Siège de Sagonte

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Siège de Sagonte
Description de cette image, également commentée ci-après

Le parcours suivi par Hannibal pendant la deuxième guerre punique, où la première étape est Sagonte.

Informations générales
Date 219 av. J.-C. - 218 av. J.-C.
Lieu Sagonte (Saguntum), Hispanie
Issue Victoire carthaginoise
Belligérants
Carthage standard.svg Carthage Habitants de Sagonte, allié des Romains.
Commandants
Hannibal Barca
Forces en présence
150 000 hommes[1],[2] Nettement inférieures à celles de Carthage
Pertes
Assez faibles Population dispersée et pour une grande partie tuée ou réduite en esclavage

Deuxième guerre punique

Batailles

219 av. J.-C. : Sagonte
218 av. J.-C. : Cissa, Tessin, La Trébie
217 av. J.-C. : Èbre, Lac Trasimène
216 av. J.-C. : Cannes, Selva Litana (it), Nola (1re)
215 av. J.-C. : Cornus, Dertosa, Nola (2e)
214 av. J.-C. : Nola (3e)
213 av. J.-C. : Syracuse
212 av. J.-C. : Capoue (1re), Silarus, Herdonia(1re)
211 av. J.-C. : Bétis, Capoue (2e)
210 av. J.-C. : Herdonia (2e), Numistro
209 av. J.-C. : Asculum, Carthagène
208 av. J.-C. : Baecula
207 av. J.-C. : Grumentum, Métaure
206 av. J.-C. : Ilipa, Carthagène (2e) (ca)
204 av. J.-C. : Crotone
203 av. J.-C. : Utique, Grandes Plaines
202 av. J.-C. : Zama
Coordonnées 39° 40′ 37″ N 0° 16′ 48″ O / 39.677, -0.2839° 40′ 37″ Nord 0° 16′ 48″ Ouest / 39.677, -0.28

Géolocalisation sur la carte : Communauté valencienne

(Voir situation sur carte : Communauté valencienne)
 Différences entre dessin et blasonnement : Siège de Sagonte.

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
 Différences entre dessin et blasonnement : Siège de Sagonte.

Le siège de Sagonte est un long siège mené par les forces d'Hannibal contre la ville de Sagonte. Ce siège a déclenché la deuxième guerre punique. C'est le premier événement de cette guerre et en constitue le véritable casus belli. Selon Eutrope, le siège aurait commencé sous le consulat de Publius Cornelius Scipio Asina et de Marcus Minucius Rufus (en 221 av. J.-C.)[2], même si cet événement est placé traditionnellement en 219 av. J.-C.. Le siège dure huit mois, jusqu'en 218 av. J.-C., date à laquelle les habitants de Sagonte, alliés des Romains, se rendent aux troupes carthaginoises commandées par Hannibal[3].

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Première guerre punique.

Hannibal, dont le père lui apprit dès l'enfance à haïr Rome, devint un commandant des forces carthaginoises dans la péninsule Ibérique et chercha un prétexte pour déclencher la guerre. Cependant, il ne devait pas violer les termes du traité de l'Èbre de 226 av. J.-C., qui engageait les Carthaginois à ne pas aller au-delà de l'Èbre[4].

« Du jour même où il fut nommé général, il sembla que l’Italie lui avait été assignée pour province, et qu’il devait porter la guerre contre Rome. »

— Tite-Live, Histoire romaine, XXI, 5

Hannibal agit selon les directives et les conseils donnés par son père Hamilcar peu avant sa mort[5]. Il commença alors à attacher et à soumettre toutes les populations au sud de l'Èbre : les Olcades (en 221 av. J.-C.[6]), les Vaccéens (en 220 av. J.-C.[7],[8]) et les Carpétans (également en 220 av. J.-C.[9])[10].

Peu après, Hannibal fut en mesure d'achever ses conquêtes en soumettant Sagonte[11], ville alliée à Rome, sous le prétexte qu'elle était au sud de l'Èbre et entrait donc dans le territoire de compétence des Carthaginois[12].

