Culture des Kiribati

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La culture des Kiribati est la culture de la République des Kiribati, État formé par un groupe d'îles en Océanie (englobant notamment les anciennes îles Gilbert).

Étude et diffusion de la culture gilbertienne[modifier | modifier le code]

Sir Arthur Grimble, bien après Robert Louis Stevenson, a fait connaître au reste du monde cette culture originale, grâce à des émissions populaires sur la BBC et à des livres comme Pattern of Islands. Les travaux scientifiques majeurs ont d'abord été faits par Henry Evans (Harry) Maude (le premier commissaire-résident britannique à être également anthropologue). En France, les travaux ont surtout été effectués par Jean-Paul Latouche, ancien président de la Société des océanistes (Musée de l'Homme).

Avec les habitants des îles Marshall et des Carolines voisines, les Gilbertins sont des spécialistes reconnus des pirogues à balancier, connues pour leur extrême rapidité et leur maniabilité (cf. We, the Navigators).

Si la maneaba (maison commune) constitue le centre incontournable de la vie communautaire et l'esprit du katei ni Kiribati (façon gilbertine), les personnes (te aomata) y sont censées respecter les anciens codes connus comme te bunna (protection), te kareka (écouter les avis), te betia (rester à l'écart du danger), te boia (être aimé), te reita (garder de bonnes relations), te baema (rester avec son groupe). Société très traditionnelle où la télévision hertzienne n'est pas diffusée, l'alphabétisation est cependant très importante.

Langue et littérature[modifier | modifier le code]

La langue gilbertine a été d'abord décrite (et écrite) par le révérend Hiram Bingham Jr. à la fin du XIXe siècle, puis codifiée tout au long du XXe par des missionnaires (français et catholiques surtout), comme le Révérend Père Ernest Sabatier et son très complet Dictionnaire Gilbertin-Français (Tabuiroa, 1952-1954), traduit en anglais par Sœur Olivia (édition de la commission du Pacifique Sud).

Peu d'écrivains gilbertins ont été publiés. La littérature des Kiribati reste en bonne partie orale, de sorte que les vecteurs les plus fréquents de la poésie, par exemple, sont davantage les CD, DVD et vidéos sur Internet ou bien la radio que les livres sur support papier[1]. Mais en dehors de cela, il est également vrai que les auteurs gilbertins ont peu d'occasions d'être publiés et connus hors de leur pays. L'une des poétesses gilbertines les plus connues sur le plan international est Teresia Teaiwa, également universitaire et spécialiste des cultures du Pacifique[1].

Musique et danse[modifier | modifier le code]

Les chants et surtout les danses traditionnelles (te mwaie), sont très codifiées. Vers la fin du XIXe siècle, l'écrivain britannique Robert Louis Stevenson visite les îles pendant quelques mois en 1889 et apprécie beaucoup ces danses, qu'il évoque dans son livre Dans les mers du Sud. Ces danses constituent le mode d'expression artistique privilégié des Gilbertins.

Dans sa thèse de doctorat Tradition, Change, and Meaning in Kiribati Performance le premier travail aussi exhaustif, Mary Elizabeth Lawson a écrit comment les Gilbertins décrivent leurs danses comme bai n abara, une chose de notre terre, quelque chose qui trouve son origine des bakatibu, les ancêtres (1989, 79).

Sports[modifier | modifier le code]

Sports pratiqués : football et volley-ball. Un seul vrai stade à Bairiki (Tarawa), avec gradins. Voir : Équipe des Kiribati de football.

Porte-drapeau olympique : THOMAS Meameaa (un haltérophile). Nom officiel du CNO : Kiribati National Olympic Committee Fondation : 2002 Reconnaissance par le CIO : 2003

Officiels :

  • Président du CNO : Birima'aka Tekanene
  • Secrétaire général du CNO : Willy Uan
  • Participants à Athènes : 3 athlètes (deux garçons, une fille). Deux sports : athlétisme et haltérophilie.
  • Première participation aux Jeux olympiques : 2004.

Hymne national[modifier | modifier le code]

L'hymne national, Teirake kaini Kiribati (Debout Kiribati), a été écrit et composé par Tamuera Ioteba Uriam. La chanson est l'hymne national du pays depuis 1979.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Interview de Teresia Teaiwa par S. J. Fowler à l'occasion du festival britannique de poésie Poetry Parnassus à l'été 2012, sur le site du Southbank Center. Page consultée le 1er mars 2014.