Va'a

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Va'a (homonymie).

Va’a
Image illustrative de l’article Va'a
Au XIXe siècle, le va'a ou pirogue polynésienne était un moyen de transport quotidien.
Généralités
Type Pirogue
Lieux Polynésie Française
Caractéristiques courantes

Vaʻa est un mot en samoan, hawaïen et tahitien qui signifie «bateau» ou «canoë»[1]. Le mot est apparenté à d'autres mots polynésiens tels que vaka ou le mot maori waka[2].

Il s'agit d'un type de pirogue à balancier traditionnelle, à rames, utilisée principalement pour la pêche et les voyages sur de courtes distances en Océanie (Samoa, Hawaï, Polynésie).

Description[modifier | modifier le code]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La stabilité est assurée par un balancier unique (appelle ama dans différentes langues polynésiennes). Le balancier est relié à la coque par deux bras en bois (iato). Les liens sont assurés par des lanières de caoutchouc, à la fois résistantes et souples (uaua). Le rameur est équipé d'une pagaie simple comme en canoë, dont la pale est inclinée vers l'avant.

Les canoës ont une apparence légère, la proue et la poupe sont légèrement incurvées vers le haut, de sorte que seule la poitrine ou la partie centrale de la coque non chargée repose sur l’eau.

Construction[modifier | modifier le code]

Un va'a en bois artisanal utilisant des matériaux contemporains.

Traditionnellement, les pirogues polynésiennes sont fabriqué à partir d'un tronc évidé ou des planches cousues, les parties de la coque étaient nouées avec des liens en fibres de coco[3]. Plus tard, elles ont été modernisées en utilisant des matériaux composites.

Typologie traditionnelle[modifier | modifier le code]

Les Samoans disposent plusieurs types de pirogue à balancier de toute tailles, qui sont en grande partie hors d'usage aujourd'hui[4] :

  • Vaʻa-alo : petite pirogue à balancier de pêche sans voile :
  • Paopao : pirogue à balancier fabriquée à partir d'un seul tronc, sans voile.
  • La'au lima : grande pirogue à balancier sans voiles, d'une longueur variant de 9 à 21 m.
  • 'alia : grand type de pirogue samoan à voile à double coque.
  • Vaʻa tele ou ʻalalah (grand bateau) : pirogue samoan à voile à double coque pour les voyages sur de longues distances[5]. Ce type est beaucoup plus grand et consistait en deux pirogues, l'une plus longue que l'autre, reliées par des barres transversales au milieu du bateau, qui abrite une cabane au toit de chaume. Ce navire très grand était plus difficile à manœuvrer, mais capable de transporter un ou deux canoës de pêche plus petit

Courses[modifier | modifier le code]

Deux va'a modernes à la ''Hawaiki nui va'a''.

Il est également utilisé pour désigner un sport de course en pirogue aussi appelé pirogue polynésienne ou outrigger canoë (OC). On distingue plusieurs types : les V1 (va’a hoe), V3 (va’a toru), V6 (va’a ono) et V12 (va’a tauati ou pirogue double). Le va'a est actuellement pratiqué comme sport et des compétitions sont organisés en Polynésie Française.

Article détaillé : Va'a (sport).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. George Pratt, « Title: A Grammar and Dictionary of the Samoan Language, with English and Samoan vocabulary, NZ Licence CC-BY-SA 3.0 », sur NZ Electronic Text Centre, Victoria University of Wellington (consulté le 19 novembre 2010)
  2. Hoturoa Barclay-Kerr, « Story: Waka – canoes – 'Waka taua' Te Ara », dans Story: Waka – canoes – 'Waka taua' Te Ara, (lire en ligne), p. 3
  3. Jean Louis, « Pacific islands sailing canoes », webring.com (consulté le 18 janvier 2016)
  4. John B Stair, Old Samoa, Papakura, NZ, R McMillan, , 142–153 p. (lire en ligne)NZ Electronic Text Centre, Victoria University of Wellington, NZ Licence CC-BY-SA
  5. Rāwiri Taonui, « 'Canoe navigation - Waka – canoes', Te Ara », dans 'Canoe navigation - Waka – canoes', Te Ara, (lire en ligne), p. 1

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John B Stair, Old Samoa, Papakura, NZ, R McMillan, , 142–153 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]