Casus belli[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Traités entre Rome et Carthage.
Vue d'une carte représentant les territoires des peuples et les principales batailles de la seconde guerre punique.
Les grandes batailles de la deuxième guerre punique, avec en bleu à l'ouest, le fleuve Èbre (Iberus), c'est-à-dire la limite des possessions carthaginoises selon le traité de 226 av. J.-C. avec les Romains[13].

À la fin de l'année 220 av. J.-C., Hannibal retourne avec son armée à Qart Hadasht pour passer l'hiver[14],[15], tandis que les Sagontins voyant la guerre devenir imminente (en partie en raison de désaccords avec le peuple des Turdétans, ces derniers étant probablement agités par le général carthaginois[16],[17]) réussissent à convaincre Rome de leur envoyer des légats pour contrôler la situation en Ibérie[18], et pour prévenir Hannibal que les habitants de Sagonte sont des alliés du peuple romain[19]. Polybe raconte que la délégation romaine (composée de Publius Valerius Flaccus et de Quintus Bebius Tamfilus), une fois arrivée à Qart Hadasht, est reçue par Hannibal. Il est alors demandé au général carthaginois de rester loin de Sagonte, car elle sous leur protection de Rome, et de ne pas traverser l'Èbre en raison de l'accord conclu avec Hasdrubal en 226 av. J.-C.. Mais Hannibal est jeune et a un grand désir de combattre après ses récents succès dans la péninsule Ibérique, et de plus il voue une haine de longue date contre les Romains[20]. Dans un premier temps, Hannibal se pose comme un protecteur des Sagontins[21], puis, une fois obtenue l'approbation du Sénat carthaginois[22], il décide de se diriger vers Sagonte, pour mettre fin aux abus que commettent les habitants de Sagonte à l'égard de certains peuples soumis aux Carthaginois[23],[15]. Sagonte devient alors le casus belli de la guerre[24].

Polybe pense que Hannibal aurait été plus cohérent dans sa recherche d'un nouveau conflit avec les Romains, s'il avait exigé la restitution de la Sardaigne et des tributs qui avaient été imposés aux Carthaginois de manière injuste, et déclarer seulement la guerre en son propre si les Romains n'avaient pas accepté ses revendications[25],[26]. Les ambassadeurs romains eurent la sensation que le général carthaginois était en train de chercher à tout prix la guerre et prirent la mer pour la ville de Carthage, avec l'intention de faire la même demande au Sénat carthaginois qu'à Hannibal quelques semaines plus tôt, convaincus qu'ils n'auraient pas à combattre en Italie mais en Ibérie, où Sagonte serait une base opérationnelle importante pour de futures opérations dans la péninsule[27]. Hannibal, quant à lui, pense par contre, que :

  • les Romains auraient la désillusion de mener la guerre dans la péninsule Ibérique[28] ;
  • il faut effrayer toutes les tribus ibériques qu'elles soient déjà soumises aux Carthaginois, ce qui les rendraient disciplinées ou soit celles encore indépendantes, ce qui les rendraient plus prudentes avant de s'engager aux côtés des Romains[28] ;
  • il ne faut laisser aucun ennemi derrière lui en Ibérie[29],[30] ;
  • il obtiendrait des ressources et un approvisionnement abondant avant de partir faire campagne en Italie pour ses soldats et pour répondre aux besoins de la ville de Carthage[31],[8].

Dans le même temps, le Sénat romain face à la menace d'une nouvelle guerre, tente de prendre des mesures visant à consolider les conquêtes romaines à l'est, en Illyrie[32],[15].

Fortification et forces en présence[modifier | modifier le code]

Sagonte est une ville florissante au sud du fleuve Èbre à seulement 1 000 pas de la mer[33], c'est-à-dire sept stades[34] (soit 1,295 km), aux pieds d'une chaîne de montagne qui forme une sorte de frontière entre l'Ibérie au sud et la Celtibérie au nord[34]. Les habitants de la région occupent un territoire extrêmement fertile et certainement le plus productif de toute l'Ibérie[35]. Les murailles qui entourent la ville sont orientées dans un angle qui permet de défendre la partie de la ville où la plaine est plus plate et ouverte, par rapport aux autres quartiers de la ville[36]. Par conséquent, la ville de Sagonte est située en partie sur une colline bien fortifiée colline, ce qui a permis à Hannibal de terminer la préparation de son armée et de l'optimiser en vue de l'invasion de l'Italie.

