Montussan

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Montussan
La mairie.
La mairie.
Blason de Montussan
Blason
Montussan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Lormont
Intercommunalité Communauté de communes du Secteur de Saint-Loubès
Maire
Mandat
Frédéric Dupic
2014-2020
Code postal 33450
Code commune 33293
Démographie
Population
municipale
3 072 hab. (2014)
Densité 370 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 57″ nord, 0° 25′ 38″ ouest
Altitude Min. 7 m – Max. 88 m
Superficie 8,3 km2
Localisation

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Liens
Site web www.montussan.fr/

Montussan est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le nord de l'Entre-deux-Mers, Montussan est une commune de l'aire urbaine de Bordeaux et de l'unité urbaine de Bordeaux. Elle est bordée à l'est par la Laurence, un ruisseau affluent de la Dordogne.

Communes limitrophes de Montussan
Saint-Loubès Saint-Sulpice-et-Cameyrac
Yvrac Montussan
Pompignac Beychac-et-Caillau
Limites administratives de la commune


Sur la carte Cassini no 104 à l'échelle 1/864000 (une ligne pour 100 toises) relevée entre 1766 et 1769 par Luc et Louis Capitaine figure un lieu-dit nommé Fourton qui correspond au lieu-dit actuel Orton.

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Montussan ne fut aliénée que le 14 mai 1726. Mlle de Binet[1], veuve de M. de Brach, chevalier de l'ordre royal de Saint-Louis, lieutenant de la compagnie des grenadiers à cheval du roi et maître de camp de cavalerie, présenta un placet au roi, dans lequel elle disait qu'en qualité de mère et tutrice de son fils unique, elle possédait un fief considérable appelé La Motte Montussan[2], situé dans la prévôté royale de l'Entre-deux-Mers, et qui comprenait une partie notable de la paroisse de Montussan, où le roi n'avait que la justice, qui ne lui donnait aucun revenu. Elle demandait en conséquence, à Sa Majesté, de lui faire don de la haute, moyenne et basse justice de cette paroisse, et de l'unir au fief de La Motte Montussan. Elle faisait valoir à l'appui de sa requête, les services de son mari pendant près de quarante ans ; elle ajoutait que son fils avait perdu un de ses oncles, capitaine dans la maison du roi, et qu'il avait deux autres oncles chevaliers de Saint-Louis, l'un gouverneur de l'île Saint-Louis, et l'autre lieutenant de vaisseau. Le roi lui accorda sa demande. Le 22 juin suivant, Sébastien Du Réau, conseiller du roi en la cour des aides de « Guienne », présenta une requête dans laquelle il disait que la prévôté royale d'Entre-deux-Mers était inaliénable ; que la dame de Brach n'avait demandé la justice que, sans doute, pour fatiguer les habitants de la paroisse de Montussan et que, comme il y possédait des domaines considérables, il priait le parlement de s'opposer à l'entérinement des lettres royaux du don de justice. Il est probable que le parlement passa outre[3].

Peyron Peiron serait le nom du premier maire de Montussan, à la Révolution ; il dérive sans doute du prénom occitan "Pèir" (prononcer "Pèï") ou "Pèire" ("Pierre" en français).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Montussan se blasonnent ainsi : Parti d’or et de gueules, au premier à un cheval et son cavalier sur une terrasse isolée, le tout de sable, brochant sur une plume d’argent posée en pal, au deuxième à trois grappes de raisin rangées en pal et posées en barre, celle du centre d’or les deux autres de pourpre ; au pal haussé orangé couvert d’une voie pavée du même brochant sur la partition[4],[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Montussan appartient à l'arrondissement de Bordeaux. À la suite du découpage territorial de 2014 entré en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015, la commune est transférée du canton de Cenon au canton de Lormont remodelés[6],[7]. Montussan fait également partie de la communauté de communes du Secteur de Saint-Loubès.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Claude Arnathau[8] SE  
mars 2014 en cours Frédéric Dupic DVG Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 072 habitants, en augmentation de 16,23 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
589 505 549 505 625 609 627 618 628
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
590 639 642 655 611 566 609 622 658
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
669 683 611 627 646 692 737 732 829
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
991 1 024 1 233 1 727 1 903 2 207 2 526 2 643 3 072
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château Fonchereau dépendait en tant que maison noble du Château Lamothe[2], au même titre que l'étaient les châteaux environnants de La Moune, Puymiran et Taillefer. Il appartint dans la première partie du XVIIe siècle à messire Gilles de Geneste, président du Parlement de Bordeaux. Il fut acquis en 1647 par Jean Talartry, trésorier des Finances de Guyenne. Il fut successivement la propriété du chevalier François de Cursol en 1719 puis de Dame de Guimps, cousine de Montaigne. Il demeura la propriété de la famille de Guimps jusqu'en 1863[13]. La propriété fut ensuite acquise par M. Thibaud à la fin du XIXe siècle puis vendue à Mme Nelly Postry en 1940. Durant la Seconde Guerre mondiale, il a hébergé plusieurs activités de résistance, notamment un émetteur radio clandestin, dans le cadre du réseau Jade-Amicol. Le château est aujourd'hui, depuis juin 2006, la propriété d'Alfredo Ruiz Sanchez et d'une famille amie[14].

L'église de Montussan abrite une cloche datant de 1741, classée monument historique au titre objet[15].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Un club de football américain nommé « Crocodiles de Montussan »[16] a été constitué en février 2011 avec une section flag football ; une extension au football américain est prévue.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne San Vicente de la Sonsierra (Espagne) depuis 1990[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Louise Binet épousa en janvier 1707 François Raymond de Brach, seigneur de la Motte-Montussan. Ils eurent un fils, François Élie, qui épousa le 19 septembre 1734 sa cousine germaine Marie Élisabeth Cécile Binet.
  2. a et b Le château Lamothe à Saint-Sulpice-et-Cameyrac, construit au XIVe siècle puis détruit, reconstruit et fortifié aux XVIe et XVIIe siècles, agrandi au XIXe siècle
  3. Archives de M. le baron Jules de Gères. - Arch. hist. de la Gironde. Extrait du livre de Léo Drouyn, Essai Historique sur l'Entre-deux-mers
  4. GASO - Banque du blason - 33293
  5. Historique de Montussan sur le site officiel de la commune
  6. Décret no 2014-192 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Gironde sur le site de Légifrance
  7. Carte des cantons et communes de la Gironde avant et après le redécoupage de 2014 sur le site du Conseil départemental de la Gironde
  8. Fiche de Montussan sur le site de l'AMF, consulté le 19 février 2013.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. La vie au château Fonchereau peu avant la Révolution française a fait l'objet d'une recherche universitaire très approfondie par Mlle Carole Rathier (de l'université de Bordeaux III) qui a étudié la correspondance reçue par Mme de Cursol de sa mère Mme Duplessy, entre 1768 et 1782, soit 756 lettres.
  14. Source Journal Sud-Ouest
  15. « Classement de la cloche de l'église », notice no PM33000603, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. Site internet des Crocodiles de Montussan
  17. Jumelage sur le site officiel de la commune, consulté le 19 février 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Œuvres poétiques de Pierre de Brach, sieur de la Motte Montussan, publiées et annotées par Reinhold Dezeimeris, Pub info Paris, A. Aubry, 1861-62

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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