Sébastien Soriano

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Sébastien Soriano
Sébastien Soriano 2015.jpg

Photo officielle

Fonctions
Président de l'ARCEP
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Ecole Polytechnique-Télécom ParisTech
Activité

Sébastien Soriano, né en 1975, est un haut fonctionnaire français.

Depuis 2015, il est président de l'ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes).

Formation[modifier | modifier le code]

Fils d'une magistrate et d'un père psychanalyste d'origine péruvienne[1], il se passionne très tôt pour les mathématiques pures et en particulier la théorie des distributions de Laurent Schwartz. Après avoir intégré l'École polytechnique, il envisage une carrière universitaire centrée sur la recherche fondamentale en mathématiques[2], mais il choisit finalement de se tourner vers les corps de l'Etat, via Télécom ParisTech. Une fois diplômé, Sébastien Soriano intègre le corps des mines et plus précisément la branche des télécommunications.

Carrière[modifier | modifier le code]

Dés le début de sa carrière, Sébastien Soriano occupe plusieurs postes dans des autorités administratives indépendantes liées à l'essor des télécoms.

De 2001 à 2004, il est rapporteur au Conseil de la concurrence

À partir de 2004, il intègre l'Autorité de régulation des télécommunications (devenue ARCEP en 2005) comme chef de l'unité marchés mobiles,

En 2007, il devient directeur de la régulation des marchés haut et très haut débit et des relations avec les collectivités territoriales.

En 2009, Il réintègre l'Autorité de la concurrence comme rapporteur adjoint.

En 2011, Sébastien Soriano intègre l'équipe de campagne présidentielle auprès du directeur Pierre Moscovici pour travailler sur l'axe numérique[3] .

Proche collaborateur de Fleur Pellerin[modifier | modifier le code]

Lors de la campagne présidentielle de François Hollande, il rencontre Fleur Pellerin qu'il accompagnera au fil des remaniements.

En mai 2012, il est nommé directeur de cabinet de Fleur Pellerin, alors ministre chargé des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique.

En 2014, il devient son conseiller spécial quand elle est nommée secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger .

Lors de la nomination de Fleur Pellerin en tant que ministre de la Culture et de la Communication, il devient conseiller spécial, chargé notamment du secteur presse.

Président de ARCEP (2015-2021)[modifier | modifier le code]

En décembre 2014, il est pressenti par François Hollande pour succéder à Jean-Ludovic Silicani à la présidence de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), dont le mandat prend fin en janvier 2015[4].

Auditionné le 13 janvier 2015[5],[6] par les commissions des affaires économiques de l'Assemblée nationale et du Sénat qui émettent un avis favorable[7], il est nommé président de l'ARCEP par décret du président de la République le 14 janvier[8] pour un mandat de six ans.

Positionnement[modifier | modifier le code]

  • Neutralité du net

Lors de son audition, il a affirmé son point de vue concernant la préservation de la neutralité du net aux utilisateurs en défendant l'intérêt de l'innovation sur les services liés à la bande passante[9].

  • Ouverture du marché des télécoms

Il est favorable à l'ouverture de la concurrence des télécoms en développement le marché aux entreprises, (faciliter l'accès physique et tarifaire à la fibre optique, multiplicité de choix des opérateurs) en limitant ainsi la position monopolistique de l'opérateur d'Orange[10].

  • Internet : un bien commun

Il défend une conception d'Internet comme "bien commun" [11], affirmant qu'il convient de réguler les positions dominantes des GAFA (Google-Amazon-Facebook-Apple) en attribuant davantage de pouvoir aux utilisateurs.

Lors de la condamnation de Google par la Commission Européenne pour abus de position dominante, il salue une décision importante pour le développement des innovations : "la Commission a rappelé que les innovateurs d’hier ne devaient pas profiter de leurs succès passés, aussi éclatants soient-ils, pour étouffer les innovateurs de demain"[12].

ORECE: instance au niveau européen[modifier | modifier le code]

A partir de 2016, Sébastien Soriano a été élu d'abord en tant que vice-président puis de président à partir 2017 - et sera de nouveau vice-président en 2018 au sein de l'organe des régulateurs européens des communications électroniques (ORECE)[13].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Qui est Sébastien Soriano, le nouveau gendarme des télécoms? », sur bfmbusiness,  : « Ce fils d'une magistrate et d'un psychanalyste d'origine péruvienne est décrit comme un ambitieux et un fin politique: "c'est un adepte des coups de billards à trois bandes. Il est difficile de savoir ce qu'il pense vraiment", dit un opérateur. »
  2. « Sébastien Soriano, quand les maths s’invitent en politique », sur http://www.clubparlementairedunumerique.fr/,
  3. « Arcep : Sébastien Soriano, un profil multicarte En savoir plus sur », sur lesechos.fr,
  4. « Un proche de Fleur Pellerin appelé à réguler les télécoms », Les Échos, 23 décembre 2014
  5. « Commission des affaires économiques : compte rendu de la semaine du 12 janvier 2015 », sur www.senat.fr (consulté le 25 août 2016)
  6. « Assemblée nationale ~ Compte rendu de réunion de la commission des affaires économiques », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 25 août 2016)
  7. « Le nouveau « gendarme » français des télécoms officiellement investi », Le Monde, 15 janvier 2015
  8. Décret du 14 janvier 2015
  9. « La neutralité du net selon Sébastien Soriano : la fermeté souple », sur Numerama,  : « "Il faut être extrêmement ferme sur la neutralité du net", a-t-il ainsi déclaré, en aménageant immédiatement les ouvertures de portes dans lesquelles les opérateurs pourront s'engouffrer. Il plaide en effet pour "laisser place à l'innovation" dans des services gérés qui pourraient ne pas être soumis aux mêmes règles de neutralité, à deux conditions : 1-Qu'une partie de la bande passante soit "réservée" à Internet tandis que l'autre serait utilisable pour les services gérés proposés par les opérateurs ; 2-Que les offres soient proposées aux abonnés de façon "transparente", notamment sur cette répartition de la bande passante entre services gérés et Internet. »
  10. « Télécoms : le régulateur veut "secouer le cocotier" sur le marché des entreprises », sur latribune.fr,
  11. « Sébastien Soriano : « Il est temps de renverser les seigneurs de l’Internet féodal » », sur lemonde.fr,
  12. « Sébastien Soriano : « Il est temps de renverser les seigneurs de l’Internet féodal » », sur lemonde.fr,
  13. « Télécoms : Sébastien Soriano (ARCEP) chapeautera les régulateurs européens en 2017 », sur www.nextinpact.com,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]