Tamure

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Le tamure (prononcé et parfois écrit tamouré en français, et Tāmūrē dans sa forme écrite en tahitien) est le surnom donné par les Popa'a (Français, étrangers) pour dire "danse Tahitienne" .

Petite histoire :

Peu après la seconde guerre mondiale, un vétéran du bataillon du pacifique, Louis Martin aimait danser en discothèque « Le Queens », écrivit une chanson très populaire reprenant les rythmes traditionnel et utilisant le mot « Tamure » comme un refrain. Il gagna ainsi le surnom « Tamure Martin », et transmit le nom de la danse tahitienne que les « Popa'a » utiliseront pour décrire le « Ori Tahiti ».

La danse Tahitienne dite "Ori Tahiti", est une des danses les plus connues en Polynésie Française. C'est une danses traditionnelles de Tahiti .

La danse Tahitienne, le Ori Tahiti[modifier | modifier le code]

C'est une danse qui mime une histoire, une légende ou la vie du quotidien sur différents styles de danse et de chant :

- Aparima

- Ote'a

- Aparima ou Ote'a Vava

- Pao'a

- Hivinau

- .......

C'est danse et chants comprend des mouvement de bras, de hanche ou de pieds. De ce déplacer dans un espace bien définit selon l'histoire que nous voulons raconter. Rien est fait au hasard ! Chaque mouvement des bras et des mains possède une signification symbolique qui accompagne un récit gestuel d'une légende.

De nombreux mouvements et pas de danse, comme le tu’e (le coup de pied) ou le pa’oti.

Les Ote'a sont formés de percussion à base de to'ere, Pahu, faakete, ...

Le rythme des percussions et le balancement des hanches de la danseuse sont liés, où se succèdent des phases lentes et d'accélérations rapides.

Le Ori Tahiti se danse généralement avec des costumes végétaux, 'ahu more plus communément appelé more, des jupes en fibres végétales, et des couronnes. Les hommes (tane) sont torse nu et souvent tatoués, et les vahine portent des soutiens-gorge en noix de coco. D'autres costumes sont également utilisés, fabriqué en feuilles de auti sacré, en tissu pareo ou en tapa, plus généralement réservés aux aparima.

Histoire[modifier | modifier le code]

ʻupaʻupa aux environs de 1909, en pareo.

La version ancienne du Ori Tahiti est le 'upa'upa, aujourd'hui disparu. Le 'ote'a existait déjà, mais était alors généralement considéré comme une danse d'homme, et fut décrit comme une danse guerrière.

Les missionnaires de la London Missionary Society considéraient les danses traditionnelles polynésiennes comme sataniques et obscènes, elles ont donc longtemps été interdites durant la colonisation, ainsi qu'une majeure partie de la culture tahitienne. Deux interdits contre les « chansons, jeux ou divertissements lascifs » furent ainsi édictés par le roi Pomaré II en 1819 et la reine Pomaré en 1842.

Princesse marquisienne aux environs de 1909, costume en tapa.

Ces danses ont survécu dans la culture populaire dans un cadre privé. La célébration à partir de 1880 de la Fête nationale française du 14 juillet permit le retour de festivités traditionnelles et leur maintien, sous le nom de fêtes du Tiurai.

Au début du XXe siècle, elles se manifestaient publiquement principalement lors des fêtes du 14 juillet ou des arrivées et départs de bateaux. À cette même période, les costumes en matériaux traditionnels firent leur retour, avec l'utilisation du tapa. Entre 1920 et 1930, les more en fibre végétale font leur apparition et évoluent rapidement.

Le Tāmūrē est le nom d'un poisson des Tuamotu, le nom exact de la danse étant ʻori Tahiti (danse tahitienne). Peu après la Seconde Guerre mondiale, un vétéran du Bataillon du Pacifique, Louis Martin, écrivit une chanson très populaire reprenant les rythmes traditionnel et utilisant le mot Tāmūrē comme un refrain. Il gagna ainsi le surnom de Tāmūrē Martin, et transmit le nom à la danse.

En 1956, Madeleine Mouʻa mis en place le premier groupe de danse, appelé heiva. Dans la seconde moitié du XXe siècle, les danses polynésiennes évoluèrent, fixèrent des standards "traditionnels" et s'organisèrent en troupes de danse. La pratique populaire décrut, au profit des groupes et écoles de danse qui organisaient des représentations lors des concours de danse du tiurai (qui devient heiva à la fin du XXe siècle), de fêtes publiques, et dans un cadre professionnel touristique qui se développe grâce à l'ouverture de l'aéroport international de Faaʻa en 1961.

À partir des années 1980 et 1990, les danses traditionnelles connaissent un regain de popularité et le nombre d'écoles de danses s'accroit fortement. Des groupes participent à des manifestations internationales et organisent des tournées. Les danses et costumes évoluent également sous l'impulsion de la compétition engendrée par les concours organisés pour le heiva. Cette évolution finit par franchir les limites imposées par la « tradition », conduisant à la création de groupes comme Les Grands Ballets de Tahiti qui s'affranchissent de ces restrictions pour poursuivre la recherche de nouveaux mouvements de danse, de chorégraphies, de musiques et de costumes. Une séparation se crée alors entre les groupes en fonction du respect de ces critères de tradition, conduisant à l'exclusion des groupes « modernes » des concours comme ceux du heiva.

Les publicités vendent parfois le rêve tahitien avec le tamure, alors que la danse qu'elles mettent en avant est le hula, danse typiquement hawaiienne qui a ses propres costumes, histoire, instruments de musique et style qui met l'accent sur le mouvement des mains[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Ricard, Hawaii, éd. Karthala, 2003, p. 121

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La danse à Tahiti, Patrick O'Reilly, Nouvelles éditions latines, Paris.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]