Des forces de l'armée carthaginoise nous savons par Tite-Live que Carthage dispose de soldats en abondance. Il mentionne près de 150 000 soldats[1],[2]. Au contraire, les Sagontins ne disposent que de forces limitées pour se défendre à l'intérieur de leurs fortifications. Par ailleurs, les assiégés devaient disperser leurs forces pour résister simultanément sur plusieurs fronts[37].

Siège de la ville[modifier | modifier le code]

Premier assaut des murailles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège (époque romaine).
Vue d'une machine de guerre en forme de tour en charpente.
Tour de siège utilisée par les Carthaginois contre la ville de Sagonte.
Carte représentant les positions des belligérants pendant le siège d'une ville.
Carte du déroulement du siège de la ville par Hannibal en 219 av. J.-C..

Sagonte est attaquée en mars 219 av. J.-C. et soumise à un siège spectaculaire[2] qui dure huit mois[38] sans que Rome ne parvienne à prendre des mesures[39]. Hannibal entre sur le territoire de la ville avec son armée et se décide à attaquer, d'abord en ravageant les champs ici et là, puis en encerclant par un siège massif la ville sur trois côtés[40], après avoir installé son propre camp en face de la ville[41]. Hannibal décide d'attaquer la partie des murailles qui fait face à la plaine environnante[30], avec différents engins de siège, notamment en utilisant un bélier contre les murs[42]. Il fait également construire une tour de siège, mais en l'employant contre une partie des murailles qui avaient correctement fortifiée et surveillée par des soldats d'élite qui résistaient vaillamment aux armes de jet utilisés par les Carthaginois[43]. Dans ces combats, les Sagontins et les Carthaginois avaient souvent des pertes comparables[44]. Tite-Live raconte que Hannibal lui-même, s'étant approché trop près des murailles, fut touché à la cuisse par un javelot[45], son armée prit peur et ses soldats prirent la fuite en abandonnant presque tout le matériel de siège sous les murailles de la ville[46].

Mise en place du siège[modifier | modifier le code]

Hannibal revient au camp et décide de demander une trêve afin de guérir sa plaie. Ce temps lui permet d'édifier une série de fortifications autour de la ville, de manière à l'isoler de la région environnante. À la fin de la trêve, les affrontements continuent en étant plus sévères qu'auparavant, de sorte que Hannibal a été contraint d'utiliser la technique de la vinea pour protéger ses soldats des jets continus de traits de la part des assiégés et se rapproche des murailles en construisant un nouveau bélier[47].

Résistance des Sagontins[modifier | modifier le code]

Peu à peu, les murailles commencent à s'effondrer sous les coups constants du bélier, de fait que de nombreux points des murailles sont en partie démolies. Tite-Live raconte que trois tours et des portions des murailles tombent dans un grand fracas[48]. Les Carthaginois, estimant qu'avec cette brèche la ville pouvait être prise, tente de se lancer à l'assaut de l'intérieur de la ville, mais ils trouvent un mur de soldats sagontins prêt à défendre leurs maisons[49].

« D’un côté l’espérance, de l’autre le désespoir, irritent les courages. Les Carthaginois se croient maîtres de la ville s’ils font un dernier effort ; les Sagontins couvrent de leurs corps une patrie qui n’a plus de remparts. Aucun d’eux ne lâche pied ; car l’ennemi s’emparerait du terrain abandonné. »

— Tite-Live, Histoire romaine, XXI, 8

Mais les habitants de Sagonte ne reculent pas, grâce notamment à une arme de jets qui inspire une grande crainte aux assiégeants : la falarica[50]. Le résultat de la bataille est pendant longtemps incertain, mais les Sagontins voient grandir leur courage quand ils se rendent compte quand ils ont réussi à résister à Hannibal en ne lui permettant pas d'obtenir tout de suite la victoire. Les Carthaginois s'enfuient alors en repassant les ruines des murailles, ils regagnent en désordre leur camp[51].

