Sheryl Sandberg

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Sheryl Sandberg
Sheryl Sandberg Moet Hennessy Financial Times Club Dinner 2011.jpg
Sheryl Sandberg en 2011.
Fonctions
Administratrice de société
Facebook
depuis
Administratrice de société
The Walt Disney Company
depuis
Vice-présidente
Google
-
Chef de cabinet (en)
Lawrence Summers
-
Conseillère en affaires (en)
McKinsey & Company
-
Directrice de l'exploitation
Facebook
Assistant de recherche (en)
Banque mondiale
Administratrice de société
Women for Women International, Centro para o Desenvolvimento Global (en) et V-Day: Until the Violence Stops (en)
Administratrice de société
Présidente-directrice générale (en)
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Sheryl Kara SandbergVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom court
Sheryl SandbergVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Formation
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Marc Bodnick (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Dave Goldberg (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Parti politique
Membre de
National Honor Society (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Maître
Victor Arduini (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Time 100 ()
Financial Times and McKinsey Business Book of the Year Award (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
En avant toutes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Sheryl Kara Sandberg, née le à Washington, est une femme d'affaires et une militante féministe américaine. Elle est l'actuelle directrice des opérations (COO) de Facebook, un réseau social sur Internet. Elle était auparavant vice-présidente des Ventes et opérations internationales en ligne (Global Online Sales and Operations) au sein de Google. Elle s'est également impliquée dans le lancement de la branche philanthropique de Google, Google.org et dans AdWords. Avant de rejoindre Google, Sheryl Sandberg était chef de service au sein du département du Trésor des États-Unis où elle a fait partie du programme d'allègement de la dette des pays en voie de développement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Sheryl Kara Sandberg[1] est née le à Washington, aux États-Unis au sein d'une famille de confession juive [2],[3], fille d'Adele (une professeure de français) et de Joel Sandberg (un ophtalmologue[2]) et aînée de leurs trois enfants[1],[4]. Elle a passé sa Bat Mitzvah et a toujours affirmé son identité juive[5]. Lorsqu'elle avait deux ans, sa famille a déménagé à Miami, en Floride[2]. Elle était, à l'école publique, « toujours en tête de classe »[2]. Ses deux parents s'engagent pour leur part dans le bénévolat et l'action sociale[6].

Après avoir suivi ses études secondaires à la North Miami Beach High School (en), elle est acceptée, en 1987, au Harvard College et a obtenu un baccalauréat universitaire (licence) en économie en 1991 avec la mention summa cum laude[4],[7]. C'est là qu'elle a rencontré le professeur Lawrence Summers qui est devenu son directeur de mémoire[8],[9]. Summers l'a recrutée pour qu'elle soit son assistante de recherche à la Banque mondiale[2], où elle a travaillé pour des projets de santé en Inde et lutté contre la lèpre, le SIDA et la cécité[10]. Elle a par ailleurs été admise au Phi Beta Kappa, un club estudiantin regroupant des élèves très brillants élus au cours de leur troisième ou quatrième année d'études universitaires[2].

En 1993, elle intègre la Harvard Business School et obtient en 1995 le M.B.A. avec mention[9].

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle a ensuite travaillé comme conseillère en stratégie pour McKinsey & Company. De 1996 à 2001, elle a été chef de service au sein du département du Trésor des États-Unis où elle a fait partie du programme d'allègement de la dette des pays en voie de développement.

Elle a ensuite été vice-présidente des Ventes et opérations internationales en ligne (Global Online Sales and Operations) chez Google[4]. Elle s'est également impliquée dans le lancement de la branche philanthropique de Google, Google.org et dans AdWords.

Fin 2007, Mark Zuckerberg, cofondateur et CEO de Facebook, rencontre Sandberg lors d'une fête de Noël[11] organisée par Dan Rosensweig. À l'époque, elle envisageait de devenir cadre supérieure chez The Washington Post Company[12]. Zuckerberg ne recherchait pas vraiment de COO (Directeur de l'exploitation, Chief Operating Officer en anglais) mais l'a trouvé « parfaitement adaptée » au rôle[2]. Ils ont passé davantage de temps en au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. En , Facebook a annoncé le transfert de Sheryl Sandberg de Google vers Facebook[13]. Le , Sheryl Sandberg est nommée au conseil d'administration de la Walt Disney Company[14].

Après avoir rejoint Facebook, Sandberg a rapidement cherché à rendre Facebook rentable. Avant sa venue, l'entreprise était « principalement occupée à construire un site vraiment cool ; les bénéfices, supposaient-ils, suivraient »[2]. À la fin du printemps, la direction de Facebook a accepté de fonder son modèle économique sur la publicité, à condition que les annonces restent discrètes. En 2010, Facebook est devenu bénéficiaire[2]. Sandberg gère les ventes, le marketing, le développement commercial, les ressources humaines, la politique publique et la communication de Facebook.

Son salaire en 2011 est de 30,8 millions de dollars ce qui en fait la mieux payée devant les fondateurs de Facebook.Depuis 2011, elle figure parmi les dix premières du classement des femmes les plus puissantes au monde selon le magazine Forbes[15]. Elle est également considérée comme l'une des femmes les plus puissantes dans le secteur informatique depuis 2014[16].

