Pohénégamook

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pohénégamook
Vue du lac Pohénégamook.
Vue du lac Pohénégamook.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Bas-Saint-Laurent
Subdivision régionale Témiscouata
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Louise Labonté
2013 - 2017
Constitution
Démographie
Gentilé Pohénégamookois, oise
Population 2 582 hab. (2016)
Densité 7,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 28′ 00″ nord, 69° 13′ 00″ ouest
Superficie 34 111 ha = 341,11 km2
Divers
Code géographique 13095
Localisation
Localisation de Pohénégamook dans le Témiscouata
Localisation de Pohénégamook dans le Témiscouata

Géolocalisation sur la carte : Bas-Saint-Laurent

Voir sur la carte administrative du Bas-Saint-Laurent
City locator 14.svg
Pohénégamook

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte administrative du Québec
City locator 14.svg
Pohénégamook

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte topographique du Québec
City locator 14.svg
Pohénégamook

Pohénégamook est une ville du Québec située dans la municipalité régionale de comté du Témiscouata au Bas-Saint-Laurent. Elle est née de la fusion des municipalités de Sully, de Saint-Pierre-d'Estcourt et de Saint-Éleuthère le .

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'origine amérindienne a d'abord été donné au lac Pohénégamook, au canton et au bureau de poste[1].

Les gentilés sont nommés Pohénégamookois et Pohénégamookoises[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Plage municipale à la tête du lac Pohénégamook.

Pohénégamook est situé sur le versant sud du fleuve Saint-Laurent à 235 kilomètres au nord-est de Québec et à 520 kilomètres au sud-ouest de Gaspé. Les villes importantes près de Pohénégamook sont Témiscouata-sur-le-Lac à 50 kilomètres au nord-est et Rivière-du-Loup à 65 kilomètres au nord. Pohénégamook est situé sur la frontière avec les États-Unis. La ville est adjacente à Estcourt Station au Maine, qui se compose de plusieurs maisons, dont certaines ont été construites avant la frontière internationale a été correctement étudiée à travers la zone et qui divise aujourd'hui la frontière. La ville est située sur la route 289 entre Saint-Alexandre-de-Kamouraska au nord-ouest et Rivière-Bleue à l'est. Le territoire de Pohénégamook couvre une superficie de 351,97 km2[2].

La ville de Pohénégamook fait partie de la municipalité régionale de comté du Témiscouata dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent[2].

Le lac Pohénégamook bordant la ville mesure neuf kilomètres de longueur pour environ un kilomètre de largeur. Une légende prétend qu'un monstre connu sous le nom de Ponik errerait dans ce lac. La bête aurait la forme d'un canot renversé parsemé d'écailles. Les suppositions des origines de la bête sont nombreuses : esturgeon, serpent de mer ou encore de vieux billots de bois. Toutefois, cette histoire permet à la ville de Pohénégamook d'être reconnue par de nombreux Québécois.

Démographie[modifier | modifier le code]

Avant la fusion de 1973[modifier | modifier le code]

Saint-Éleuthère[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1891 1921 1931 1941 1951 1956 1961 1966 1971
611 1 855 1 489 1 698 1 829 1 849 1 822 1 665 1 592
(Sources : Statistique Canada)

Saint-Pierre-d'Estcourt[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1931 1941 1951 1956 1961 1966 1971
941 958 1 302 1 340 1 358 1 237 1 104
(Sources : Statistique Canada)

Sully[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1921 1931 1941 1951 1956 1961 1966 1971
1 036 870 1 061 1 364 1 431 1 444 1 375 1 263
(Sources : Statistique Canada)

Après la fusion de 1973[modifier | modifier le code]

Ville de Pohénégamook[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1976 1981 1986 1991 1996 2001 2006 2011 2016
3 627 3 702 3 526 3 248 3 259 3 097 2 940 2 770 2 582
(Sources : Statistique Canada)

Selon Statistique Canada, la population de Pohénégamook était de 2 940 habitants en 2006[3]. La tendance démographique des dernières années suit celle de l'Est du Québec, c'est-à-dire une décroissance. En effet, en 2001, la population était de 3 097 habitants[3]. Ce qui correspond à un taux de décroissance de 8,6 % en cinq ans[3]. L'âge médian de la population de Pohénégamook va à l'inverse, en augmentant de 44,5 ans en 2006[3] à 48,3 en 2011[4].

Le nombre total de logements privés dans la ville est de 1 406[3]. Cependant, seulement 1 203 de ces logements sont occupés par des résidents permanents[3]. La majorité des logements de Pohénégamook sont des maisons individuelles[3].

0,3 % de la population de Pohénégamook est issue de l'immigration[3]. De plus, selon Statistiques Canada, 0,3 % de la population n'avait pas le statut de résident permanent du Canada en 2006[3]. 99,3 % de la population a le français en tant que langue maternelle ; le reste est partagé à part égale entre l'anglais et une autre langue que le français et l'anglais[3]. 8,7 % de la population maitrise les deux langues officielles du Canada ; tous les habitants connaissent le français[3]. 1,4 % de la population de Pohénégamook a une identité autochtone[3].

Le taux de chômage dans la ville était de 13 % en 2006[3]. Le revenu médian des Gamookois est de 21 607 $[3].

42 % de la population de 15 ans et plus de Pohénégamook n'a aucun diplôme d'éducation[3]. 40 % de cette population n'a que le diplôme d'études secondaires ou professionnelles[3]. 4,5 % de cette population a un diplôme de niveau universitaire[3]. 1,7 % des diplômés postsecondaires ont effectué leurs études à l'extérieur du Canada[3]. Le principal domaine d'études des Gamookois est « l'architecture, le génie et les services connexes »[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pohénégamook fut occupée à l'origine par les Malécites, pour qui l'appellation désignait un endroit du campement, lieu de repos, parce qu'ils étaient à l'abri des intempéries des plaines du Fleuve Saint-Laurent[5].