Nouvelle ambassade romaine auprès d'Hannibal[modifier | modifier le code]

Nous savons toujours par Tite-Live qu'une nouvelle ambassade est envoyée par Rome au milieu du siège de la ville[52]. Hannibal envoie à la rencontre des ambassadeurs romains en pleine des messagers pour les avertir qu'il serait dangereux pour eux de débarquer et de s'approcher de la zone des combats[53]. De plus, le général carthaginois fait transmettre qu'il est trop occupé à faire le siège de la ville pour recevoir des ambassadeurs romains dans un moment aussi critique[2]. Les ambassadeurs devant l'accueil qui leur étaient réservés, décident de faire le voyage jusqu'à la ville de Carthage pour se plaindre du comportement de Hannibal[54]. Le général punique décide donc d'anticiper en envoyant une lettre au chef du parti des Barcides, pour éviter que le parti politique adverse dans la capitale carthaginoise ne réponde pas favorablement à la demande des Romains[55],[56]. Le voyage de l'ambassade romaine fut un échec[57],[56] et se révéla être une perte de temps[2],[58].

Assaut final[modifier | modifier le code]

Hannibal, après avoir mis en place des garnisons pour la surveillance des mantelets et autres engins de sièges, décide qu'il allait donner l'ensemble du butin à ses soldats, pour leurs inspirer des sentiments de colère et leurs inciter l'espoir d'atteindre ce qu'ils convoitent en prenant la ville[59]. Hannibal mène lui-même le siège, en incitant les siens à occuper la ville, bien que les Sagontins aient utilisé une accalmie dans les combats pendant quelques jours avant pour reconstruire une partie des murailles effondrées. Les Carthaginois construisent une tour de siège plus haute que les murailles et équipée avec des catapultes et des balistes, et commencent à détruire les murailles qui se trouvaient devant la tour, puis 500 soldats africains d'élite réussissent avec une pioche à ouvrir les murailles, de sorte que armées de soldats carthaginois commencent à affluer dans la ville[60]. Les soldats carthaginois s'emparent d'une colline qui surplombe la ville et il la protège avec un mur, puis y construisent de nouvelles catapultes et balistes. Dans le même temps, les habitants de Sagonte érigent un nouveau mur pour protéger la partie de la ville qui n'est pas encore aux mains de Carthage[61].

Prise de la ville[modifier | modifier le code]

Tableau représentant une scène de guerre avec les corps de civils.
Tableau de Francisco Domingo Marques représentant le dernier jour de Sagonte en 219 av. J.-C. (Último día de Sagunto).

Les deux camps intensifient leurs efforts visant pour fortifier les zones de la ville qu'ils contrôlaient, mais les habitants de Sagonte malgré leur tentative désespérée de défendre les parties intérieures de la ville, perdaient chaque jour des zones de la ville. En même temps que se poursuivait le siège, la famine augmentait dans les rangs des défenseurs et l'espoir de voir venir une aide extérieure se réduisait de jour en jour, car les Romains étaient loin. Toutefois, un bref espoir survient dans le camp des assiégés, lorsque Hannibal est contraint de mener une action militaire rapide contre les Carpétans et les Orétans qui avaient arrêté des officiers chargés du recrutement dans leurs territoires[62]. L'espoir est de courte durée car les attaques ne diminuent pas contre Sagontre, car Maharbal qui remplaçait Hannibal (ce dernier ayant temporairement quitté le commandement des opérations de siège), n'a pas diminué l'intensité des attaques contre la ville[63]. En effet, il réussit avec trois béliers à faire écrouler une grande partie des murailles, action qu'il put montrer à Hannibal lorsque celui-ci revient de son expédition[64]. Une nouvelle bataille a lieu pour la possession de la forteresse, où sont déjà tombés de nombreux soldats des deux armées, cette action amène une tentative de négociation de la part d'un Sagontin du nom d'Alcone, qui se rend auprès d'Hannibal en pleine nuit. Mais les conditions de la reddition imposées par le général carthaginois sont trop exigeantes : Sagonte devait rendre ses possessions aux Turdétans, donner tout l'or et l'argent présents dans la ville, et les habitants devaient quitter la ville avec uniquement un vêtement et devait se rendre à un lieu indiqué par les Carthaginois. Alcone préfère déserter et passer dans le camp carthaginois[65]. Une nouvelle tentative de reddition est menée par l'hispanique Alorcus, qui avait été un soldat de l'armée Hannibal et qui au moment du siège étant un hôte (et un ami) des Sagontins[66],[67].