Le , Sheryl Sandberg est nommée au conseil d'administration de Facebook[17]. Elle est la seule femme qui y siège.

En 2013, elle publie un livre pour exhorter les femmes à avoir de l’ambition et à se mettre en avant, traduit en français sous le titre d’En avant toutes (éd. JC Lattès). Elle y encourage également les couples à se répartir les tâches ménagères et à se partager la prise en charge des enfants[18].

En , elle vend des actions de Facebook (2 363 636 actions). À la suite de cette cession, sa participation, d'une valeur d'environ 1 milliard de dollars (0,72 milliard d'euros), en fait toujours l'un des plus grands investisseurs individuels de Facebook avec une participation de 0,5%[19].

En , elle devient l'une des plus jeunes femmes milliardaires au monde[20]. Avec un salaire annuel de 30 millions de dollars, elle gagne davantage que Mark Zuckerberg, son employeur. Elle a annoncé qu'elle allait donner la moitié de sa fortune d'un milliard de dollars pour promouvoir la cause féminine[21],[22].

Implication dans des affaires[modifier | modifier le code]

Le New York Times publie un rapport en 2018 détaillant le rôle de Sheryl Sandberg dans les relations publiques de Facebook après les révélations de l'ingérence russe dans les élections américaines de 2016 et le scandale de données de Cambridge Analytica[23]. Peu après, le , le New York Times rapporte que Sheryl Sandberg a personnellement demandé au département communications de Facebook d'effectuer des recherches sur les finances de George Soros quelques jours après que celui ci ait publiquement critiqué en les entreprises de technologie, dont Facebook, au Forum économique mondial de Davos[24],[25]. Dans un communiqué, Facebook a déclaré que la recherche sur Soros « était déjà en cours lorsque Sheryl [Sandberg] avait envoyé un courriel demandant si M. Soros avait réduit la valeur de Facebook »[26] . L'auteur Shoshana Zuboff nomme Shery Sandberg « le Typhon Marie » qui a fait passer le monde du capitalisme de Google à Facebook[27].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1993, Sheryl Sandberg épouse Brian Kraff, le couple divorce un an plus tard[5].

En 2004, Sheryl Sandberg épouse en secondes noces David Goldberg[1], un entrepreneur du web plus tard devenu CEO de SurveyMonkey[2]. Elle est mère de deux enfants[28].

David Goldberg fait une mauvaise chute sur la tête dans la salle de sport de l’hôtel mexicain où le couple résidait pour ses vacances, il est conduit à l'hôpital San Javier de Nuevo Vallarta (en) où il décède le des suites de son traumatisme crânien et d'une hémorragie et comme cela fut montré plus tard des suites d'une mauvaise santé cardiaque[29],[30],[31],[32],[33].

Affligée par la perte de son époux, Sheryl Sandberg porte le deuil selon la prescription juive du sheloshim, qui dure trente jours[34],[35], à la fin de cette période elle écrit l'éloge de David Goldberg[36].

Depuis mars 2016, elle entreprend une relation avec Bobby Kotick le PDG d'Activision[37],[38].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Éditions originales[modifier | modifier le code]

  • Co-écrit avec Nell Scovell, Lean In: Women, Work, and the Will to Lead, Knopf, , 217 p. (ISBN 9780385349949, lire en ligne),
  • Lean in for Graduates: With New Chapters by Experts, Including Find Your First Job, Negotiate Your Salary, and Own Who You Are, Knopf Publishing Group, , 406 p. (ISBN 9780385353670),
  • Leadership Skills: Essentials of Leadership and the Skills Required to Lead Effectively, Createspace, , 58 p. (ISBN 9781500507879),
  • Co-écrit avec Adam M. Grant, Option B: Facing Adversity, Building Resilience, and Finding Joy, WH Allen, , 240 p. (ISBN 9780753548288),

Traductions françaises[modifier | modifier le code]

