Saint-Avre

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Saint-Avre
Saint-Avre
La mairie, le monument aux morts et le massif de la Lauzière à l'arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Saint-Jean-de-Maurienne
Intercommunalité Communauté de communes du canton de La Chambre
Maire
Mandat
Simon Pouchoulin
2014-2020
Code postal 73130
Code commune 73224
Démographie
Gentilé Saint-Avrains
Population
municipale
868 hab. (2015 en augmentation de 8,5 % par rapport à 2010)
Densité 238 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 12″ nord, 6° 18′ 39″ est
Altitude Min. 443 m
Max. 1 229 m
Superficie 3,64 km2
Localisation

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Saint-Avre est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Avre est une commune de la vallée de la Maurienne, limitrophe de La Chambre avec laquelle elle forme une seule agglomération.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Avre
La Chambre Saint-Martin-sur-la-Chambre Montaimont
Saint-Étienne-de-Cuines Saint-Avre Montvernier
Sainte-Marie-de-Cuines Sainte-Marie-de-Cuines Montvernier

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Vue de Saint-Avre (au premier plan), de l'Arc et de l'A43 au second plan à gauche, depuis le mont du Fût.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière l'Arc délimite l'ouest du territoire de la commune. Le Glandon, affluent de la rive gauche de l'Arc a sa confluence avec cette rivière, sur le territoire de la commune de Saint-Avre.

Le Nantuel, un ruisseau alimenté par la fonte des neiges, est souvent à sec en été.

Climat[modifier | modifier le code]

Catastrophes naturelles[modifier | modifier le code]

Les marécages du bord de l'Arc, qui ont généré de nombreuses fièvres endémiques, ont été colmatés entre 1836 et 1863 et asséchés en 1890.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Saint-Avre - La Chambre.

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Avre est accessible par l'autoroute A43, sortie no 26 La Chambre, et par la route départementale 1006 (ancienne nationale 6).

La route départementale D99A, qui traverse la commune, relie Saint-Avre à La Chambre, au nord-ouest, et à Saint-Martin-sur-la-Chambre, au nord.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La gare de Saint-Avre - La Chambre dessert la commune par des liaisons TGV saisonnières en hiver en provenance de Paris, et par des trains TER en provenance de Lyon, Chambéry et Saint-Jean de Maurienne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention du toponyme remonte au XIIIe siècle, avec parochia Sancti Apri (1270), d'après le Cartulaire de Maurienne[1],[2]. La paroisse est mentionnée, toujours dans le cartulaire, en 1393 sous la forme Sancti Apri[2]. Selon la Mappe sarde (1730), la commune porte le nom de Saint Apvre avant de prendre la forme moderne en 1759[2].

Lors de l'occupation du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires française à partir de 1792, la commune prend le nom d’Antichambre, ce nom vient du fait qu'en venant du Piémont, Saint-Avre est situé avant le chef-lieu du canton, La Chambre[3].

Saint-Avre provient du nom de saint éponyme (dit aussi Aper ou Aupre), originaire de Sens, que l'on invoque notamment pour guérir les rhumatismes[1]. On trouve deux autres localités ayant un toponyme issu du saint : Saint-Aupre en Dauphiné et un ancien lieu-dit de la cité de Genève, aujourd'hui disparue[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sant Ovre, selon la graphie de Conflans[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Développement industriel[modifier | modifier le code]

En Maurienne, l'arrivée du chemin de fer (1871) a coïncidé avec l'avènement de la houille blanche. Le même site devait idéalement réunir chute d'eau et établissement industriel. Dans bien des cas, c'est la chute d'eau qui a déterminé le choix de ce site, le raccordement à la voie ferrée s'avérant plus problématique comme à Prémont, La Sausaz ou Montricher. À Saint-Avre, la situation a été inverse : c'est la disposition de vastes terrains plats excellemment situés en bordure de la voie ferrée qui a commandé la création d'une usine de carbure de calcium, l'énergie provenant de la centrale hydroélectrique du Glandon, sur la commune voisine de Sainte-Marie-de-Cuines. À partir de 1929, c'est elle qui approvisionnait l'usine de La Chambre[5]. Elle employait 275 personnes en 1939. Elle a fermé en 1967 devant la concurrence des dérivés du pétrole[6].

Les établissements de pâtes alimentaires Bozon-Verduraz, installés sur la commune voisine de Saint-Étienne-de-Cuines bien avant la Grande Guerre de 1914-1918, se sont raccordés à la gare de Saint-Avre par un câble transporteur puis y ont installé un atelier de semoule de maïs et un silo de stockage[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration locale[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée administrativement à l’arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne. Elle fait partie du canton de La Chambre jusqu'à sa suppression en 2015 et depuis cette date de celui de Saint-Jean-de-Maurienne. Enfin, elle est rattachée à la troisième circonscription de la Savoie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1499, le nombre de membres du conseil municipal est de quinze[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1965 Gaston Tronel    
1965 1971 René Viallet    
1971 1983 Noël Halter    
1983 1989 Georgette Beltrami    
mars 1989 mars 2001 Antoine Martre    
mars 2001 en cours
(au 30 avril 2014)
Simon Pouchoulin    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Saint-Avrains et les habitantes les Saint-Avrainches[8].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2015, la commune comptait 868 habitants[Note 1], en augmentation de 8,5 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
194189198235231276270246230
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
240210262266266300356406512
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
445440545489500458529568579
1982 1990 1999 2005 2010 2015 - - -
619627646715800868---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Avre en 2006 en pourcentage[12].
HommesClasse d’âgeFemmes
plus de 90 ans
0,6 
6,5 
75 à 89 ans
11,7 
14,4 
60 à 74 ans
14,4 
18,0 
45 à 59 ans
18,1 
23,9 
30 à 44 ans
22,5 
19,4 
15 à 29 ans
14,4 
17,7 
0 à 14 ans
18,3 

Vie associative et culturelle[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une salle polyvalente et d'un four à pain communal.

Sports[modifier | modifier le code]

En dehors d'un boulodrome, la commune ne dispose pas d’infrastructures sportives notables.

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Avre.

Saint-Avre dépend de la paroisse catholique de Sainte-Madeleine - La Chambre, rattachée au doyenné de Maurienne et à l'archidiocèse de Savoie[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts.
  • L'église a été construite au XIIIe siècle dans le style roman, dont il reste le clocher, décapité sur ordre d'Albitte pendant la période révolutionnaire. Au XVIIIe siècle, l'église est reconstruite en style baroque dont il reste la sacristie actuelle et une partie du mobilier (deux statues, tableau, croix du chœur, tabernacle). Tombée en ruine, elle est reconstruite en 1948 dans un style sarde avec des bandes lombardes. L'extérieur est restauré entre 1962 et 1964, puis de nouveau en 2009. Enfin, le chœur est repeint en 1991.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche, Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5, lire en ligne), p. 105-108. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean Prieur, Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé, (ISBN 978-2-8420-6465-5, lire en ligne), p. 29-30.
  2. a b et c Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 414.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 24
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  5. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 208
  6. a et b Louis Chabert, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 115-117
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. « Saint-Avre », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en février 2018), Ressources - Les communes.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. Évolution et structure de la population de Saint-Avre en 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 4 août 2009.
  13. Fiche de la paroisse sur le site officiel du diocèse. Consulté le 25 août 2012.