Amos (Québec)

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Amos
Amos (Québec)
Image illustrative de l'article Amos (Québec)
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Abitibi-Témiscamingue
Comté ou équivalent Abitibi (Chef-lieu)
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Sébastien D'Astous
2014 - 2017
Constitution 17 janvier 1987
Démographie
Gentilé Amossois, oise
Population 12 856 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 00″ N 78° 07′ 00″ O / 48.566667, -78.11666748° 34′ 00″ Nord 78° 07′ 00″ Ouest / 48.566667, -78.116667  
Superficie 42 776 ha = 427,76 km2
Divers
Code géographique 88055
Localisation
Localisation d'Amos dans la MRC d'Abitibi
Localisation d'Amos dans la MRC d'Abitibi

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Amos

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Amos
Liens
Site web [1]

Amos est une ville située dans la MRC d'Abitibi en Abitibi-Témiscamingue, au Québec, au Canada[1].

Seule ville majeure le long de la rivière Harricana, ses principales ressources sont l'eau de source et les produits forestiers (principalement le papier).

Première ville de l'Abitibi, elle fut baptisée à juste titre le « Berceau de l'Abitibi ».

Toponyme[modifier | modifier le code]

La Commission de toponymie du Québec écrit à son sujet : « La ville d'Amos, riveraine de l'Harricana, a reçu ce nom en l'honneur de lady Gouin, née Alice Amos, épouse de sir Lomer Gouin qui était premier ministre du Québec au moment de la fondation de la municipalité, en 1914. Auparavant dénommée Latulipe, du nom de monseigneur Élie-Anicet Latulipe (1859-1922), évêque du diocèse d'Haileybury (1915-1922) qui englobait cette portion de territoire, le changement du nom de cet endroit a longtemps provoqué du regret au sein de la population pionnière, originaire de Saint-Prosper-de-Champlain dans la région de Trois-Rivières. Jadis le territoire portait le nom algonquin « Koakikashi », portage des grands pins, puis d'Harricana, souvent orthographié Harricanaw, à l'époque de la construction du chemin de fer Transcontinental[2]. »

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au cœur de l'Abitibi, Amos jouit, de par sa localisation, d'une situation privilégiée qui la place au centre des principales voies de circulation de la région. Elle est aussi traversée par la rivière Harricana, voie de communication qui a joué un rôle prépondérant au début du XXe siècle dans le développement et la colonisation de la région, reliant les nouveaux centres miniers entre eux.

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique d’Amos (1971-2000)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −22,8 −21,3 −14,1 −4,6 3 8,3 11,2 9,9 5,5 0,2 −7,4 −18 −4,2
Température moyenne (°C) −17,3 −15,2 −8,2 0,9 9,3 14,7 17,2 15,6 10,5 4,1 −4 −13,2 1,2
Température maximale moyenne (°C) −11,7 −9 −2,2 6,4 15,6 21 23,1 21,3 15,4 8 −0,6 −8,5 6,6
Record de froid (°C)
date du record
−48,9
1951
−52,8
1914
−42,2
1916
−29,4
1923
−16,7
1923
−5,6
1914
−3,9
1926
−1,7
1936
−7,2
1939
−14,4
1933
−33,3
1929
−47,8
1933
−52,8
1914
Record de chaleur (°C)
date du record
8,3
1946
11
1994
21,7
1945
29
1986
32,2
1921
37,2
1927
37,2
1921
35,6
1947
32,8
1953
26,7
1938
20
1945
14,5
1982
37,2
1921/1927
Ensoleillement (h) 81,3 121,4 152,1 173,3 212,8 235,3 249,4 215,6 131,5 83,7 52,9 59,8 1 769
Précipitations (mm) 55,1 35,1 52,7 62,6 79 96,9 112,8 99,8 110,7 84,4 71,5 57,9 918,4
Source : Environnement Canada[3]


Histoire[modifier | modifier le code]

Ce que l'on appelle aujourd'hui l'Abitibi faisait partie de la Terre de Rupert, propriété de la Compagnie de la Baie d'Hudson jusqu'à son achat par le gouvernement du Canada en 1869. L'Abitibi a été annexée au Québec le 13 février 1898 par décret fédéral[4].

Amos a été le premier point de colonisation en Abitibi en raison de sa situation privilégiée le long de la rivière Harricana. La colonisation débuta en 1910, la municipalité d'Amos étant fondée légalement en 1914, avec l'émission de la première charte municipale[5]. Le nom de la ville provient du nom de famille d'Alice Gouin (née Alice Amos), épouse du Premier ministre du Québec de l'époque, Lomer Gouin[6].

Au début du XXe siècle, la région de l'Abitibi-Témiscamingue apparaissait comme une terre promise, un vaste territoire vierge qu'il fallait coloniser. Venus des régions plus au sud, des milliers d'habitants s'y installèrent afin d'en exploiter les ressources naturelles.