Cependant au moment où une partie importante de la population est rassemblée, afin de discuter et de donner une réponse aux Carthaginois, les habitants décident de rassembler tout l'or et l'argent de la ville, et de les fondre ensemble[68],[69]. Au même moment, un événement va changer le destin de la ville : une des tours de la ville qui est depuis longtemps la cible des projectiles des armes carthaginoises s'effondrent, ce qui permet à ces derniers de profiter d'une ouverture inattendue dans les murailles alors que la population est rassemblée sur la place principale et qu'il n'y a aucun poste de garde et aucune sentinelle le long des murailles[68]. Hannibal n'hésite pas et ne laisse pas passer une telle occasion, il ordonne l'assaut sur la ville qui est désormais sans défense. Ce fut un carnage terrifiant[70],[15], la ville tomba avec un grand butin[71],[72].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Deuxième guerre punique.

La première conséquence est la célèbre et triste phrase des ambassadeurs sagontins :

« Dum Romae consulitur, Saguntum expugnatur (Pendant qu'à Rome on discute, Sagonte tombe.) »

— Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 7.

A travers cette citation, Tite-Live mentionne, en réalité, que le Sénat romain n'a pas encore décidé d'envoyer une ambassade romaine auprès d'Hannibal, que ce dernier a déjà commencé le siège de la ville[73]. Les Romains commencent à discuter si ils doivent envoyer les consuls de l'année, en Ibérie ou en Afrique, si cette armée doit être une expédition seulement terrestre ou également maritime, ou si la guerre doit être faite seulement contre Hannibal en Ibérie[74]. Finalement, la ville de Sagonte, épuisée par des mois de famine[2], de batailles et de désespoir (à cause de l'intervention romaine qui ne vient pas[30]) est prise et est complètement détruite. L'énorme richesse de la ville est mis de côté en vue de la campagne militaire imminente, les esclaves sont distribués parmi ses soldats, tandis que le reste du butin a été envoyé à Carthage[75],[15]. Rome intervient tardivement en envoyant une ambassade à Carthage pour demander que lui soit livré le général carthaginois Hannibal[56],[76], mais avec les richesses venant d'Ibérie qu'avait accumulée pendant des années la métropole carthaginoise, le parti de la guerre avait repris l'avantage au sénat carthaginois, et les sénateurs refusèrent la demande romaine. La conséquence inévitable est que Rome déclare la guerre à Carthage[2]. Nous sommes à la fin de l'année 219 av. J.-C. et la deuxième guerre punique vient de commencer[77].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 8, 3.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Eutrope, Abrégé de l'histoire romaine, III, 7.
  3. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 2
  4. (Nicolet 2001, p. 614)
  5. Polybe, Histoires, III, 14, 10.
  6. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 5, 3-4.
  7. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 5, 5-6.
  8. a et b (Domínguez Monedero 1986)
  9. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 5, 7-17.
  10. (Le Bohec 2014, p. 133)
  11. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 5, 2.
  12. (Le Bohec 2014, p. 135)
  13. Tite-Live, Periochae, 21, 1.
  14. Polybe, Histoires, III, 17, 1.
  15. a, b, c, d et e (Le Bohec 2014, p. 136)
  16. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 6, 1-2.
  17. (Le Bohec 2014, p. 134)
  18. Polybe, Histoires, III, 15, 1-3.
  19. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 6, 3.
  20. Polybe, Histoires, III, 15, 6.
  21. Polybe, Histoires, III, 15, 7.
  22. (Nicolet 2001, p. 613-614)
  23. Polybe, Histoires, III, 15, 8.
  24. (Nicolet 2001, p. 613)
  25. Polybe, Histoires, III, 15, 9.
  26. (Le Bohec 2014, p. 131)
  27. Polybe, Histoires, III, 15, 12-13.
  28. a et b Polybe, Histoires, III, 17, 5.
