Guennadi Rojdestvenski

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Guennadi RojdestvenskiГенна́дий Рожде́ственский
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Guennadi Rojdestvenski (à gauche) en compagnie du compositeur tchèque Lukáš Matoušek lors du concert de clôture de l'édition 2007 du Festival du Printemps de Prague.

Nom de naissance Guennadi Nikolaïevitch Rojdestvenski
Naissance
Moscou
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Activité principale Chef d'orchestre
Ascendants Nikolaï Anossov

Guennadi Nikolaïevitch Rojdestvenski (en russe : Генна́дий Никола́евич Рожде́ственский, transcription anglophone : Gennady Rozhdestvensky), né le à Moscou, est un chef d'orchestre soviétique puis russe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rojdestvenski est le fils d’une famille de musiciens moscovites. Son père est le chef d’orchestre Nikolaï Anossov et sa mère la soprano du Bolchoï, Natalia Rojdestvenskaïa (en), dont il a pris le nom de jeune fille.

En tant que spécialiste du répertoire russe du XIXe et surtout XXe siècle, Guennadi Rojdestvenski est et était l'ami de tous les compositeurs importants de son pays, notamment Dmitri Chostakovitch, Alfred Schnittke et Irina Schnittke, Sofia Goubaïdoulina, Edison Denisov, et proche des plus grands instrumentistes, notamment David Oïstrakh et Mstislav Rostropovitch. Il est un peu moins à l'aise dans la musique du XVIIIe siècle, qu'il dirige pourtant également, affirmant toutefois que « Mozart se dirige tout seul ! ». Très précoce, le chef fut surnommé « super-génie » par Sergueï Prokofiev alors qu'il avait à peine vingt ans.

Rojdestvenski est l'époux de la pianiste Viktoria Postnikova depuis 1969.

Discographie[modifier | modifier le code]

Guennadi Rojdestvenski a enregistré pour différents labels, notamment Melodiya, BIS, Chandos et ponctuellement sous licence chez Regis, Russian Revelation, Yedang, RCA...

Répertoire russe 
  • Borodine, Symphonie no 1, Danses Polovtsiennes du « Prince Igor » ;
  • Chedrine, Symphonie no 2, « Stikhira » pour grand orchestre ;
  • Chostakovitch, 15 Symphonies, « Le Nez » (opéra), « Moscou quartier des Cerises » (opérette), Concertos pour violon (Oïstrakh), Romances ;
  • Denisov, « Peinture » pour grand orchestre ;
  • Dukelsky, « Zéphyre et Flore », ballet ;
  • Glazounov, 8 Symphonies, « Le Roi des Juifs » (musique de scène), Poème Lyrique, Procession Solennelle, Scènes de Ballet,
  • Khatchaturian, « Gayaneh » suite de ballet ;
  • Khrennikov, Symphonie no 2, Concerto pour Violoncelle (Rostropovitch) ;
  • Kikta, « Noëls d'Ukraine », « Fresques de Sainte-Sophie » ;
  • Moussorgski, « Le Mariage » (opéra), « La Nuit sur le Mont Chauve », poème symphonique ;
  • Prokofiev, 7 Symphonies, « Pierre et le Loup » (raconté par Gérard Philipe), intégrale des ballets : « Roméo et Juliette », « Cendrillon », « La Fleur de pierre », « Chout », « Sur le Dniepr », « Hamlet », Cantates : de l'Enfant oublié, de la Garde...
  • Rachmaninoff, Symphonie no 2, « Le Rocher », fantaisie symphonique ;
  • Rimski-Korsakov, « Shéhérazade », « Capriccio Espagnol », « La Grande Pâque Russe »...
  • Schnittke, Symphonies, Cantate « Docteur Faust » ;
  • Stravinsky, « Le Baiser de la Fée » (ballet) ;
  • Tchaïkovski, Ballets : « Le Lac des Cygnes » et « Casse-Noisette », « La Belle au bois dormant », 6 symphonies, « Manfred », « Capriccio Italien », « L'Orage », « Roméo et Juliette » ; opéras : « L'Opritchnik » et « Tcherevitchki » ;
  • Tcherepnine, « Narcisse et Echo » (ballet),
  • Tischchenko, Symphonie no 6 ;
  • Vainberg, Concerto pour Violoncelle (Rostropovitch) ;
Autres répertoires 
  • Enesco, (Chandos)
  • Martinů, Symphonies (Yedang et Russian Revelation)
  • Sibelius, Symphonies, poèmes symphoniques (Melodiya)
  • Stenhammar, Concerto pour piano no 1, Fragment extr. Symphonie no 3 (Chandos)
Bruckner 

Rojdestvenski a enregistré également une intégrale des onze symphonies d'Anton Bruckner. En plus des deux symphonies non numérotées, cette intégrale inclut les deux versions de la Symphonie n° 1, les trois versions de la Symphonie n° 3, ainsi que l'Adagio de 1876, les deux versions de la Symphonie n° 4, ainsi que le "Volkfest Finale" de 1878 et la réorchestration par Mahler, et la complétion de Samale et Mazzuca du final de la Symphonie n° 9[1]. La version 1887 de la Symphonie n° 8, enregistrée en février 1988, n'a par erreur pas été commercialisée. Une exécution ultérieure de cette version avec l'Orchestre du théâtre Bolchoï (10 mars 2009) peut être écoutée sur le site de John Berky[2]. Le cycle de Rojdestvenski reste le cycle le plus complet actuellement disponible des symphonies de Bruckner[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]