuvres[T 1]. Ainsi Le cancer de maman[n 3] est d'abord produit sous la forme d'un webcomic, ce qui lui vaut un Harvey Award en 2005, avant d'être publié par la maison d'édition Harry N. Abrams[T 2]. Inversement, les éditeurs de comics diffusent les œuvres papier sur Internet que ce soit DC Comics[15], Marvel, Top Cow, Boom, etc[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. For Mature Readers signifie pour lecteurs adultes, mûrs
  2. Ne pas confondre ce crossover avec Guerres secrètes de 1984
  3. Le cancer de maman (édité par Ça et Là) : Mom's Cancer en version originale

Références[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. p. 414
  2. a et b p. 612
  1. p. 91-92
  1. a, b et c p. 352
  2. p. 272
  3. p. 275
  1. p. 259
  2. a et b p. 74
  3. p. 76
  4. a, b et c p. 77
  5. a et b p. 79
  1. p. 126
  1. p. 209
  2. p. 211

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « marvel reaches agreement to emerge from bankruptcy », sur www.nytimes.com, New-York Times,‎ 11 juillet 1997 (consulté le 21 avril 2012)
  2. Dave Richards, « Bendis Talks "Siege" », sur www.comicbookresources.com,‎ 12 octobre 2009 (consulté le 8 mai 2012)
  3. Lucas Siegel, « Marvel's Heroic Age begins with Avengeres #1 in May 2010 », sur www.newsarama.com,‎ 27 janvier 2010 (consulté le 8 mai 2012)
  4. John Scarff, « WC11: IDW's G.I. Joe/Transformers Panel », sur www.comicbookresources.com,‎ 6 avril 2011 (consulté le 8 mai 2012)
  5. « Dynamite's Heroes Team-up to Stop the Prophecy »,‎ 13 mars 2012 (consulté le 8 mai 2012)
  6. « blackest night », sur uk.comics.ign.com (consulté le 5 mai 2012)
  7. Kiel Phegley, « C2E2: DC's "Brightest Day" Panel », sur www.comicbookresources.com (consulté le 5 mai 2012)
  8. Kiel Phegley, « DC Announces 14 "Flashpoint" Titles », sur www.comicbookresources.com,‎ 28 janvier 2011 (consulté le 5 mai 2012)
  9. Kevin Melrose, « DC Announces Post-"Flashpoint" Details, Relaunches All Titles », sur www.comicbookresources.com,‎ 31 mai 2011 (consulté le 5 mai 2012)
  10. Jesse Schedeen, « The State of Marvel's Ultimate Universe », sur uk.comics.ign.com,‎ 5 février 2011 (consulté le 10 mai 2012)
  11. Joey Esposito, « 25 Best Comic Runs of the Decade », sur uk.comics.ign.com,‎ 19 avril 2012 (consulté le 10 mai 2012)
  12. Albert Ching, « New All-Ages Comic Line Tied to MARVEL Animation », sur www.newsarama.com,‎ 14 février 2012 (consulté le 10 mai 2012)
  13. (en) Chris Ryall et Scott Tipton, Comic Books 101 : The History, Methods and Madness, Impact,‎ 2009, 288 p. (lire en ligne)
  14. James Anderson, « 14 Awesome Webcomics To Distract You From Getting Things Done », sur www.pastemagazine.com,‎ 19 septembre 2011 (consulté le 12 mai 2012)
  15. Vaneta Rogers, « DC Comics Talks DIGITAL COMICS Launch », sur www.newsarama.com,‎ 23 juin 2010 (consulté le 13 mai 2012)
  16. David Brothers, « Marvel's Digital Comics Strategy: Making Sense of the 5 Ways to Buy », sur www.comicsalliance.com,‎ 7 février 2011 (consulté le 12 mai 2012)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article source utilisée pour la rédaction de cet article

  • (en) M. Keith Booker, Encyclopedia of Comic Books and Graphic Novels, ABC-Clio,‎ 2010, 763 p. (ISBN 978-0-313-35746-6, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Randy Duncan et Matthew J. Smith, The Power of Comics : History, Form & Culture, The Continuum International Publishing Group Inc.,‎ 2009, 346 p. (ISBN 978-0826429360, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Jean-Paul Gabilliet, Of Comics and Men : A Cultural History of American Comic Books, University Press of Mississippi,‎ 2010, 390 p. (ISBN 1604732679, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Shirrel Rhoades, A Complete History of American Comic Books, Peter Lang,‎ 2008, 353 p. (ISBN 1433101076, lire en ligne), p. 120Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Gina Misiroglu, The Superhero Book : The Ultimate Encyclopedia Of Comic-Book Icons And Hollywood Heroes, Visible Ink Press,‎ 2004, 725 p. (ISBN 1578591546, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Amy Thorne, « Webcomics and Libraries », dans Robert G. Weiner, Graphic Novels and Comics in Libraries and Archives : Essays on Readers, Research, History and Cataloging, McFarland,‎ 2010 (lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]