Attila (opéra)

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Attila
Image décrite ci-après
Fête d'Attila par Mór Than (1870).
Galerie nationale (Budapest)

Genre Drame lyrique
Musique Giuseppe Verdi
Livret Temistocle Solera (révision de Francesco Maria Piave)
Langue
originale
Italien
Sources
littéraires
Attila, König der Hunnen, tragédie de Zacharias Werner
Durée
approximative
Un prologue et trois actes
Dates de
composition
1845 - 1846
Création 17 mars 1846
Teatro la Fenice, Venise
Drapeau du Royaume lombard-vénitien Royaume lombard-vénitien
Personnages

Attila est un opéra en un prologue et trois actes de Giuseppe Verdi, sur un livret de Temistocle Solera tiré de la tragédie de Zacharias Werner, Attila, König der Hunnen, et créé au Teatro la Fenice de Venise le 17 mars 1846.

Genèse[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Représentations successives[modifier | modifier le code]

Réception[modifier | modifier le code]

La première de l'opéra n'eut pas le succès désiré, toutefois l'œuvre s'imposa en marge du répertoire du XIXe siècle et est assez souvent jouée encore aujourd'hui.

Le public[modifier | modifier le code]

La critique[modifier | modifier le code]

Argument[modifier | modifier le code]

Prologue[modifier | modifier le code]

À Aquileia, autour de la moitié du Ve siècle. Odabella, fille du seigneur de la ville, a perdu sa famille lors du pillage perpétré par Attila et entend se venger en le tuant (Santo di patria indefinito amor). Elle-même a été épargnée par Uldino, un esclave d'Attila. Impressionné par son courage, Attila lui fait don de son épée. Le général Ezio, envoyé de Rome, propose à Attila un accord de division de l'Empire (Avrai tu l'universo, resti l'Italia a me!). Mais Attila le dénonce comme traître et refuse.

Près d'une lagune (futur site de Venise) un bateau arrive avec des survivants d'Aquilée dont Foresto qui se lamente sur le sort de sa chère Odabella (Ella in poter del barbaro) . Il propose alors à ses compagnons de construire une nouvelle cité (Cara patria già madre e reina!)

Acte I[modifier | modifier le code]

Les Huns se sont rapprochés de Rome avec l'intention de piller la Ville. Odabella invoque l'image de son père (Oh! Nel fuggente nuvolo!) et rejoignant son amant Foresto (Oh, t'inebria nell'amplesso), l'informe de son plan de vengeance. Pendant ce temps, Attila informe Uldino qu'il a rêvé d'un vieil homme lui prédisant désastre et mort et lui conseillant de faire marche arrière (Mentre gonfiarsi l'anima parea!). Attila d'abord ébranlé, retrouve son courage et ordonne la marche sur Rome (Oltre quel limite, t'attendo, o spettro!). Un hymne chrétien se fait alors entendre et Attila reconnaît le vieil homme de son rêve en l'évêque romain Leone venu le trouver avec la population de Rome. Leone répète sa prophétie. Attila se soumet à cette volonté divine et renonce au pillage.

Acte II[modifier | modifier le code]

Une trève a été conclue. Ezio se lamente sur le contraste entre la gloire passée de Rome et la faiblesse présente de l'empereur-enfant Valentinien (Dagl'immortali vertici!).Foresto apporte une invitation à un banquet offert par Attila en l'honneur d'Ezio. Celui-ci propose à nouveau l'alliance à Attila. Odabella, entre temps, a appris que Foresto veut empoisonner le roi. Elle prévient Attila, non par pitié, mais pour avoir le privilège de le tuer. À la demande d'Odabella, Attila pardonne Foresto qui peut s'enfuir. Ne comprenant pas les motivations d'Odabella, Attila annonce son mariage avec celle qui vient de le sauver et proclame qu'il n'envahira pas Rome.

Acte III[modifier | modifier le code]

Foresto, informé du mariage par Uldino, pense qu'Odabella l'a trahi (Che non avrebbe il misero!). Ezio arrive avec un plan pour attaquer les Huns. Lorsqu'Odabella apparait, Foresto l'accuse de trahison, mais elle implore son pardon et lui jure fidélité. Attila survient, les surprend tous les trois et comprend qu'ils veulent le tuer. Le roi des Huns leur rappelle qu'il a épargné Rome, a concédé sa grâce à Foresto et est sur le point d'épouser Odabella, mais ses fautes éclipsent les faveurs qu'il a accordées. Odabella satisfait sa soif de vengeance en le poignardant, pendant que Huns et Romains s'affrontent. Les trois conspirateurs crient que le peuple romain a été vengé.

Analyse[modifier | modifier le code]

Orchestration[modifier | modifier le code]

Enregistrements[modifier | modifier le code]

1973 : Ruggero Raimondi (Attila) Sherill Milnes (Ezio) Cristina Deutekom (Odabella) Carlo Bergonzi (Foresto) Ricardo Casinelli (Uldino) Jules Bastin (Leone) Ambrosian Singers, Finchley Children's Music Group, Royal Philharmonic Orchestra, Lamberto Gardelli

Commentaire[modifier | modifier le code]

Le livret[modifier | modifier le code]

L'œuvre fascina Verdi surtout pour les personnages d'Attila, Ezio et Odabella. Le compositeur, insatisfait du livret, décida d'en confier l'amélioration à Francesco Maria Piave. Solera s'en offensa et ne collabora plus jamais avec le musicien.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mancini, Roland, Attila dans Guide des opéras de Verdi, Jean Cabourg, directeur de la publication, Fayard, collection Les indispensables de la musique, Paris, 1990, pp. 181-196 (ISBN 2-213-02409-X)
  • Piotr Kaminski, Attila, Fayard, collection Les indispensables de la musique, Paris, 2004, pp. 1580-1582 (ISBN 978-2-213-60017-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]


Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]