Saint-Avre

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Saint-Avre
Saint-Avre
La mairie, le monument aux morts et le massif de la Lauzière à l'arrière-plan.
Blason de Saint-Avre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de La Chambre
Maire
Mandat
Simon Pouchoulin
2020-2026
Code postal 73130
Code commune 73224
Démographie
Gentilé Saint-Avrains
Population
municipale
889 hab. (2019 en augmentation de 4,22 % par rapport à 2013)
Densité 244 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 12″ nord, 6° 18′ 39″ est
Altitude Min. 443 m
Max. 1 229 m
Superficie 3,64 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Saint-Étienne-de-Cuines
(ville-centre)
Aire d'attraction Saint-Jean-de-Maurienne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Jean-de-Maurienne
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Avre

Saint-Avre est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Avre est une commune de la vallée de la Maurienne, limitrophe de La Chambre avec laquelle elle forme une seule agglomération.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Vue de Saint-Avre (au premier plan), de l'Arc et de l'A43 au second plan à gauche, depuis le mont du Fût.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière l'Arc délimite l'ouest du territoire de la commune. Le Glandon, affluent de la rive gauche de l'Arc a sa confluence avec cette rivière, sur le territoire de la commune de Saint-Avre.

Le Nantuel, un ruisseau alimenté par la fonte des neiges, est souvent à sec en été.

Climat[modifier | modifier le code]

Catastrophes naturelles[modifier | modifier le code]

Les marécages du bord de l'Arc, qui ont généré de nombreuses fièvres endémiques, ont été colmatés entre 1836 et 1863 et asséchés en 1890.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Saint-Avre - La Chambre.

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Avre est accessible par l'autoroute A43, sortie no 26 La Chambre, et par la route départementale 1006 (ancienne nationale 6).

La route départementale D99A, qui traverse la commune, relie Saint-Avre à La Chambre, au nord-ouest, et à Saint-Martin-sur-la-Chambre, au nord.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La gare de Saint-Avre - La Chambre dessert la commune par des liaisons TGV saisonnières en hiver en provenance de Paris, et par des trains TER en provenance de Lyon, Chambéry et Saint-Jean de Maurienne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Avre est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Étienne-de-Cuines, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[4] et 4 808 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Jean-de-Maurienne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (63,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,3 %), zones urbanisées (21,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (18,1 %), zones agricoles hétérogènes (9,5 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention du toponyme remonte au XIIIe siècle, avec parochia Sancti Apri (1270), d'après le Cartulaire de Maurienne[10],[11]. La paroisse est mentionnée, toujours dans le cartulaire, en 1393 sous la forme Sancti Apri[11]. Selon la Mappe sarde (1730), la commune porte le nom de Saint Apvre avant de prendre la forme moderne en 1759[11].

Lors de l'occupation du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires française à partir de 1792, la commune prend le nom d’Antichambre, ce nom vient du fait qu'en venant du Piémont, Saint-Avre est situé avant le chef-lieu du canton, La Chambre[12].

Saint-Avre provient du nom de saint éponyme (dit aussi Aper ou Aupre), originaire de Sens, que l'on invoque notamment pour guérir les rhumatismes[10]. On trouve deux autres localités ayant un toponyme issu du saint : Saint-Aupre en Dauphiné et un ancien lieu-dit de la cité de Genève, aujourd'hui disparue[10].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sant Ovre, selon la graphie de Conflans[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Développement industriel[modifier | modifier le code]

En Maurienne, l'arrivée du chemin de fer (1871) a coïncidé avec l'avènement de la houille blanche. Le même site devait idéalement réunir chute d'eau et établissement industriel. Dans bien des cas, c'est la chute d'eau qui a déterminé le choix de ce site, le raccordement à la voie ferrée s'avérant plus problématique comme à Prémont, La Sausaz ou Montricher. À Saint-Avre, la situation a été inverse : c'est la disposition de vastes terrains plats excellemment situés en bordure de la voie ferrée qui a commandé la création d'une usine de carbure de calcium, l'énergie provenant de la centrale hydroélectrique du Glandon, sur la commune voisine de Sainte-Marie-de-Cuines. À partir de 1929, c'est elle qui approvisionnait l'usine de La Chambre[14]. Elle employait 275 personnes en 1939. Elle a fermé en 1967 devant la concurrence des dérivés du pétrole[15].