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

  • 3 janvier 1914 : Constitution de la municipalité de village d'Amos à partir de territoire non-organisé.
  • 10 septembre 1917 : Constitution de la municipalité des cantons unis de Figuery-et-Dalquier-Partie-Ouest à partir de territoire non-organisé.
  • 15 août 1918 : Constitution de la municipalité des cantons unis de Figuery-et-Dalquier-Partie-Est à partir de territoire non-organisé.
  • 3 avril 1925 : Le village d'Amos change son statut pour celui de ville d'Amos.
  • 10 novembre 1926 : La municipalité de paroisse de Saint-Marc-de-Figuery se détache de Figuery-et-Dalquier-Partie-Est.
  • 29 octobre 1932 : La municipalité de Saint-Félix-de-Dalquier se détache de Figuery-et-Dalquier-Partie-Ouest et celle-ci change son nom pour municipalité des cantons unis de Figuery-et-Dalquier-Partie-Sud-Ouest.
  • 1er janvier 1943 : La municipalité de paroisse de Saint-Mathieu-d'Harricana se détache de Figuery-et-Dalquier-Partie-Sud-Ouest.
  • 18 juin 1949 : Figuery-et-Dalquier-Partie-Sud-Ouest change son nom pour municipalité d'Amos-Ouest
  • 8 juillet 1950 : Figuery-et-Dalquier-Partie-Est change son nom pour municipalité d'Amos-Est
  • 9 février 1974 : Amos et Amos-Ouest se fusionnent sous le nom de ville d'Amos.
  • 17 janvier 1987 : Amos et Amos-Est se fusionnent sous le nom de ville d'Amos.

Administration[modifier | modifier le code]

Ulrick Chérubin, maire d'Amos, lors d'un événement associé aux festivités du 100e anniversaire de la ville.

Le maire Ulrick Chérubin (mort en fonction en septembre 2014) est, avec Michel Adrien (maire de Mont-Laurier), un des deux seuls maires issus d'une minorité ethnique (haïtien) au Québec[7].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1914 1918 Hector Authier    
1918 1921 David Gourd    
1921 1923 Joseph Grenier    
1923 1928 J.O. Germain    
1928 1929 T.A. Lalonde    
1929 1931 J.É. Montambault    
1931 1934 Julien Beaudry    
1934 1939 G.A. Brunet    
1939 1943 Fridolin Simard    
1943 1947 G.A. Brunet    
1947 1957 Fridolin Simard    
1957 1965 G.A. Brunet    
1965 1971 Gérard Magny    
1971 1974 Jean-Hugues Boutin    
1974 1982 Laurier St-Laurent    
1982 1987 Marcel Lesyk    
1987 1990 Jean-Paul Veilleux    
1990 1998 André Brunet    
1998 2002 Murielle Angers-Turpin    
2002 2014 Ulrick Chérubin[8]    
2014 2015 Donald Blanchet    
2015 en cours Sébastien D'Astous    
Les données manquantes sont à compléter.

Sports[modifier | modifier le code]

Amos a accueilli les Jeux du Québec durant l'hiver 1978 ainsi que pendant l'été 2005, soit du 5 au 13 août.

La ville est représentée par les Forestiers dans la ligue de hockey midget AAA du Québec depuis la saison 1990-91. Les équipes Kodiak de l'école secondaire La Calypso et de la Polyvalente de la Forêt évoluent dans plusieurs domaines tels le basket-ball, la gymnastique et le volleyball. La natation quant à elle est représentée par le club de Aquamos, le cyclisme est représenté par le Club Cycliste d'Amos et le vélo de montagne par le Club Vélo-XTRM Amos.

Culture[modifier | modifier le code]

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Amos possède une école de théâtre (l'École d'art la ralonge) ainsi que plusieurs équipes d'improvisation telles que "Les hystérik" de l'école, "La Calypso", "Les Zuccini Zizanique" de "La polyvalente de la forêt" et la ligue pour adultes "La libaba". "L'ensemble vocal de l'amitié" existe depuis 1987. Un nouveau festival a été annoncé officiellement le 18 février 2013, La Fête Éclectique Envahissante de l'Abitibi-Témiscamingue, qui débutera à Amos en mai 2013. Comme le dit son nom, cet événement célébrera l'éclectisme culturel, en envahissant des espaces de diffusion alternatifs et inusités sur le territoire de la MRC Abitibi, selon une programmation qui sera dévoilée en avril. Le projet est né dans la tête de Mathieu Larochelle, qui a fondé le Collectif des Fées en feu avec Jenny Corriveau. Une vingtaine de jeunes allumés ont embarqué dans le rêve en novembre dernier.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement de 2011 y dénombre 12 671 habitants[9] alors que celui de 2006 dénombrait 12 584 habitants[10].

Personnalités connues[modifier | modifier le code]

Évêché[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Félix-de-Dalquier Saint-Dominique-du-Rosaire Rose des vents
Trécesson,
Sainte-Gertrude-Manneville
N La Morandière
O    Amos    E
S
Saint-Mathieu-d'Harricana,
Preissac
Saint-Marc-de-Figuery Landrienne
Enclave : Pikogan

Communautés avoisinantes[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire des municipalités : Village d'Amos (Abitibi) sur le site des Affaires municipales, régions et occupation du territoire.
  2. toponymie.gouv.qc.ca
  3. « AMOS », Environnement Canada,‎ 1971-2000 (consulté le 29 mai 2013)
  4. « Ville d'Amos », sur Société d'histoire d'Amos,‎ 22 janvier 2004 (consulté le 27 mars 2005)
  5. « Ville d'Amos - Berceau de l'Abitibi », sur Ville d'Amos (consulté le 7 juillet 2013)
  6. « Fiche descriptive », sur Commission de toponymie Québec (consulté le 19 décembre 2010)
  7. « Des religieuses saines et sauves », sur Radio-Canada (consulté le 11 juin 2011)
  8. societehistoireamos.com
  9. Recensement 2011
  10. Recensement 2006