  • En avant toutes : les femmes, le travail et le pouvoir (trad. Marie Boudewyn, préf. Christine Lagarde), Paris, Jean-Claude Lattès, , 390 p. (ISBN 9782709643931, OCLC 847563522)[39]
  • Sheryl Sandberg et Adam Grant, Option B. Surmonter l'adversité, être résilient, retrouver l'aptitude au bonheur, éd. Michel Lafon, 2017.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) « Sheryl Sandberg, David Goldberg », Weddings/Celebrations, The New York Times, (consulté le 16 juillet 2011)
  2. a b c d e f g h i et j (en-US) Ken Auletta, « A Woman’s Place, Can Sheryl Sandberg upend Silicon Valley’s male-dominated culture? », The New Yorker,‎ (lire en ligne)
  3. (en-US) « Sheryl Sandberg | Jewish Women's Archive », sur jwa.org (consulté le 28 août 2020)
  4. a b et c (en-US) « Who is Sheryl Sandberg? Everything You Need to Know », sur www.thefamouspeople.com (consulté le 28 août 2020)
  5. a et b (en-US) Garrett Parker, « 20 Facts You Didn't Know about Sheryl Sandberg », sur Money Inc, (consulté le 28 août 2020)
  6. (en-US) « 17 Facts About Sheryl Sandberg’s Groundbreaking Career », sur www.workandmoney.com (consulté le 28 août 2020)
  7. (en) « Sheryl Sandberg | Biography, Facebook, Books, & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 28 août 2020)
  8. (en) Jessi Hempel, « Sheryl Sandberg: Facebook's new number two to Zuckerberg », Money.CNN.com, (consulté le 22 juillet 2010)
  9. a et b (en-US) « Sheryl Sandberg - », sur Biography (consulté le 28 août 2020)
  10. (en-US) « Sheryl Sandberg, An Inside View of Facebook », Newsweek,‎ (lire en ligne)
  11. Jean-Baptiste Diebold, « Sheryl Sandberg, directrice des opérations de Facebook », Challenges,‎ (lire en ligne)
  12. (en) Ken Auletta, « A Woman’s Place », The New Yorker, (consulté le 16 juillet 2011)
  13. (en-US) « Sheryl Sandberg Will Become COO of Facebook », sur BoomTown (consulté le 28 août 2020)
  14. (en-US) « Sheryl Sandberg Nominated to The Walt Disney Company Board of Directors », sur www.businesswire.com, (consulté le 28 août 2020)
  15. (en-US) « Sheryl Sandberg », sur Forbes (consulté le 28 août 2020)
  16. « 1- Sheryl Sandberg (Facebook) : une féministe à qui Facebook doit beaucoup », sur www.journaldunet.com (consulté le 28 août 2020)
  17. « Sheryl Sandberg nommée au conseil d’administration Facebook », sur zdnet.fr,
  18. Léa Lejeune, « Parité: un succès sur le papier », Libération, no 9981,‎ (lire en ligne)
  19. (en) « Sheryl Sandberg sells half her stake in Facebook », sur The Irish Times (consulté le 28 août 2020)
  20. Géraldine Russell, « La numéro 2 de Facebook rejoint le club fermé des femmes milliardaires », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  21. Marie-Catherine Beuth, « Sheryl Sandberg, l'égérie "quasi féministe" », Le Figaro, encart « Économie », mardi 12 août 2014.
  22. (en) Angel Au-Yeung, « Where Has Facebook Billionaire Sheryl Sandberg’s $320 Million In Philanthropic Giving Gone To? », sur Forbes (consulté le 28 août 2020)
  23. (en-US) Sheera Frenkel, Nicholas Confessore, Cecilia Kang et Matthew Rosenberg, « Delay, Deny and Deflect: How Facebook’s Leaders Fought Through Crisis », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 9 décembre 2019)
  24. « A Davos, Soros s'en prend à Facebook et Google », sur Les Echos,
  25. « Sheryl Sandberg a demandé à Facebook d'enquêter sur George Soros », sur Les Echos,
  26. (en-US) Nicholas Confessore et Matthew Rosenberg, « Sheryl Sandberg Asked for Soros Research, Facebook Acknowledges », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 9 décembre 2019)
  27. (en-GB) John Naughton, « 'The goal is to automate us': welcome to the age of surveillance capitalism », The Observer,‎ (ISSN 0029-7712, lire en ligne, consulté le 9 décembre 2019)
  28. Marie Rousseau, « Sheryl Sandberg, la numéro 2 de Facebook, égérie féministe », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  29. (en-US) Vindu Goel et Randal C. Archibold, « Dave Goldberg, Silicon Valley Executive, Died of Head Trauma, Mexican Official Says », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 28 août 2020)
  30. Neila Beyler, « Décès de David Goldberg : la Silicon Valley perd l’un de ses patrons les plus populaires », lesechos.fr, 3 mai 2015.
  31. (en-GB) « David Goldberg, tech entrepreneur, died while exercising at Mexican resort », sur the Guardian, (consulté le 28 août 2020)
  32. (en-US) Ron Collins, « How David Goldberg Died Still Doesn’t Add Up, but WHY? », sur Medium, (consulté le 28 août 2020)
  33. (en-US) Recode Staff, « Full transcript: Sheryl Sandberg talks grief, resilience and ‘Option B’ on Recode Decode », sur Vox, (consulté le 28 août 2020)
  34. (en) « Shloshim - The 30-day Mourning Period », sur www.chabad.org (consulté le 28 août 2020)
  35. (en-GB) Nadia Khomami, « Sheryl Sandberg on husband's death: 'I have lived 30 years in these 30 days' », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 28 août 2020)
  36. (en-US) « Read Sheryl Sandberg's Heartfelt Letter About Her Late Husband », sur Time (consulté le 28 août 2020)
  37. (en-US) Jane Ridley, « Hey trolls, Sheryl Sandberg is allowed to date again », sur New York Post, (consulté le 28 août 2020)
  38. (en) « Sheryl Sandberg: ‘Everyone looked at me like I was a ghost’ », sur the Guardian, (consulté le 28 août 2020)
  39. Sheryl Sandberg, le féminisme version Silicon Valley, Le Monde, 17 septembre 2015

Liens externes[modifier | modifier le code]

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