Jean-Ludovic Silicani

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Jean-Ludovic Silicani
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Jean-Ludovic Silicani en 2010.
Biographie
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AlgerVoir et modifier les données sur Wikidata
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Jean-Ludovic Silicani, né le à Alger, est un haut fonctionnaire français (conseiller d'État). Il a notamment été, de mai 2009 à janvier 2015, président de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep)[1] .

Formation[modifier | modifier le code]

Jean-Ludovic Silicani est ingénieur civil des mines, diplômé de l'école nationale supérieure de la métallurgie et de l'industrie des mines de Nancy, option "Mines" (promotion 1972-1975)[2], titulaire d'un DEA de sciences économiques (1975)[réf. nécessaire], ancien élève de l'IEP de Paris[réf. nécessaire] et ancien élève de l'École nationale d'administration de laquelle il sort major de la voie d'administration économique[3],[4],[5] en 1980 (promotion Voltaire). Ses parents étaient enseignants (instituteurs puis directeurs d'école élémentaire publique).

Carrière[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière au Conseil d'État, en tant que rapporteur à la section du contentieux et à la section des travaux publics de 1980 à 1984. Il dirige la mission juridique du Conseil d’État auprès du ministère de l’Industrie et de la recherche de 1983 à 1984.

Puis, il est directeur à l’Agence nationale de valorisation de la recherche (Anvar) de 1984 à 1986.

Il rejoint le ministère de la Culture et de la Communication, comme directeur de l’administration générale, de 1986 à 1992 (ministères Léotard puis Lang).

Il est ensuite nommé en 1992 directeur général de l’établissement public de la Bibliothèque de France.

En 1993, il devient directeur de cabinet de Simone Veil (ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville). Il coordonne notamment la préparation de la réforme des retraites du secteur privé qui intervient en 1993.

En 1994, il est rapporteur général de la mission sur les responsabilités et l'organisation de l'État (mission présidée par Jean Picq).

De 1995 à 1998, il crée puis exerce auprès du Premier ministre (Alain Juppé) les fonctions de commissaire à la réforme de l'État. À ce titre il coordonne l'élaboration du premier plan d'ensemble de réforme de l'Etat et de l'action publique et engage sa mise en œuvre (plan de déconcentration; simplifications (suppression, remplacement par de simples déclarations...) des 4500 régimes de procédures administratives; préparation du projet de loi qui allait devenir la loi d'avril 2000 sur les relations entre les citoyens et les administrations; mise en place des premières mesures visant à séparer, au sein de l’État, les fonctions d'actionnaire et de régulateur; mesures visant à améliorer la gouvernance des ministères; première maquette de la réforme budgétaire qui allait aboutir à la LOLF en 2001...)

Réintégré au Conseil d’État en 1998, il y est président de chambre de 2003 à 2009.

Parallèlement, en 2001, il est nommé président du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA)[6] qui vient d'être créé, fonction qu'il exerce jusqu'en 2009. En avril 2004, il rédige pour le Premier ministre (Jean-Pierre Raffarin) un rapport sur la rémunération des directeurs d'administration centrale[7]. En 2005, il est nommé président du fonds de soutien à la modernisation de la presse[réf. nécessaire][8]. En 2006, il est nommé président du conseil d'administration de la Réunion des musées nationaux[9], fonction qu'il occupe jusqu'en 2009. En 2008/2009, il est membre du comité pour la réforme des collectivités locales présidé par E. Balladur et P. Mauroy[réf. nécessaire].

D'octobre 2007 à avril 2008, il est chargé par le gouvernement de mener une large concertation, notamment avec les organisations syndicales des 3 fonctions publiques, préalablement à la rédaction de son Livre blanc sur l'avenir de la fonction publique[10].

En 2009,il est nommé président de l'Autorité de régulation des communications électroniques et postales (Arcep)[11]. Son mandat s'est achevé le 3 janvier 2015, à l'issue d'une cérémonie à la Sorbonne au cours de laquelle Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, a prononcé un discours[12]. Pendant ces six années le marché français des télécoms s'est profondément transformé avec notamment l'arrivée du 4e opérateur mobile pour laquelle certains l'ont critiqué[13]. SFR, Bouygues Telecom et Free sont tous devenus convergents (c'est-à-dire opérant à la fois sur les marchés fixes et mobiles) à l'image de ce qu'Orange faisait depuis des années ; des réseaux à très haut débit ont été déployés sur l'ensemble du territoire, qu'ils soient fixes (fibre optique) ou mobiles (4G) ; les prix des services fixes et mobiles destinés aux particuliers et aux entreprises ont baissé en moyenne de 20 % ; les opérateurs ont maintenu leurs investissements à un niveau élevé (en moyenne un peu plus de 7 milliards par an, hors achat de fréquences, ce niveau approchant même les 8 milliards d'euros en 2015).[réf. nécessaire]et dépassant nettement ce niveau en 2016 et 2017.

Depuis 2015, il a réintégré le Conseil d'État où il est président à la section des travaux publics.

Il préside par ailleurs, depuis janvier 2015, le comité scientifique de la revue Énergie - Environnement - Infrastructures (LexisNexis)[14].

Depuis 1998, il est également membre du conseil d'administration de la Fondation Bettencourt Schueller[15].

Il est l'auteur de nombreux articles sur la réforme de l'État et de l'action publique, sur le numérique, sur la nouvelle économie ou sur le Grand Paris.

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]