Arques-la-Bataille

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Arques-la-Bataille
Image illustrative de l'article Arques-la-Bataille
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Offranville
Intercommunalité Communauté d'agglomération Dieppe maritime
Maire
Mandat
Guy Sénécal
2014-2020
Code postal 76880
Code commune 76026
Démographie
Gentilé Arquais
Population
municipale
2 555 hab. (2011)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 54″ N 1° 07′ 37″ E / 49.8816666667, 1.1269444444449° 52′ 54″ Nord 1° 07′ 37″ Est / 49.8816666667, 1.12694444444  
Altitude Min. 2 m – Max. 129 m
Superficie 14,69 km2
Localisation

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Arques-la-Bataille

Arques-la-Bataille est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Les habitants sont les Arquais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arques-la-Bataille, dont le climat est influencé par la proximité de la Manche, est située à 6 km de Dieppe. Les rivières ont formé un paysage vallonné surmonté de plateaux crayeux. Du château d'Arques-la-Bataille, on peut observer trois vallées principales : les vallées de l'Eaulne et de la Béthune, qui entourent le plateau d'Aliermont, et la vallée de la Varenne

Ces trois rivières, qui prennent naissance aux abords de la boutonnière du pays de Bray, se retrouvent sur le territoire de la commune pour former le fleuve côtier nommé « l'Arques », dont l'embouchure constitue le port de Dieppe.

Arques-la-Bataille est au débouché des vallées de la Varenne et de la Béthune, au pied de sa forêt domaniale d'une superficie de 1 000  ha.

La commune est située dans l'ancien pays du Talou, territoire constitutif du petit Caux aujourd'hui.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rouxmesnil-Bouteilles Martin-Eglise Ancourt Rose des vents
Saint-Aubin-sur-Scie, Tourville-sur-Arques N Saint-Nicolas-d'Aliermont
O    Arques-la-Bataille    E
S
Aubermesnil-Beaumais, Martigny Saint-Aubin-le-Cauf

Toponymie[modifier | modifier le code]

Arques est mentionné sous la forme Arcas en 750 et en 944[1].

Le nom d’Arques est souvent donné comme équivalent du mot « arche » par référence à un pont sur l'Arques (le fleuve). Cette hypothèse, avancée dès 1839 par Achille Deville dans son Histoire du château d'Arques est reprise par les toponymistes modernes[2],[3]. C'est donc la rivière d’Arques qui est, dans ce cas, à l'origine du nom de la ville, phénomène que l'on observe fréquemment (cf. Fécamp, Eu, etc.), et non pas l'inverse.

Albert Dauzat et Charles Rostaing[4] assimilent Arques aux autres noms de lieu en Arc, Arques, Arches, etc. Ils signifient « arche d'un pont », voire le pont lui-même. Cette hypothèse est reprise par François de Beaurepaire[4].

La forme Arcas est issue du pluriel d’arca en latin médiéval, lui-même du gallo-roman *ARCA, variante du latin arcus (nom masculin qui a donné "arc"). Elle est semblable à certaines formes anciennes du nom Pont-de-l'Arche (Eure, el Pont des Arcas vers 1047). Cet étymon gallo-roman ("bas latin") explique le mot français arches (singulier arche)[5]. La forme Arques avec maintien du [k] est caractéristique du dialecte normanno-picard au nord de la ligne Joret et se retrouve dans Arques (Pas-de-Calais, Arkae vers 668). -Arches dans Pont-de-l'Arche est une forme « francienne », c'est-à-dire du français central et parisien, alors qu'elle se trouve bien au nord de la ligne Joret. Par contre, les formes Arques du sud de la France sont des mauvaises francisations de l'occitan Arcas, issu du nom commun arca « arche, coffre ».

Le déterminant complémentaire -la-Bataille a été ajouté en 1882 en souvenir de la bataille livrée en ce lieu par Henri IV en 1589[6] - cf Bataille d'Arques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Arques-la-Bataille

Les armes de la commune d'Arques-la-Bataille, inspirées d'un sceau de la vicomté d'Arques, se blasonnent ainsi :
De gueules à une forteresse de deux tours surmontant un pont de trois arches, le tout d'argent surmontant une rivière d'azur.
(Un vitrail de l'église montre les mêmes pièces, mais avec des émaux différents. Le sceau de la vicomté ne montre pas d'émaux.)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1904 juillet 1912 Pierre Tassel   Directeur d'entreprise
août 1912 mai 1929 Léon Baudelot   Directeur d'entreprise
mai 1929 février 1930 Pierre Loisif    
février 1930 mai 1935 Léon Baudelot   Directeur d'entreprise
mai 1935 septembre 1944 Albert Thoumyre   Directeur d'entreprise
septembre 1944 octobre 1959 Paul Colin-Baudelot   Directeur d'entreprise
octobre 1959 avril 1960 Louis Saint-Saens    
avril 1960 mars 1971 Henri Schmeltz   Colonel
mars 1971 en cours Guy Sénécal PCF Conseiller général du Canton d'Offranville (1976-1982)

