Saint-Sulpice-et-Cameyrac

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Saint-Sulpice-et-Cameyrac
La mairie.
La mairie.
Blason de Saint-Sulpice-et-Cameyrac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton La Presqu'île
Intercommunalité Communauté de communes du Secteur de Saint-Loubès
Maire
Mandat
Pierre Jaguenaud
2014-2020
Code postal 33450
Code commune 33483
Démographie
Gentilé Saint-Sulpiciens
Population
municipale
4 542 hab. (2014)
Densité 302 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 39″ nord, 0° 23′ 22″ ouest
Altitude Min. 3 m
Max. 64 m
Superficie 15,04 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintsulpiceetcameyrac.fr

Saint-Sulpice-et-Cameyrac (en occitan (gascon) : Sent Sulpici e Camairac) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Sulpice se situe dans l'Entre-deux-Mers, entre Garonne et Dordogne, et dans l'aire urbaine de Bordeaux et son unité urbaine, entre Bordeaux et Libourne. Elle est bordée à l'ouest par la Laurence, un ruisseau affluent de la Dordogne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Sulpice-et-Cameyrac[1]
Saint-Loubès Izon
Saint-Sulpice-et-Cameyrac[1]
Montussan Beychac-et-Caillau Vayres

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Elle est accessible par l'autoroute A89 à l'entrée-sortie no 5, dit de Saint-Sulpice-et-Cameyrac, et par la SNCF à la gare de Saint-Sulpice-Izon sur la ligne Paris - Bordeaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini, 1756.

De nombreuses découvertes de vestiges gallo-romains ont été signalées par Léo Drouyn en 1875 :

  • une villa autour de l'église Saint-Ciers : pierres réemployées, briques à rebord et poteries ;
  • des sépultures en tegulae au sud-est de l'église ;
  • des substructions au lieu-dit Châtillon ;
  • un habitat avec citerne et sépultures en tegulae au lieu-dit Le Leu ;
  • des murs romains au village du Sablot ;
  • une ruine près de l'église de Birac au lieu-dit Les Clans.
  • La voie romaine reliant Burdigala et Vesunna traverse la commune comme en témoigne le toponyme de la Caussade ; le chemin de la Reine n'a pas été daté[2].

La dédicace à saint Sulpice laisse présumer une fondation dès le Haut Moyen Âge. La conquête de nouvelles terres à défricher, encouragée par les abbayes de Saint-Jean d’Angély et de Sainte-Croix de Bordeaux, détentrices de droits sur la paroisse, est à placer à la charnière des XIe siècle et XIIe siècle[3].

Une motte est portée sur la carte de Cassini, sur la rive gauche du ruisseau passant à Birac.

  • À la Révolution, la paroisse Saint-Sulpice de Bernac (ou d'Izon) forme la commune de Saint-Sulpice et la paroisse Saint-Cyr de Cameyrac la commune de Cameyrac. Le 15 juin 1812, la commune de Cameyrac est rattachée à celle de Saint-Sulpice qui devient Saint-Sulpice-et-Cameyrac[4],[5].
La commune était formée de deux villages, alors qu'une lande presque sans habitation les séparait. Le territoire de la commune est formé d'un plateau descendant au nord vers les marais du Padouen[Note 1],[6], [7], sans atteindre la Dordogne et culminant à 60 m au coteau de Cameyrac. La commune est limitée à l'ouest par la vallée de la Laurance, à l'est par la vallée du Canterane et la colline qui le borde ; au sud la limite suit grossièrement le tracé de l'antique voie impériale de Bordeaux à Périgueux, qui passe par Vayres

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Sulpice-et-Cameyrac appartient à l'arrondissement de Bordeaux. À la suite du découpage territorial de 2014 entré en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015, la commune est transférée du canton de Carbon-Blanc supprimé au nouveau canton de la Presqu'île[8],[9]. Carbon-Blanc fait également partie de la communauté de communes du Secteur de Saint-Loubès.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1981 Gabriel Coquilleau    
1981 1984 René Fel    
1984 1994 Raymond Lavielle    
1994 mars 2008 Pierre Jaguenaud    
mars 2008 mars 2014 Claude Pulcrano    
mars 2014 en cours Pierre Jaguenaud[10] SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Sulpice-et-Cameyrac sont appelés les Saint-Sulpiciens[11].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 4 542 habitants, en augmentation de 5,63 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
823 799 791 1 088 1 076 1 075 1 103 1 077 1 073
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 088 1 079 1 087 1 065 1 063 1 068 1 026 1 044 1 062
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 012 1 134 1 111 1 210 1 064 1 143 1 073 1 023 1 098
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 142 1 406 1 936 3 215 3 520 3 932 4 271 4 552 4 542
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • Golf de Bordeaux-Cameyrac : Un parcours de golf privé crée en 1970. Il se compose d'un premier parcours de 9 trous et d'un second de 18 trous, boisé avec lac et vue panoramique sur le Bordelais.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On trouve trois monuments inscrits ou classés dans la commune et plus d'une vingtaine de bâtiments inscrits dans l'Inventaire général du patrimoine culturel.