C'est l'une des localités organisatrices du Ve Congrès mondial acadien en 2014[6].

Saint-Éleuthère[modifier | modifier le code]

Le canton de Pohénégamook fut érigé le 5 mars 1872. L'ouverture des registres de la paroisse catholique a lieu en 1874, la paroisse étant fondée en pleine forêt par l'abbé Clovis Roy de Saint-Alexandre-de-Kamouraska[7]. La municipalité du canton de Pohénégamook est érigée le 9 mai 1903, il s'agit de la première organisation municipale de l'endroit. À partir du 7 juin 1923, la municipalité du canton de Pohénégamook prends le nom de la paroisse de Saint-Éleuthère.

Le nom de Saint-Éleuthère viens d'Éleuthère qui fut pape de 175 à 189[8].

Saint-Pierre-d'Estcourt[modifier | modifier le code]

L'érection de la municipalité de la paroisse de Saint-Pierre-d'Estcourt a lieu le 21 mars 1922 de la scission du canton de Pohénégamook et de la paroisse de Saint-David. Une mission catholique est fondée en 1923, les messes y sont alors célébrées dans une école. Dès l'année suivante, une chapelle y ouvre ses portes, cette dernière fera place à l'église paroissiale construite en 1933[9].

Le nom d'Estcourt reprends le canton du même nom proclamé en 1866 et dénommé en souvenir de l'arpenteur et commissaire britannique James Bucknall Estcourt (1802-1855) qui fut chargé de tracé la frontière canado-américaine à la suite du traité Webster-Ashburton[8].

Sully[modifier | modifier le code]

Une première mission catholique voit le jour à Sully en 1914, cette mission sera d'ailleurs rapidement remplacée par la paroisse de Saint-David-d'Estcourt dont l'érection canonique a lieu en décembre 1918 et l'érection civile en 1919[7]. Par contre, l'organisation municipale voit le jour en 1915 sous le nom de municipalité d'Estcourt, celle-ci changera son nom pour Saint-David-d'Estcourt dès 1919. Une première église est construite en 1921 et incendiée par un feu de forêt en 1921. L'église actuelle date de 1924 et fut agrandie en 1946[10].

C'est à partir du 23 avril 1966 que la municipalité prends le nom de Sully, le nom est encore utilisé pour désigner le territoire de l'ancienne municipalité.

Le patronage de Saint-David rappelle le souvenir de David Chénard qui fut curé de la paroisse voisine de Saint-Éleuthère et un ancien desservant de la paroisse[7]. Quant à Sully, nom premièrement utilisé par le bureau de poste local, rappelle le souvenir de Maximilien de Béthune, duc de Sully (1559-1641) qui fut ministre français des Finances sous le règne du roi Henri-IV[7].

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 9 mai 1903 : Érection de la municipalité du canton de Pohénégamook.
  • 22 septembre 1915 : Érection de la municipalité d'Estcourt.
  • 5 novembre 1919 : La municipalité d'Estcourt devient la municipalité de Saint-David-d'Estcourt.
  • 21 mars 1922 : Érection de la paroisse de Saint-Pierre d'Estcourt à partir de territoire du canton de Pohénégamook et de la paroisse de Saint-David.
  • 7 juin 1923 : La municipalité du canton de Pohénégamook devient la paroisse de St-Éleuthère.
  • 23 avril 1966 : La municipalité de Saint-David-d'Estcourt change son nom pour Sully.
  • 15 mars 1969 : La paroisse de St-Éleuthère change son nom et son statut et devient la municipalité de Saint-Éleuthère. La paroisse de Saint-Pierre d'Estcourt change son nom pour Saint-Pierre-d'Estcourt.
  • 3 novembre 1973 : Les municipalités de Saint-Éleuthère et de Sully ainsi que la paroisse de Saint-Pierre-d'Estcourt fusionnent lors de la création de la ville de Pohénégamook.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Picard Saint-Honoré-de-Témiscouata Rose des vents
N Saint-Elzéar-de-Témiscouata
O    Pohénégamook    E
S
Saint-Athanase Drapeau des États-Unis États-Unis, Drapeau du Maine Maine, Allagash Rivière-Bleue

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. toponymie.gouv.qc.ca
  2. a, b et c Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités - Pohénégamook », sur Ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire (consulté le 9 février 2011)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s « Profils des communautés de 2006 : Pohénégamook », sur statcan.gc.ca (consulté le 14 avril 2017)
  4. « Profil du recensement : Pohénégamook », sur statcan.gc.ca (consulté le 14 avril 2017)
  5. Toponymie : Lac Pohénégamook
  6. « Programme officiel » [PDF], sur Congrès mondial acadien 2014 (consulté le 11 août 2014)
  7. a, b, c et d Hormisdas Magnan, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la Province de Québec, Arthabaska, L'Imprimerie d'Arthabaska Inc.,
  8. a et b « Fiche descriptive », sur www.toponymie.gouv.qc.ca (consulté le 1er septembre 2017)
  9. YVES-MARIE MELANCON, « MARIE-MÉDIATRICE D'ESTCOURT, POHÉNÉGAMOOK, Diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière », sur dioceserimouski.com (consulté le 1er septembre 2017)
  10. YVES-MARIE MELANCON, « SAINT-DAVID DE SULLY, POHÉNÉGAMOOK, Diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière », sur dioceserimouski.com (consulté le 1er septembre 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources en ligne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]