André De Toth

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André De Toth

Nom de naissance Endre von Tóth
Surnom Bandi[1], Tex[n 1]
Le Borgne
Naissance 15 mai 1912
Drapeau de la Hongrie Makó, Csongrád (Hongrie)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Drapeau de l'Autriche-Hongrie Austro-Hongrois
Décès 27 octobre 2002 (à 90 ans)
Drapeau des États-Unis Burbank, Drapeau de la Californie Californie (États-Unis)
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Acteur
Films notables None Shall Escape
L'homme au masque de cire
Chasse au gang
La rivière de nos amours
La Chevauchée des bannis

André De Toth, de son vrai nom Endre von Tóth[2], est un réalisateur, scénariste, producteur et acteur américain[n 2], d'origine austro-hongroise, né le 15 mai 1912 à Makó (Csongrád) et décédé le 27 octobre 2002 à Burbank (Californie).

Il réalisa cinq films en Hongrie la même année 1939, avant de partir vers Hollywood où se déroula la plus grande partie de sa carrière. Indépendant des grands studios, il travailla toutefois avec la Warner ou la Columbia, et fut l'auteur de plusieurs westerns avec des stars comme Randolph Scott (Le Cavalier de la mort), Gary Cooper (La Mission du commandant Lex), Kirk Douglas (La Rivière de nos amours) ou Robert Ryan (La Chevauchée des bannis), et de films noir tels Pitfall ou Chasse au gang. Borgne, il réalisa pourtant en 1953 un film en 3D, L'Homme au masque de cire.

Souvent considéré comme un simple réalisateur de séries B[3], André De Toth trouva à la fin de sa vie plusieurs défenseurs de son travail : Martin Scorsese aux États-Unis ou Philippe Garnier et Bertrand Tavernier en France[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Endre von Tóth est né le 15 mai 1912 à Makó dans une famille de hauts fonctionnaires de l'empire Austro-hongrois (son père, Mikolo von Tóth était officier dans les Hussards[5]). Étudiant en droit à l'université de Budapest, il passa beaucoup de temps à fréquenter les cafés, lieux de la vie intellectuelle du pays, et y rencontra notamment l'avocat et collectionneur d'art Lorant Basch, le poète Mihály Babits et l'écrivain Ferenc Molnàr. Grâce à eux[5], il rentra dans les studios de cinéma Hunnia, devant tour à tour assistant-réalisateur, caméraman, coursier ou acteur. Il y rencontra le chef-opérateur István Eiben qui lui fournit les bases du métier et l'envoya travailler dans plusieurs compagnies, notamment à Vienne[6]. Il commença à mener une vie aisée, à dépenser dans les voitures et dans les chevaux (il était joueur de polo)[7].

En 1939, il réalisa son premier film en Hongrie, Toprini Nasz (sous le nom de Toth Endre[8]). En septembre, alors qu'il tournait dans un village, il fut contraint par sa société de production de filmer l'invasion de la Pologne par les Allemands, pour les actualités hongroises[9],[10]. De retour dans son pays, il réalisa plusieurs films en quelques mois : Ket Pany az Utcan, Hat het Boldogsag, Ot ora 40 et Semmelweis. Ce dernier, biographie filmée du docteur Semmelweis, remporta un prix en Hongrie[11]. Il partit pour Londres en fin d'année où il fut engagé par Alexander Korda (lui aussi d'origine hongroise) comme monteur ou décorateur[12]. Il travailla ainsi sur Les Quatre plumes blanches de Zoltan Korda (pour lequel il réalisa également plusieurs séquences du Livre de la jungle) et Le Voleur de Bagdad de Michael Powell, Ludwig Berger et Tim Whelan[11].

Carrière à Hollywood[modifier | modifier le code]

Il se rend aux États-Unis, où le patron de la Columbia Pictures, Harry Cohn, lui confie ses premières réalisations. Il s'illustrera dans les genres en vigueur dans le cinéma hollywoodien : film d'aventures, film noir, film de guerre et surtout dans le western (il en tourna onze, dont six avec Randolph Scott). De retour en Europe en 1960, il laissera des films plus modestes, à l'exception du film Enfants de salauds (Play dirty) (1968).

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Personnage haut en couleurs, il fut marié à sept reprises. L'actrice Veronica Lake fut sa première épouse, et sans nul doute, la plus célèbre. André De Toth possédait plusieurs cordes à son arc : peintre et sculpteur également, il exposa à Los Angeles en 1987.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

En Drapeau de la Hongrie Hongrie[modifier | modifier le code]

Aux Drapeau des États-Unis États-Unis[modifier | modifier le code]

En Europe Europe[modifier | modifier le code]

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

Comme producteur[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) André De Toth sur l’Internet Movie Database

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Seul Gary Cooper surnommait ainsi De Toth. Celui-ci ignorait pourquoi. (Bon pied, bon œil, p. 50).
  2. De Toth devint citoyen américain en 1946. (Bon pied, bon œil, p. 42).
Références
  1. P. Garnier, Bon pied, bon œil. Deux rencontres avec Andre De Toth, le dernier borgne de Hollywood, Arles, Institut Lumière/Actes Sud, 1993, p. 41.
  2. P. Garnier, Bon pied, bon œil... op. cit., p. 28.
  3. B. Tavernier, Amis Américains, op. cit., p. 483.
  4. B. Tavernier, Amis Américains, Arles, Institut Lumière/Actes Sud, 2008, p. 491.
  5. a et b P. Garnier, Bon pied, bon œil... op. cit., p. 29.
  6. P. Garnier, Bon pied, bon œil... op. cit., p. 30.
  7. P. Garnier, Bon pied, bon œil... op. cit., p. 31.
  8. B. Tavernier, Amis Américains... op. cit., p. 476.
  9. P. Garnier, Bon pied, bon œil... op. cit., p.31.
  10. B. Tavernier et J.-P. Coursodon, 50 ans de cinéma américain, Paris, Omnibus, 1995, p. 421.
  11. a et b B. Tavernier, Amis Américains, op. cit., p. 485.
  12. P. Garnier, Bon pied, bon œil... op. cit., p. 33.