Alexandre Breffort

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Alexandre Breffort est un journaliste, scénariste, homme de théâtre et écrivain français, né le 22 novembre 1901 à Fourchambault (Nièvre), décédé le 22 février 1971 à Paris 7e.

Origine et parcours[modifier | modifier le code]

Le parcours d'Alexandre Breffort est chaotique et pittoresque. Originaire de la Nièvre, il est chassé de l'école communale d'Évry. Il suit d'abord des cours de gravure à l'École Boulle, les abandonne, pousse des voitures à bras pour le compte des passementiers du Sentier, prépare les Arts et Métiers à l'école Lavoisier, devient employé de bureau pour une maison fabriquant des appareils électriques, correcteur d'imprimerie à Orléans et photograveur à Paris. Après ses vingt ans, il est par la suite débardeur de péniches sur la Seine, ripeur (déchargeur des camions aux Halles), représentant en machines à écrire, vendeur de toiles à peinture, employé de bureau dans une compagnie d'assurances, chauffeur de taxi (pendant 5 ans. Il racontera cette expérience de manière très divertissante dans Mon Taxi et Moi), camelot en toiles et couvertures. Il y rencontre « Jo-les-Yeux-Sales », repris de justice avec lequel il s'associe pour faire de la « batouse », procédé illégal de vente.

Le Canard enchaîné[modifier | modifier le code]

Il est engagé comme rédacteur au Canard enchaîné en 1934, après avoir envoyé une réponse à un poème de Pierre Châtelain-Tailhade. L'engagement d'un rédacteur sans aucune expérience de presse était un fait rarissime au Canard enchaîné. Après la Seconde Guerre mondiale, il retrouve la rédaction du journal. Son humour et son talent pour les calembours deviendront rapidement proverbiaux.

Comédie musicale[modifier | modifier le code]

En 1956, Marguerite Monnot, compositeur attitrée d'Édith Piaf, reviendra à la comédie musicale, après avoir beaucoup hésité avant d'écrire les musiques d'Irma la Douce, dont le livret est inspiré d'une courte pièce d'Alexandre Breffort « Les harengs terribles » jouée par Michel Roux et Guy Piérauld dans un cabaret de l'avenue de l'Opéra, proche de l'Opéra comique, La Tête de l'Art.

Théâtre[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pacifiste intégral, il gagne la Belgique en août 1939, passe aux Pays-Bas pour s'embarquer pour Oslo, en compagnie d'amis qui partagent ses idées, dont Roger Monclin, administrateur de La Patrie humaine. Ils furent refoulés par les Norvégiens, en direction de Stockholm, où il resta quelques mois dans la région montagneuse de Dalécarlie. Il continue alors d'envoyer ses papiers au Merle Blanc, qui avait reparu en mars 1939. Jusqu'aux accords d'armistices, il connut avec ses amis les prisons suédoises. En mai 1941, il est de retour à Paris, sans Roger Monclin, dont les Allemands refusaient le retour en raison de ses liens avec les anarchistes espagnols. En mars 1942, il est arrêté pour insoumission, il sera détenu pendant 4 mois.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Dieu est un vieux monsieur qui adore se faire prier. »
  • « Quand Dieu a pétri la Terre de ses mains sacrées, il a fait une belle boulette. »
  • « Une partouze, c'est l'amour avec un grand tas. »
  • « Je suis gelé, dit le grand-père Zig, mettez donc une bûche dans le radiateur. » (Les contes du Grand-père Zig)
  • « Quand je vois quelqu'un qui veut faire mon bonheur, je passe sur le trottoir d'en face. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les contes du Grand-père Zig, S.l., Éd. Ergé, 1946.
  • Paradis, fin de section, L'Elan, 1947.
  • Mon Taxi et Moi, Éd. de la Corne d'or, Nice, 1951.
  • Les nouveaux contes du Grand-père Zig, Éd. de la Corne d'or, Nice, 1952.
  • Irma la Douce, comédie musicale, texte d'Alexandre Breffort, 1960.
  • Alexandre Breffort par Roland Bacri et ses amis, Seghers, 1976.