I Lombardi alla prima crociata

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I Lombardi alla prima crociata
Les Lombards à la première croisade
Image décrite ci-après

Genre Drame lyrique
Nbre d'actes 4
Musique Giuseppe Verdi
Livret Temistocle Solera
Langue
originale
Italien
Sources
littéraires
Le poème homonyme de
Tommaso Grossi
Création 11 février 1843
Teatro alla Scala, Milan
Drapeau du Royaume lombard-vénitien Royaume lombard-vénitien
Versions successives
Personnages
  • Arvino, fils du seigneur Folco (ténor)
  • Pagano, fils du seigneur Folco (basse)
  • Viclinda, épouse d'Arvino (soprano)
  • Giselda, fille de Viclinda et d'Arvino (soprano)
  • Pirro, écuyer d'Arvino puis de Pagano (basse)
  • Un prieur de la ville de Milan (ténor)
  • Acciano, tyran d'Antioche (basse)
  • Oronte, fils d'Acciano (ténor)
  • Sofia, épouse d'Acciano (soprano)
  • Peuple de Milan, religieuses cloîtrées, hommes d'armes, ambassadeurs, croisés, pèlerins, esclaves (chœur)

I Lombardi alla prima crociata, (Les Lombards à la première croisade) ou, plus communément, I Lombardi, est un opéra de Giuseppe Verdi, sur un livret de Temistocle Solera créé au Teatro alla Scala de Milan le 11 février 1843[1].

Genèse[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Représentations successives[modifier | modifier le code]

Réception[modifier | modifier le code]

La critique[modifier | modifier le code]

Le public[modifier | modifier le code]

Argument[modifier | modifier le code]

Acte I - La vendetta[modifier | modifier le code]

La scène est à Milan, entre 1097 et 1099. Dans l'église Saint-Ambroise, Arvino accorde son pardon à son frère Pagano qui l'avait agressé dans un accès de jalousie, par amour pour la belle Viclinda, maintenant l'épouse d'Arvino. Après avoir été proscrit et exilé, Pagano revient à Milan avec le pardon de sa famille. Les citoyens milanais s'en réjouissent, mais ni Arvino, ni sa femme et ni sa fille Giselda ne croient à son repentir. À ce moment, le prieur annonce qu'Arvino conduira les croisés à Jérusalem. Resté seul avec l'écuyer Pirro, Pagano révèle sa rancœur contre Viclinda et son frère qu'il médite de tuer avec la complicité de Pirro et de quelques hommes de main.

Pendant ce temps, au palais de Folco, Giselda et Viclinda sont inquiètes pour l'avenir d'Arvino : elles craignent que ne survienne quelque chose d'horrible. Elles font un vœu (Salve, Maria) et jurent que s'ils sont sauvés, elles iront avec Arvino en Terre Sainte. Dans le même temps, Pirro révèle à Pagano qu'Arvino s'est croisé et qu'il peut agir. Pagano, face à l'effroi de Viclinda et de Giselda, tue non pas Arvino, qui survient attiré par le bruit, mais son père. Pagano, horrifié, invoque sur lui la malédiction de Dieu. Giselda empêche qu'on le tue, disant que l'unique châtiment pour Pagano est le remords.

Acte II - L'uomo della caverna[modifier | modifier le code]

Le second acte s'ouvre sur la chambre d'Acciano, tyran d'Antioche. Le tyran invoque la vengeance d'Allah sur les chrétiens qui ont envahi le territoire. Oronte, son fils, demande à sa mère Sofia, secrètement convertie au christianisme, des nouvelles de Giselda, la belle prisonnière chrétienne qu'il aime et dont il est aimé. Sa mère lui confie que Giselda l'épousera seulement s'il se convertit au christianisme. Oronte accepte.

Dans une grotte, Pagano vit en exil, attendant l'arrivée des chrétiens. Pendant ce temps, Pirro, devenu musulman se présente à lui sans le reconnaître. Il invoque son aide pour obtenir le pardon divin : en tant que gardien des portes d'Antioche, il pourra les ouvrir aux Lombards. Au même moment paraît Arvino, qui ne reconnaissant pas son frère lui non plus, l'implore afin de sauver sa fille Giselda. Pagano annonce que la ville tombera cette nuit même.

Dans le harem, Giselda supplie sa mère de lui pardonner d'aimer un païen. Sofia révèle à la triste Giselda qu'un traître a livré la ville aux chrétiens et qu'Oronte et Acciano sont morts dans la bataille. Arvino arrive juste pour entendre sa fille maudire le triomphe des chrétiens et la répudie. Il va la tuer quand s'interpose l'ermite qui la sauve en rappelant qu'elle avait agi ainsi par amour.

Acte III - La conversione[modifier | modifier le code]

Dans la vallée de Josafat. Giselda pleure Oronte, qui apparaît soudain vêtu en Lombard. Il n'était pas mort mais seulement blessé. Après un duo (Teco io fuggo), ils s'enfuient ensemble. Arvino, en la voyant fuir avec son amant (Sì, del ciel che non punisce), la maudit en même temps que Pagano, que des croisés ont vu en leur compagnie.

Pendant ce temps, Giselda conduit Oronte mortellement blessé dans la grotte. Survient Pagano, qui exhorte Oronte à se convertir par amour pour Giselda. Converti, Oronte meurt en invoquant Giselda et avec la bénédiction de Pagano.

Acte IV - Il Santo Sepolcro[modifier | modifier le code]

Toujours dans la caverne. Pagano montre Giselda, assoiffée et brûlante de fièvre, qui implore le pardon. La jeune fille délire : Oronte lui apparaît en songe, annonçant aux chrétiens que les eaux du Siloe apaiseront les effets de la sécheresse qui les a frappés.

Les Lombards prient le Seigneur en se rappelant l'air frais, la nature et la paix de la terre lombarde sur l'air de la fameuse prière : O signor, dal tetto natio. Arrivent Giselda, Pagano et Arvino qui annoncent qu'ils ont trouvé les eaux du Siloe, comme prédit par le rêve de Giselda. Pendant que les chrétiens exultent, Pagano, sur le point de mourir, révèle à Arvino qu'il n'est pas simplement ermite, mais aussi son frère et invoque son pardon. Arvino le bénit pendant que Jérusalem tombe aux mains des croisés.

Analyse[modifier | modifier le code]

Orchestration[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'œuvre sera remaniée pour Paris en 1847 sous le titre de Jérusalem.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Aude Roux, I Lombardi, dans Guide des opéras de Verdi, Jean Cabourg directeur de la publication, Fayard collection Les indispensables de la musique, Paris, 1990, pp. 99-110 (ISBN 2-213-02409-X)
  • Piotr Kaminski, I Lombardi alla prima crociata, Fayard, collection Les indispensables de la musique, Paris, 2004, pp. 1571-1573 (ISBN 978-2-213-60017-8)

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]