Baconnes

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Baconnes
La mairie et le monument aux morts.
La mairie et le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Verzy
Intercommunalité Région de Mourmelon
Maire
Mandat
Francis Girardin
2014-2020
Code postal 51400
Code commune 51031
Démographie
Gentilé Baconnais
Population
municipale
296 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 37″ N 4° 20′ 21″ E / 49.1602777778, 4.33916666667 ()49° 09′ 37″ Nord 4° 20′ 21″ Est / 49.1602777778, 4.33916666667 ()  
Altitude Min. 111 m – Max. 166 m
Superficie 20,86 km2
Localisation

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Baconnes est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Le village a obtenu quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé à égale distance de Reims et Châlons-en-Champagne, Baconnes se trouve sur une ancienne voie romaine.

Communes limitrophes de Baconnes
Prosnes Aubérive
Sept-Saulx Baconnes Saint-Hilaire-le-Grand
Mourmelon-le-Petit Mourmelon-le-Grand

Histoire[modifier | modifier le code]

Baconnes est un village situé entre deux voies romaines, de Reims à Verdun, et de Reims à Bar-le-Duc, à mi-chemin entre Reims et Châlons-en-Champagne. Ce village est passé longtemps, sans doute à tort, pour la station Basilia de l'itinéraire d'Antonin. Il est mentionné aussi dans le polyptyque de Saint Rémi : Mansus Domminicatus in Baconna.

La seigneurie appartint à la commanderie du Temple de Reims et passa, à l'extinction de cet ordre, aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Au mois de juin 1257, Guillaume le Sec, gendre de Guy, sénéchal héréditaire de l'archevêché de Reims, vendit à l'archevêque, outre le quart de la seigneurie de Thuisy, tout ce qu'il possédait à Baconnes du chef de sa femme.

En 1691, le village possède 46 feux (foyers) et 24 laboureurs (possesseurs de terre). Ces chiffres sont comparables à l'époque, à ceux de Livry, Louvercy et Mourmelon-le-Grand.

Sur le territoire existait la cense Pontvray, du côté du village d'Aubérive, en haut du lieu-dit Rouvroy, laquelle existait encore au commencement du XVIIIe siècle et où était une chapelle, des ruines de laquelle on tira des pierres pour les remparts de Reims.

Baconnes était entouré de remparts ou fosses encore visibles dans la partie sud-est du village. L'origine de ces remparts est assez controversée. Ils semblent gallos-romains et contemporains de l'oppidum de La Cheppe. Certains affirment que Baconnes fut fortifié en 1578 comme certains villages du bord de la Suippe. D'autres, enfin, pensent que les fosses protégeaient le village des inondations.

Une légende rapportée par Jules Romains dans Prélude à Verdun et Verdun, deux volumes de la fresque romanesque Les hommes de bonnes volonté, dit que les habitants de Baconnes descendent d'une horde de Huns qui se serait retranchée et perpétuée en vase clos à Baconnes après la déroute des champs Catalauniques.

La Croix de guerre 1914-1918.

Baconnes fut détruit à 80 % lors de la Première Guerre mondiale et 14 de ses fils ne revinrent pas de la guerre. La commune a reçu la Croix de guerre 1914-1918 le 1er octobre 1920.

À la reconstruction, la mare, qui occupait toute la place, fut rebouchée avec des décombres et le monument aux morts fut édifié sur une partie de l'emplacement de cette mare. L'électricité et l'eau courante furent installées dès 1925.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1989 en cours Francis Girardin[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont les Baconnais et les Baconnaises[2].

En 2011, la commune comptait 296 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
255 236 218 196 211 216 239 229 234
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
206 220 240 239 244 230 260 233 236
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
227 221 203 162 142 155 185 193 169
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
154 160 123 136 147 170 278 296 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture restait tributaire de la pauvreté du sol jusqu’aux années 1940-1950. La mécanisation (tracteurs et moissonneuses-batteuses), le travail en groupe, l'emploi des engrais, des désherbants, des semences sélectionnées, l'extension de la betterave sucrière, font qu'à Baconnes, comme dans toute la « Champagne pouilleuse », les rendements n'ont rien à envier à ceux de la Brie, de la Beauce ou de la Picardie.

