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Bataille d'Herdonia (210 av. J.-C.)

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La seconde bataille d'Herdonia s'est déroulée en 210 av. J.-C. ; c'est une victoire d'Hannibal sur le consul romain Cnaeus Fulvius Centunalus Maximus[1],[2].

Arrivée de Cneius Fulvius

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Fulvius pensait qu'il pourrait reprendre Herdonia, car il s'était aperçu que la fidélité de ses habitants envers les Carthaginois vacillait. De plus, depuis la perte de Salapia, Hannibal avait abandonné les lieux pour le Bruttium, dans l'espoir de reprendre Herdonia[pas clair]. Fulvius avait positionné un camp qui n'était ni établi sur une position assez sûre, ni suffisamment fortifié.

Informé des mouvements romains, Hannibal marcha alors pour attaquer Fulvius et s'approcha de lui en ligne de bataille. Le Romain, bien qu'inférieur en forces, fit sortir ses troupes à la hâte et engagea la bataille.

Lorsque le combat commença, la cinquième légion et l'escadron gauche romaines c'étaient engagèrent énergiquement le combat. Mais Hannibal avait donné l'ordre à ses cavaliers de faire un mouvement tournant pendant que les lignes d'infanterie retiendraient les Romains, afin de prendre leur camp et de les attaquer par derrière. Le combat d'infanterie continuait et bien que beaucoup de Romains soient tombés, ils tenaient toujours. Mais quand le bruit d'une charge de cavaliers se fit entendre derrière eux et qu'ils entendirent les clameurs des Carthaginois dans leur propre camp, ils se retournèrent. La sixième légion fut mise en déroute par les Numides ; puis ce fut au tour de la cinquième et même des combattants des premiers rangs. Certains soldats romains prirent la fuite, d'autres furent massacrés, et parmi eux Cneius Fulvius et onze tribuns militaires. Ce fut la fin de la bataille, les Carthaginois s'emparèrent du camp et du butin. Les Romains qui avaient survécu se rallièrent au consul Marcellus, dans le Samnium.

Le destin d'Herdonia

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Hannibal, en apprenant que Herdonia serait passée aux Romains et qu'elle ne lui resterait pas fidèle s'il s'éloignait, décida de la mettre à sac puis de déporter sa population à Métaponte et à Thurii. Il fit aussi mettre à mort les chefs dont il avait appris qu'ils avaient eu des entretiens avec Fulvius.

  • Cet article vient des écrits de Tite-Live traduits en français

Notes et références

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  1. (en) Lee L. Brice, Warfare in the Roman Republic: From the Etruscan Wars to the Battle of Actium, Bloomsbury Publishing USA, (ISBN 979-8-216-16352-7, lire en ligne)
  2. Michel Fauquier, Rome et Carthage: 509-29 av. J.-C., Armand Colin, (ISBN 978-2-200-63033-1, lire en ligne)

Liens externes

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