Les établissements de pâtes alimentaires Bozon-Verduraz, installés sur la commune voisine de Saint-Étienne-de-Cuines bien avant la Grande Guerre de 1914-1918, se sont raccordés à la gare de Saint-Avre par un câble transporteur puis y ont installé un atelier de semoule de maïs et un silo de stockage[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration locale[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée administrativement à l’arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne. Elle fait partie du canton de La Chambre jusqu'à sa suppression en 2015 et depuis cette date de celui de Saint-Jean-de-Maurienne. Enfin, elle est rattachée à la troisième circonscription de la Savoie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1499, le nombre de membres du conseil municipal est de quinze[16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1965 Gaston Tronel    
1965 1971 René Viallet    
1971 1983 Noël Halter    
1983 1989 Georgette Beltrami    
mars 1989 mars 2001 Antoine Martres    
mars 2001 En cours
(au 30 avril 2014)
Simon Pouchoulin    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Saint-Avrains et les habitantes les Saint-Avrainches[17].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2019, la commune comptait 889 habitants[Note 3], en augmentation de 4,22 % par rapport à 2013 (Savoie : +3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
194189198235231276270246230
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
240210262266266300356406512
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
445440545489500458529568579
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015 2019 -
619627646715740800868889-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 32,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (33,6 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,4 % la même année, alors qu'il est de 26,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 449 hommes pour 429 femmes, soit un taux de 51,14 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,96 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
1,8 
4,8 
75-89 ans
7,5 
16,1 
60-74 ans
19,6 
22,2 
45-59 ans
24,4 
18,9 
30-44 ans
18,2 
17,0 
15-29 ans
12,1 
20,0 
0-14 ans
16,4 
Pyramide des âges du département de la Savoie en 2018 en pourcentage[22]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,9 
75-89 ans
9,7 
16,7 
60-74 ans
17,4 
21,3 
45-59 ans
20,6 
19 
30-44 ans
18,4 
17,2 
15-29 ans
15,3 
18,2 
0-14 ans
16,6 

Vie associative et culturelle[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une salle polyvalente et d'un four à pain communal.

Sports[modifier | modifier le code]

En dehors d'un boulodrome, la commune ne dispose pas d’infrastructures sportives notables.

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Avre.

Saint-Avre dépend de la paroisse catholique de Sainte-Madeleine - La Chambre, rattachée au doyenné de Maurienne et à l'archidiocèse de Savoie[23].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts.
  • L'église a été construite au XIIIe siècle dans le style roman, dont il reste le clocher, décapité sur ordre d'Albitte pendant la période révolutionnaire. Au XVIIIe siècle, l'église est reconstruite en style baroque dont il reste la sacristie actuelle et une partie du mobilier (deux statues, tableau, croix du chœur, tabernacle). Tombée en ruine, elle est reconstruite en 1948 dans un style sarde avec des bandes lombardes. L'extérieur est restauré entre 1962 et 1964, puis de nouveau en 2009. Enfin, le chœur est repeint en 1991.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Avre Blason
Tiercé en barre de gueules, d'argent et d'or ; à la bordure d'argent et d'azur ; un four banal du lieu d'argent brochant sur le tout et surmonté à dextre d'une croisette du même chargeant le gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche, Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5), p. 105-108. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Saint-Étienne-de-Cuines », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Jean-de-Maurienne », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. a b et c Jean Prieur, Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé, , 191 p. (ISBN 978-2-84206-465-5, présentation en ligne), p. 29-30.
  11. a b et c Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 414..
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 24
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  14. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 208.
  15. a et b Louis Chabert, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 115-117.
  16. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  17. « Saint-Avre », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en ), Ressources - Les communes.
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  21. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Saint-Avre (73224) », (consulté le ).
  22. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Savoie (73) », (consulté le ).
  23. Fiche de la paroisse sur le site officiel du diocèse. Consulté le 25 août 2012.