L'élevage de vaches laitières disparait en 1973 et il faut attendre le milieu des années 1980 pour voir les derniers ateliers de taurillons engraissés à l'aide de granulés de luzerne et de pulpes de betterave.

Aujourd'hui, sur un territoire de 2 076 hectares, il ne reste à Baconnes que huit exploitations agricoles. L'une d'entre elles s'est diversifiée dans le maraichage puis dans l'horticulture il y a près de 30 ans, suivant la tendance de fleurissement du village. Il s'agit de la SCEA la Tumoise. Elle emploie jusqu'à 25 personnes en pleine saison. De nombreux agriculteurs des communes voisines viennent cultiver sur le territoire. L'assolement est diversifié à base de céréales (escourgeon, blé tendre et orge de printemps), colza, betterave, luzerne, tournesol et pois protéagineux. À la différence de nombreux villages marnais, il n'y a pas de production de pommes de terre sur les terres baconnaises.

Il existe également sur les terres de la commune de nombreuses parcelles boisées à grande dominante de résineux (pins noirs) et de quelques feuillus (bouleaux, érables, trembles).

Un territoire de chasse privé, le « Domaine de Baconnes », est un rendez-vous des passionnés de chasse au gros gibier. Le site comprend 2 parcs clos de 250 et 330 hectares abritant sangliers, cervidés, daims, mouflons et chevreuils ainsi qu'un étang d’un hectare environ. Y sont pratiqués battue, approche et affût, occasionnellement des chasses en battue royale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église entourée de son cimetière.

Église Saint-Memmie[modifier | modifier le code]

L'église de Baconnes, classée monument historique[5], est placée sous le patronage de saint Memmie. Elle est massive et bâtie en carreaux de craie et en pierre. La nef, sans grande beauté et sans style apparent, n'a ni bas-côtés, ni piliers. Elle se réduit à une salle plafonnée, percée d'une rangée de fenêtres en plein cintre, trois de chaque côté.

Le chœur, arrondi en cul de four, est d'un roman assez archaïque, bien qu'il ne doive pas remonter au-delà du XIIe siècle. Ce style roman s'affirme avec la croisée du transept que soutiennent quatre lourds massifs de colonnettes, munies de chapiteaux d'exécution soignée. En guise de bras du transept, deux petites chapelles très basses et exiguës, voûtées de larges ogives, sans clé de voûte, éclairées l'une par un oculus et l'autre par une petite fenêtre romane.

L'abside, très réduite, est ajourée par trois fenêtres plein cintre et voûtée de branches d'ogive qui s'arrêtent sur des consoles placées entre les fenêtres. Le portail occidental se réduit à une porte plein cintre surmontée d'un oculus.

La tour, à bâtière, mais d'une forme très particulière, large et courte, est comme écrasée. Chacune de ses faces, sauf à l'ouest, est ouverte par des baies, en nombre inégal : une au sud et a l'est, deux au nord, géminées, sur des colonnettes ornées de chapiteaux à palmettes.

La cloche pèse environ 400 kg et porte la date de 1508. Il y est inscrit les noms de maître Thomas Martin, curé de Baconnes, Rémi Charpentie, Domance Francoise Catherine Raulet et encore Katrine qui pourrait bien être son nom de baptême.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

La mairie de la Reconstruction est l'œuvre de l'architecte Hubert de Châlons-sur-Marne[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls]« Liste des maires de la Marne au 1er août 2008 », sur site de la préfecture de la Marne (consulté en 22 décembre 2008).
  2. « Baconnes », sur site du Pays de Châlons-en-Champagne (consulté le 22 avril 2013).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Arrêté du 20 décembre 1920, « Église à Baconnes », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 3 janvier 2013.
  6. « Les mairies du département de la Marne », Champagne généalogie, no 125, 4e trimestre 2009.