Salai

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Salai
Leonardo Salai.JPG
Portrait de Salai par Léonard de Vinci, ~ 1502-1503, huile sur panneau, 37x29 cm. Coll. privée.
Naissance
Décès
Avant le
Milan
Nom de naissance
Gian Giacomo Caprotti
Nationalité
Activité
Maître
Lieux de travail
Mouvement

Gian Giacomo Caprotti ou Giacomo Caprotti da Oreno, dit Salai, Salaï, Salaij, Andrea Salai ou Salaì en italien (de Sala[d]ino : petit diable) (Milan, ~1485 - Milan, avant le ) est un peintre italien de l'école lombarde de l'entourage de Léonard de Vinci, son élève, son disciple dès ses 10 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Salai modèle du Saint Jean-Baptiste de Léonard de Vinci.

Gian Giacomo Caprotti est le fils de Pietro di Giovanni, locataire d'un domaine viticole de Léonard de Vinci près de la Porta Vercellina à Milan. Garçon loqueteux et inculte, Léonard le rencontre le 22 juillet 1490 à Milan où il se rend pour honorer une commande de son mécène Ludovic Sforza. En échange d'une somme de quelques florins donnée à son père, Léonard le recueille à ses dix ans dans sa bottega (it) (atelier d'artistes réunissant maîtres et élèves)[1].

Il devient le disciple de Léonard dès ses quinze ans. D'une beauté androgyne et troublante, il est souvent le modèle et participe à nombre de ses toiles et produit ses propres dessins[2].

Il accompagne Léonard à Mantoue, Venise et Florence.

Suivant Walter Krämer[réf. nécessaire] et Michael Schmidt[3]Source insuffisante , il est dit être le fils adoptif de Léonard de Vinci, depuis le début de son apprentissage et son confident. Plus courante est l'hypothèse qu'ils étaient amants[1]. C'est Léonard de Vinci qui lui donne son surnom de Salaï (petit diable, ou progéniture du diable), en raison de son comportement, se trouvant continuellement à voler ou casser des objets.

Salai épouse Bianca Coldiroli d’Annono le 14 juin 1523 à l'âge de 38 ans. Il meurt d'un carreau d'arbalète reçu lors d'un duel et est enterré à Milan le 10 mars 1524[4].

Polémique[modifier | modifier le code]

Note d'Agostino Vespucci écrite en 1503 en marge d'un livre de l'université de Heidelberg, identifiant le modèle comme étant Lisa Gherardini.

Une découverte de 2008 a semblé confirmer que le modèle de la Joconde est Lisa Gherardini. Dans une édition de l'œuvre de Cicéron, retrouvée à Heidelberg, en Allemagne, et datant d'octobre 1503, son propriétaire Agustino Vespucci, ami de Léonard de Vinci a annoté une page de l'ouvrage, indiquant que De Vinci avait trois peintures en cours cette année-là, dont un portrait de Mona Lisa del Giocondo[5].

En janvier 2011, Silvano Vincenti, président du « Comité national pour la valorisation des biens historiques », un organisme privé italien d'investigation sur l'histoire de l'art, affirme que le jeune Salai aurait servi de modèle à Léonard de Vinci pour La Joconde. Cette thèse laisse sceptiques les experts du musée du Louvre. Sans preuve scientifique, Vincenti fait état de fortes similitudes entre les traits des visages des protagonistes du Saint Jean Baptiste et L'Ange incarné avec le nez et la bouche de Mona Lisa[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Vierge à l'Enfant et le jeune Jean-Baptiste, Budapest, Szépmüvészeti Múzeum
  • Vierge à l'Enfant et sainte Anne Selbdritt[7], Uffizi, Florence
  • Vierge à l'Enfant et sainte Anne Selbdritt Armand Hammer Museum, Los Angeles
  • Saint Jean-Baptiste, pinacothèque Ambrosienne, Milan
  • Vierge à l'Enfant avec les saints Jean-Baptiste et Paul et des anges musiciens, pinacothèque de Brera, Milan
  • Vierge à l'Enfant avec les saints Pierre et Paul,
  • Portrait de femme nue (Monna Vanna ou Lisa del Giocondo) (1515), musée de l'Ermitage, Saint-Petersbourg.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Chiaroscuro: The Private Lives of Leonardo Da Vinci #1-10, nouvelle graphique de 1995 chez DC Comics/Vertigo par Pat McGreal, David Rawson & Chaz Truog.
  • Labijoconde par Kävin'Ka (romancier), éditions ONAN, 2015 (ISBN 978-2-95242-562-9). Reprenant la thèse des chercheurs italiens qui affirment que Salai aurait servi de modèle pour la Joconde, ce roman raconte les trois dernières années de Salai à Amboise auprès de Léonard de Vinci décrivant leur relation tumultueuse et par la même les mœurs très libres de la Renaissance italienne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sophie Herfort, Le Jocond : qui était vraiment Mona Lisa ?, Michel Lafon, 2011, 304 p. (ISBN 274991485X)
  2. Clémentine Portier-Kaltenbach, Le grand quiz des histoires de France sur RTL, 20 novembre 2011
  3. Voir aussi Martin Kemp et James Saslow.
  4. (en) Janice Shell et Grazioso Sironi, « Salai and Leonardo's Legacy », in Leonardo's Art Twentieth-Century Connoisseurship and Iconographic Studies : Leonardo's Projects, c. 1500-1519, vol. 3, p. 397 à 410, Taylor and Francis, Inc, 1999
  5. « L'identité de la Joconde enfin établie », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 17 juin 2017)
  6. « Et si la Joconde était un homme? », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 17 juin 2017)
  7. littéralement Anne la troisième (personnage du tableau) comprenant déjà Marie et Jésus.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]