  29. Polybe, Histoires, III, 17, 6.
  30. a, b et c (Blanco, Champeau et Etienvre 1989, p. 25)
  31. Polybe, Histoires, III, 17, 7.
  32. Polybe, Histoires, III, 16, 1.
  33. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 7, 2.
  34. a et b Polybe, Histoires, III, 17, 2.
  35. Polybe, Histoires, III, 17, 3.
  36. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 7, 5.
  37. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 8, 4.
  38. Polybe, Histoires, III, 17, 9.
  39. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 15, 3.
  40. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 7, 4-5.
  41. Polybe, Histoires, III, 17, 4.
  42. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 7, 6.
  43. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 7, 7.
  44. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 7, 9.
  45. Polybe, Histoires, III, 17, 8.
  46. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 7, 10.
  47. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 8, 1-2.
  48. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 8, 5.
  49. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 8, 7.
  50. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 8, 11-12.
  51. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 9, 1-2.
  52. (Pelletier 1987, p. 111)
  53. (Pelletier 1987, p. 119)
  54. (Le Bohec 2014, p. 136-137)
  55. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 9, 3-4.
  56. a, b et c (Le Bohec 2014, p. 137)
  57. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 10 et XXI, 11, 1-2.
  58. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 11, 3.
  59. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 11, 3-4.
  60. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 11, 5-8.
  61. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 11, 9-10.
  62. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 11, 11-13.
  63. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 12, 1.
  64. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 12, 2.
  65. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 12, 3-5.
  66. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 12, 6-8.
  67. (Pelletier 1987, p. 108-109)
  68. a et b Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 14, 1-2.
  69. (Pelletier 1987, p. 109)
  70. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 14, 3-4.
  71. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 15, 1-2.
  72. (Blanco, Champeau et Etienvre 1989, p. 24)
  73. (Pelletier 1987, p. 110)
  74. Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XXI, 6, 4-7.
  75. Polybe, Histoires, III, 17, 10.
  76. (Hoyos 1990, p. 31-36)
  77. (Blanco, Champeau et Etienvre 1989, p. 21)

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Fonds antiques[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Yann Le Bohec, Histoire militaire des guerres puniques : 264-146 av. J.-C., Tallandier, coll. « Texto »,‎ (1re éd. 1996), 354 p. (ISBN 979-10-210-0450-4)
  • Claude Nicolet, Rome et la conquête du monde méditerranéen : Genèse d'un empire, t. 2, PUF, coll. « Nouvelle clio »,‎ (réimpr. 2), 6e éd. (1re éd. 1978), 944 p. (ISBN 2-13-043913-6, ISSN 0768-2379)

Articles[modifier | modifier le code]

  • Mercedes Blanco, Geneviève Champeau et Jean-Pierre Etienvre, « Temps des mots, temps des pierres : Sagonte et le récit antique », Casa de Velázquez,‎
  • (es) A. J. Domínguez Monedero, « La Campaña de Anibal contra los Vacceos, sus objectivos y su relación con el inotio de la segunda guerra púnica », Latomus,‎ , p. 241-258
  • (en) A. Dexter Hoyos, « Cato's duouicesimo anno and Punic Treaty Breaches in the 230's B. C. », Anc. Hist. Bull.,‎
  • Agnès Pelletier, « Sagonte, Iliturgi, Astapa: trois destins tragiques vus de Rome », Mélanges de la Casa de Velázquez, vol. 23, no 1,‎ , p. 107-124 (lire en ligne)