Open Compute Project

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Un serveur de l'Open Compute Project

L'Open Compute Project (OCP) est une organisation qui a pour but de partager des concepts et des techniques de conception de datacenters, regroupant certains des principaux acteurs du secteur que sont Facebook, Apple, Microsoft, Rackspace, Cisco Systems, Juniper Networks, Goldman Sachs, Fidelity, et Bank of America[1].

Historique[modifier | modifier le code]

L'initiative a été lancée en 2011 par Jonathan Heiliger, un ingénieur de Facebook[2], alors qu'il étudiait la reconception du centre de Prineville en Oregon.

Les principales avancées concernent l'efficacité énergétique des systèmes déployés[3], mais aussi le développement de briques open source.

Facebook a annoncé avoir économisé 2 milliards de dollars sur ses coûts d'infrastructure en 3 ans grâce à ce projet[4],[5].

La première édition européenne de l’Open Compute Summit s'est tenue en France en octobre 2014 sur ce sujet[6].

HP a annoncé en 2015 le lancement d'une gamme de serveurs conforme aux spécifications de l'Open Compute project[7].

Le 11 mars 2015 Apple, Cisco et Juniper Networks rejoignent le projet[8].

Le 16 novembre 2015, Nokia rejoint le projet[9].

Le 23 février 2016, Lenovo annonce également sa participation au projet[10].

Le 9 mars 2016, Google rejoint à son tour le projet[11].

Principes généraux[modifier | modifier le code]

  • Utilisation d'alimentation électrique en 480v pour réduire les pertes d'énergie
  • suppression de tout ce qui ne contribue pas à l'efficacité dans les serveurs
  • réutilisation de l'air chaud produit par les serveurs, optimisation du refroidissement des salles machine
  • élimination du besoin d'alimentation centrale non tolérante aux interruptions[2]

Réalisations[modifier | modifier le code]

Les datacenters de Facebook sont entièrement composés de matériel OCP : Prineville (USA), Forest City (USA), Altoona (USA), et Luleå (Suède), et ceux en construction à Fort Worth (USA) et Clonee (Irlande) le seront aussi[12].

En octobre 2016, un switch de 100 Gb/s conçu par Facebook est présenté par l'Open Compute Project[13],[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « How Facebook changed the basic tech that runs the internet », sur Wired,
  2. a et b (en) « Building Efficient Data Centers with the Open Compute Project »,
  3. (en) « Will Open Compute Alter the Data Center Market? », sur datacenterknowledge,
  4. (en) « Open Compute Project U.S. Summit 2015 – Facebook News Recap », sur code.facebook,
  5. (en) « How Facebook is eating the $140 billion hardware market », sur businessinsider,
  6. « Pourquoi la France ne devrait pas bouder l’Open Compute Project », sur Usine Nouvelle,
  7. (en) « Open Compute: Apple, Cisco Join While HP Expands », sur informationweek,
  8. (en) Charles Babcock, « Open Compute: Apple, Cisco Join While HP Expands », (consulté le 11 mars 2015)
  9. (en) « Nokia Networks joins Open Compute Project to advance its AirFrame Data Center Solution »,
  10. (en) « Lenovo joins Open Compute Project »,
  11. (en) « Google joins the Open Compute Project »,
  12. (en) Matt Weinberger, « Facebook's newest data center is going to make some big tech companies very nervous », sur Open Compute, (consulté le 16 mai 2016)
  13. http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-switch-100-gb-s-de-facebook-accepte-par-l-open-compute-project-66275.html
  14. http://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1186845-le-switch-a-100-gb-concu-par-facebook-est-commercialise/

Liens externes[modifier | modifier le code]