Po’e

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant la gastronomie
Cet article est une ébauche concernant la gastronomie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Po’e
Autre nom Poke
Lieu d’origine Polynésie
Créateur Polynésiens
Place dans le service Dessert ou accompagnement du plat principal
Température de service Chaud ou tiède
Ingrédients Amidon, compote, lait de coco
Mets similaires Rēti’a, ta’atū, tāota

Le po’e [poʔe], terme tahitien, est un plat polynésien à base de compote, d'amidon et de lait de coco. Il peut être préparé à partir de fruits ou de tubercules.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot tahitien po’e proviendrait de la racine proto-polynésienne poke, signifiant « mélanger ; dessert préparé par malaxage »[1]. Ce dessert reste appelé poke dans toutes les langues polynésiennes exceptées le tahitien et la langue australe de l'ile de Ra’ivavae, pour lesquelles la consonne occlusive glottale (notée par une apostrophe) a remplacé la vélaire sourde (notée K).

Préparation[modifier | modifier le code]

La préparation d’un po’e débute par l’épluchage, et éventuellement le retrait des graines, de l’ingrédient choisi comme base du plat. S’il s’agit d’un tubercule, il est également nécessaire de le râper, avant de procéder à la cuisson de la compote par addition de sucre, puis soit de vanille, d’eau et d’amidon pour les préparation à base de fruit, soit de lait de coco pour les préparations à base de tubercule. Après cuisson au four, le plat peut être présenté chaud ou tiède avec ou sans addition de lait de coco frais[2].

Types[modifier | modifier le code]

Il existe différents po’e, classiques dans la cuisine de Tahiti, présentés lors des banquets tahitiens et vendus sur les marchés : le po’e ’ī’ītā (à la papaye), le po’e mei’a (à la banane), le po’e hi’o (« po’e miroir » à l’eau de coco), le po’e ’ape (au taro géant), le po’e māpē (à la châtaigne tahitienne)[2], le po’e mauteni (au potiron)[3].

Économie du po’e[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

En 2016 en Polynésie française, la fabrication de po’e reste artisanale et sa distribution irrégulière réservée aux marchés et commerces de proximité.

Consommation[modifier | modifier le code]

Le po’e étant un aliment mixé, il peut être donné dès l’age de 6 mois aux bébés[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Greenhill et Clark 2011, Poke
  2. a et b Swartvagher 1998, 12 les po’e, p. 43 et 44
  3. Fare Vāna’a 1999, Mauteni
  4. Leloup 2011, p. 24
  5. Cubeddu et Besnard 2010, p. 9

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cédric Cubeddu et Marianne Besnard, « Poe Papaye », Calinews, no 6,‎ , p. 9 (lire en ligne)
  • (fr+ty) Fare Vāna’a, Dictionnaire tahitien/français [« Fa’atoro parau tahiti/farāni »], Papeete, Fare Vāna’a, , 576 p., 21 × 29,30 (présentation en ligne, lire en ligne [html]) :

    « PO'E n.c. (Pa'umotu : POKE) Plat fait avec des fruits ou des tubercules malaxés, mélangés à l'amidon et cuits au four. Ce plat est servi avec du lait de coco. E mea au nā'u te po'e 'ī'ītā 'āno'ihia i te painapo = J'aime le "po'e" fait avec des papayes mélangées à des ananas. Cf. TA'ATŪ. »

  • (en) Simon J. Greenhill et Ross Clark, POLLEX-Online : The Polynesian Lexicon Project Online [« Projet de lexique polynésien en ligne »], vol. 50, Oceanic Linguistics (no 2), (lire en ligne [html]), p. 551-559
  • (fr+ty) Christian Leloup, Les bons p’tits plats de bébé, Cyclone Tahiti, , 102 p.
  • Michel Swartvagher (photogr. Michel Folco), La cuisine tahitienne, Les éditions du Pacifique, , 48 p. (ISBN 9971-40-138-X)

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]