Vie associative[modifier | modifier le code]

L’académie Bach est créée en 1997 à l’initiative de l’adjoint au maire de la commune dans le but de promouvoir et faire vivre l’orgue de jubé installé la même année dans l’église Notre-Dame-de-l’Assomption. L’association organise chaque année un festival de musique ancienne à la fin du mois d’août à Arques-la-Bataille et communes alentours : les églises Saint-Rémy de Dieppe, de Colmesnil-Manneville, de Sainte-Marguerite-sur-Mer, Saint-Valery de Varengeville-sur-Mer, le parc floral du bois des Moutiers, le château de Bosmelet.

Au-delà de ce festival, l’association accompagne de nombreux artistes dans leur démarche de création : Le Poème Harmonique, Café Zimmermann, Les Musiciens de Saint-Julien, Les Basses Réunies, L’Arpeggiata, l’Ensemble Pierre Robert, Hélène Schmitt, Céline Frisch, Benjamin Alard, Benjamin Lazar, Alexandra Rübner, etc.

Enfin l’académie Bach mène différentes actions de développement des publics : accueil d’artistes en résidence, production d’œuvres insolites, sensibilisation des publics (scolaires, pratiquants amateurs, personnes handicapées…) au travers d’ateliers musicaux, master classes, conférences, expositions, initiation au théâtre baroque, aux danses traditionnelles…[7].

La direction régionale des Affaires culturelles de Haute-Normandie lui a par ailleurs confié en 2004 l’inventaire des Fonds musicaux anciens conservés en région.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Arques-la-Bataille comptait 2555 habitants. À partir du XXIe siècle siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 750 754 808 934 864 810 889 923
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
913 957 968 1 000 961 946 990 1 146 1 159
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 171 1 331 1 598 2 005 2 402 2 500 2 462 2 617 2 586
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 735 2 813 2 653 2 742 2 546 2 535 2 486 2 555 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

La forte croissance dans la seconde moitié du XIXe siècle est due à l'industrialisation du fond de vallée, en particulier avec la société « La Viscose » créée en 1903 par le chimiste Ernest Carnot, un des fils du président Carnot. Ce site industriel, qui connut par la suite diverses raisons sociales (CTA, Rhône-Poulenc, Regma Solutions), marqua profondément la vie de la commune jusque dans les années 1980. À partir des années 1980-1990, la population baisse légèrement. Il y a plus de naissances que de décès mais le manque de terrains disponibles pour la construction ne permet pas de compenser les phénomènes de décohabitation. Les études conduites dans le cadre du Plan Local de l'Habitat (PLH) de la Communauté d'agglomération de Dieppe montrent bien le phénomène.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame
Arques-la-bataille, Seine-Maritime, maisons XVe et XVIe siècles de style flamand
Château d'Arques-la- Bataille : rempart sud est
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption (1515-1633) de style gothique flamboyant, et son orgue installé sur le jubé de style Renaissance. L'église d'Arques est une des rares en France à avoir conservé son jubé, après que le Concile de Trente eut recommandé la suppression de ces clôtures de chœur. Un orgue neuf a été installé sur le jubé en 1997[10]. Le festival musical de l'Académie Bach s'y déroule chaque année depuis 1998[11]. Vitraux remarquables (XVIe et XIXe siècles).
  • Le château d'Arques-la-Bataille, situé au confluent de trois vallées, fut plusieurs fois assiégé depuis Guillaume le Bâtard (1053) jusqu'à Henri IV (1589). En ruines, dès le XVIIIe siècle, il a fait l'objet de restaurations, assez grossières, dans les années 1830. Il est devenu, depuis le Second Empire, la propriété de l'État.
  • Le Groupe scolaire construit en 1935 par l'architecte Georges Thurin (inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques).
  • Le site industriel de la Viscose - Les cheminées des anciennes usines des Ets Thoumyre et des Ets Baudelot.

Arques-la-Bataille dans les arts[modifier | modifier le code]

Arques-la-Bataille est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979, p. 24, rubrique Arc.
  3. François de Beaurepaire, Op. cit.
  4. a et b Ibidem.
  5. Site du CNRTL : étymologie de "arche"
  6. F. de Beaurepaire, op. cit.
  7. Présentation de l’académie Bach sur le site officiel de l’association
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. L'orgue du jubé.
  11. Le festival d'Arques-la-Bataille.
  12. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375