Les monuments inscrits ou classés :

Croix de chemin, rue de la Croix.
Croix de Maucaillou, Cameyrac et le monument aux morts

Dans l'Inventaire général du patrimoine culturel on trouve :

La croix de rue de la Croix est décrite par Léo Drouyn[19] :
Croix de carrefour à Saint-Sulpice-d'Izon, canton du Carbon-Blanc (Gironde) (XVIe siècle).
« Cette croix m'a paru trop peu intéressante pour être gravée ; elle est située à 500 mètres environ au sud-ouest de l'église de Saint-Sulpice-d'Izon, dans un ancien carrefour qui vient d'être dénaturé. Elle doit être de la même époque que celle du cimetière, et faite probablement par le même artiste.
Sur un socle carré s'élève une base carrée surmontée d'une colonne octogone. Les angles de la base sont reliés par des boules aux faces de l'octogone. Une corniche sert de chapiteau.
La croix proprement dite est très simple, mais ne doit pas être complète, car on voit, aux extrémités des bras, des trous qui ont dû servir à adapter des ornements. À l'occident, est un crucifix avec nimbe crucifère et pieds attachés avec un seul clou. À l'orient, la Sainte Vierge debout porte dans ses bras l'enfant Jésus. Tout cela est d'un dessin très ordinaire et fort dégradé. »
Quoique peu remarquable ce monument doit être conservé avec soin, car les croix de carrefour bien conservées sont fort rares.
La croix est inscrite[20] à l'Inventaire général du patrimoine culturel le 30 novembre 2001.
La croix de chemin, avenue Maucaillou est en pierre de taille calcaire et celle de Cameyrac, place de l'église, a son fût en pierre et sa croix en fonte.
Château Badines
  • Le château Badines est un manoir fortifié construit dans la deuxième moitié du XVIe siècle. Elle appartenait à la famille Rubran depuis 1530 jusqu'à la Révolution.
L'édifice était composé d'un logis fortifié et de dépendances qui ouvraient sur une cour fermée par un portail. Le logis est composé de deux corps de bâtiment en équerre avec tours d'angles. Des toits de tuile creuse couvrent l'ensemble sauf les tours, qui sont couvertes de toits coniques ; au sud, l'échauguette en pierre de taille est couverte d'un toit en pavillon de tuile plate. L'escalier en vis est situé dans la tour méridionale. La tour nord porte toujours le blason de la famille de Rubran.
Le bâtiment a été considérablement remanié au XVIIe et XIXe siècles, mais certains dépendances du XVIIe siècle existent toujours (puits et arcades).
Le manoir est inscrit[22] à l'Inventaire général du patrimoine culturel le 30 novembre 2001.
  • Le château Quantin : La maison noble de Quantin existe depuis la fin du XVIe siècle, elle figure sur la carte de Belleyme. L'édifice est composé d'un corps de logis en rez-de-chaussée, avec un avant-corps central à fronton, flanqué de pavillons à un étage carré et un étage de comble, prolongés en retour d'équerre par des dépendances formant une cour ouverte. L'aile orientale des dépendances est composée de bâtiments qui forment une deuxième cour.
Le bâtiment a été reconstruit à la fin du XVIIIe siècle et réaménagé au XIXe siècle avec l'adjonction des pavillons. Les dépendances sont agrandies à cette époque et un jardin régulier, qui figure sur le plan cadastral de 1825, mais qui n'existe plus. Un portail du XVIIIe siècle, en ruine, se trouve au bord de la route de Saint-Loubès-Izon.
Le manoir est inscrit[23] à l'Inventaire général du patrimoine culturel le 30 novembre 2001.
  • Château Beauval, bâti pour M. de Loyac vers 1780, est composé d'un logis et de dépendances en rez-de-chaussée formant une cour fermée par un mur de clôture avec porte cochère. L'intérieur est réaménagé et les dépendances agrandies au XIXe siècle par les propriétaires, la famille Alphand, mais petit à petit le domaine périclite. En 2011, les nouveaux propriétaires restaurent le bâtiment dans son état d'origine.
Le château Beauval est inscrit[24] à l'Inventaire général du patrimoine culturel le 30 novembre 2001. C'est actuellement une exploitation viticole sous le nom de Château Leroy-Beauval.
