Alfonso Daniel Rodríguez Castelao

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Alfonso Daniel Rodríguez Castelao

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Buste de Castelao à Rianxo, sa ville natale

Naissance 30 janvier 1886
Rianxo (Galice), Espagne
Décès 7 janvier 1950
Buenos Aires, Argentine
Langue d'écriture Galicien
Genres Nouvelle, Essai, Théâtre

Œuvres principales

Maison de Castelao à Rianxo, sa ville natale.
Buste de Castelao à Madrid.

Alfonso Daniel Manuel Rodríguez Castelao, appelé le plus souvent Castelao, (né à Rianxo, province de La Corogne le 30 janvier 1886, mort à Buenos Aires (Argentine), le 7 janvier 1950), était un écrivain espagnol de langue galicienne et homme politique de Galice. Il est considéré comme le père du nationalisme galicien. Sa personnalité polyfacétique sur le plan culturel, en tant que dessinateur, caricaturiste et écrivain, fait de lui un des plus grands symboles de l'identité galicienne.

Origines[modifier | modifier le code]

Tout petit, il quitte avec sa mère sa terre natale pour l'Argentine afin d'y rejoindre son père dans l'émigration, il rentre au pays en 1900 avec sa famille. Il étudie la médecine à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle et fait son doctorat à Madrid, pendant cette période il participe à la fondation de l'hebdomadaire El barbero municipal (1904-1914), dans laquelle il critique le régime par des articles contre le caciquisme galicien.

Le politicien[modifier | modifier le code]

En 1912, il adhère au mouvement Acción Gallega et signifie ainsi son engagement avec sa « Terre et son Pays ». Avec Vicente Risco, Otero Pedrayo et quelques autres compagnons, il fonde la revue Nós, où apparaît son engagement dans la vie politique et culturelle de la Galice vers 1920 et 1936. Il est aussi le directeur de l'influent Séminaire d'études galiciennes. En 1926 il est nommé académicien numéraire de la Real Academia Galega.

Il effectue en 1929 un voyage d'études officiel en Bretagne pour y étudier les croix de chemin en pierre. Le rapport, intitulé, As Cruces de Pedra na Bretaña (Les croix de pierre en Bretagne))contribue à renforcer l'idée d'une parenté géographique et culturelle avec la Galice et amène le « mouvement galléguiste » à se rapprocher des autres pays celtiques en recherchant une collaboration avec le Congrès celtique international.

Élu député en 1931 par l’Organización Republicana Gallega Autónoma (ORGA) pour les Cortes constituantes de la Seconde République espagnole, il participe à la constitution du Parti galléguiste. Il est banni de Galice et confiné à Badajoz de 1934 à 1935 pendant le gouvernement de la coalition de droite de Alejandro Lerroux.

En 1936, il se présente aux élections sur les listes du Frente Popular, à la condition qu'un référendum populaire soit convoqué pour approuver le statut d’autonomie de la Galice. Élu député, il va diriger la campagne pour les droits de la Galice, pris en compte dans le statut approuvé le 28 juin 1936, par 98 % des voix du peuple galicien.

Le coup d'État militaire du 18 juillet 1936 contre la démocratie républicaine le surprend à Madrid, lorsqu'il s'y trouve pour présenter et faire approuver le statut de la Galice par les Cortes espagnoles.

L’exil[modifier | modifier le code]

En 1940, il est exilé à Buenos Aires. Il y participe à de nombreuses initiatives culturelles, et écrit son œuvre fondamentale de pensée nationaliste Sempre en Galiza (La Galice toujours) en 1944. En 1946, il est envoyé à Paris pour faire partie du gouvernement républicain en exil présidé par José Giral. Il retourne à Buenos Aires en 1950 où il décède le 7 janvier de la même année.

Postérité[modifier | modifier le code]

Monument en hommage à Castelao, Saint-Jacques-de-Compostelle

.Ses restes sont rapatriés et enterrés en 1984 au Panteón de Galegos Ilustres dans le Musée du peuple galicien avec la reconnaissance des institutions et des partis politiques, ainsi que de la société civile galicienne. Pourtant quelques manifestations nationalistes accusaient les autorités de l'époque d'hypocrisie, « ceux qui l'ont fait exiler, maintenant lui rendent les honneurs ».

La Journée des lettres galiciennes de 1964 lui a été consacrée.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  1. Cego da romería (1913)
  2. Un ollo de vidro. Memorias dun esquelete (1922)
  3. As cruces de pedra na Galiza
  4. Cousas (1926,1929)
  5. As Cruces de Pedra na Bretaña (Les croix de pierre en Bretagne) (1930)
  6. Cincoenta homes por dez reás (1930)
  7. Os dous de sempre (1934)
  8. Retrincos (1934)
  9. Galicia Mártir (1937)
  10. Atila en Galicia (1937)
  11. Milicianos (1938)
  12. Sempre en Galiza (1944)
  13. Os vellos non deben de namorarse (es) (au théâtre en 1941, publiée en 1953)

Le dessinateur et le peintre[modifier | modifier le code]

Ses dessins, complétés par des textes racontent la Galice paysanne, le caciquisme, les pauvres gens, les aveugles, les désemparés, le peuple souffrant, d'un point de vue critique, réaliste et humoristique.

Son album Nós (1931) est une collection de dessins datant de 1916 à 1918. Ses derniers albums sont l'expression des horreurs de la Guerre Civile

Galerie de statues en Galice[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]