  • Sculpture de l'artiste et maître carrossier bordelais Paul Bracq qui orne le rond-point à l'intersection des routes départementales D13 et D242 depuis 2000.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léo Drouyn (1816-1896) y séjourna dans son enfance sur le domaine du Gay.
  • Jean-Charles-Adolphe Alphand (1817-1891), un ingénieur des ponts et chaussées connu pour son travail d'embellissement de Paris, avec le baron Haussmann, était propriétaire du château Beauval.
  • Edmond Chrètien (1883-1945), sculpteur, auteur du monument aux morts de la commune.
  • Jean-Yves Mano, homme politique né en 1947 dans la commune.
  • Paul Bracq, peintre, sculpteur, maître carrossier bordelais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Sulpice-et-Cameyrac Blason D’azur, à la cotice d’argent accompagnée de deux façades de chapelle d’or, une en chef et une en pointe, et deux tours d’argent maçonnées de sable, une à dextre et une à senestre, à la grappe de raisin de gueules tigée au naturel et feuillée de sinople brochant en abîme.
Devise 
« Suis droit mon chemin »
Détails Officiel, présent sur le site internet de la commune[25]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les Vacans et Padouens sont des lieux vacants qui, en principe, appartiennent au roi ou au seigneur local. Sont reputés padouens quelques landes, des pâtures, des bois, de rares vignes, mais surtout des rivières, des chemins, les talus des remparts, les remparts eux-mêmes, les ponts, les places, les bâtiments effondrés qui ne sont pas remis en état au bout d'un certain temps, etc.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Sulpice-et-Cameyrac sur Géoportail, consulté le 27 avril 2015.
  2. Hubert Sion, Académie des inscriptions et belles-lettres, Carte archéologique de la Gaule 33-1 : La Gironde, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, , 1e éd., 360 p. (ISBN 978-2-87754-028-5), pp. 139-140.
  3. Conseil Régional d'Aquitaine, « Saint-Sulpice-et-Cameyrac », Visites en Aquitaine (consulté le 17 mai 2016).
  4. Historique des communes, p. 60, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 20 août 2013.
  5. Saint Sulpice et Cameyrac autrefois...de Denise Dumonteil et Bernard Prégat, Les Dossiers d'Aquitaine, coll. « Mémoire et Patrimoine », 01/2004, (ISBN 2-84622-075-1) (Site de consultation)
  6. Jean-Marc Soyez, Quand les anglais vendangeaient l'Aquitaine : d'Aliénor à Jeanne d'Arc, Bordeaux, Les Dossiers d'Aquitaine, coll. « Mémoires de France », , 192 p. (ISBN 978-2846221689)
  7. Pierre Harlé, Padouens du bordelais : Étude historique, Bordeaux, Y. Caderet, (lire en ligne)
  8. Décret no 2014-192 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Gironde sur le site de Légifrance
  9. Carte des cantons et communes de la Gironde avant et après le redécoupage de 2014 sur le site du Conseil départemental de la Gironde
  10. Le conseil sur le site officiel de la commune.
  11. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 20 août 2013.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Inscription MH de l'église Saint-Jean-Baptiste », notice no PA00083805, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Inscription MH de l'église Saint-Roch », notice no PA00083804, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Classement MH de la croix de cimetière », notice no PA00083806, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Léo Drouyn, Croix de procession de cimetières et de carrefours, Bordeaux 1858.
  20. « Inscription de la croix de chemin », notice no IA33001081, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Inscription du monument aux morts », notice no IA33001076, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Inscription du château Badines », notice no IA33001079, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Inscription du château Quantin », notice no IA33001082, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Inscription du château Beauval », notice no IA33001080, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Site officiel de Saint-Sulpice-et-Cameyrac, consulté le 20 août 2013

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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