Ferdinand Roybet

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Ferdinand Roybet
M Roybet - (photographie tirage (...)Atelier Nadar2.jpg

Ferdinand Roybet par l'atelier Nadar

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
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Nationalité
Activité
signature de Ferdinand Roybet

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Ferdinand (Victor, Léon) Roybet, né à Uzès (Gard) le et mort à Paris le [1], est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Uzès d'un père cafetier (ou « fabricant de liqueurs »), Louis, Charles, Florent Roybet et de Françoise Cotte, qui s'installent à Lyon en 1846, Ferdinand Roybet étudie d'abord la gravure à l'école nationale des beaux-arts de Lyon, avant de venir à Paris en 1863, après la mort de son père, déjà marié avec Amélie, Louise Rollion[2] et père d'une petite fille, pour suivre l'enseignement de Jean-Georges Vibert.

Ses premières années à Paris sont matériellement très difficiles. Dès ses premières années de formation à Lyon, il entreprend son apprentissage du métier de peintre en copiant les grands maîtres flamands et italiens.

Il débute au Salon en 1865 par deux œuvres intitulés Une Musicienne et Intérieur de cuisine. L'année suivante, il connaît le succès en présentant son Fou sous Henri III, vêtu de rouge et tenant deux dogues en laisse. Cette œuvre, applaudie par la critique et acquise par la princesse Mathilde pour 5 000 francs, sera le début d'une très longue série de figures en costumes : reîtres, mousquetaires, manants et gens de cour. Un revenu de 25 000 francs annuels lui est assurée par contrat avec un marchand de tableaux[Lequel ?] moyennant la fourniture de trois toiles par mois.

Après la fin du siège de Paris, le peintre entreprend plusieurs voyages d'étude, en Belgique et en Algérie. L'ensemble des œuvres peintes à cette occasion lui est acheté[Par qui ?] pour la somme de 100 000 francs.

La virtuosité se caractérisée par une touche rapide et précise. Fort de ses succès, il s'installe dans un hôtel particulier et dépense sans compter pour collectionner des objets « haute époque ». Ce train de vie dispendieux le conduit rapidement à de graves difficultés financières et à son expulsion par ses créanciers.

Artiste reconnu, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du , puis officier par décret du [3]. Il compte parmi sa clientèle de nombreux amateurs célèbres et fortunés. Le milliardaire américain Cornelius Vanderbilt paie 100 000 francs ses Propos galants, toile présentée au Salon de 1893 au palais de l'Industrie, après une longue absence motivée, semble-t-il, par le désintérêt de l'artiste pour les Salons. Doué d'un grand talent de portraitiste, il peint de nombreux contemporains en costume d'époque et quelques autres dans un style plus moderne : le comte de Montesquiou, Madame Raymond Poincaré, le général Gallieni, Mademoiselle Juana Romani.

Sa production abondante reflète le goût de sa clientèle pour les sujets historiques anecdotiques alors à la mode.

À la fin de sa vie, il aborde des sujets religieux et notamment une série de 22 tableaux illustrant la Passion du Christ, qui sera exposée après sa mort, au Salon de 1921.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Son œuvre[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]


Autres œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'essayage de la parure (1872), huile sur toile, 120 × 150 cm
  • Portrait de Juana Romani (1891), huile sur toile, 61 × 131 cm
  • La Main chaude, Salon de Paris de 1894, représentant une scène de cabaret, Buenos-Aires, musée national des beaux-arts d'Argentine
  • La Sarabande, Salon de Paris de 1895, personnages vêtus à l'espagnole avec un théorbe
  • L'Œuvre (1896)
  • Le Porte-Étendard (1897)
  • Philippe Cluvier (1897)
  • L'Astronome (1898)
  • Les Savants (1901)
  • Le Vainqueur de Lépante (1902)

Conservation[modifier | modifier le code]

Depuis 1927, Roybet a son propre musée, le musée Roybet Fould, créé par Consuelo Fould, peintre et petite-fille du ministre des finances de Napoléon III. Installé à Courbevoie, ce musée conserve une collection d'œuvres de Roybet, léguée par la fondatrice.

Ses œuvres figurent également au catalogue de nombreux musées. À Paris, au musée d'Orsay (Fillette à la poupée). Il est présent au palais des beaux-arts de Lille, au musée des beaux-arts de Lyon, de Beauvais, de Marseille, au musée de Grenoble, au Musée des beaux-arts de Bordeaux, au musée des beaux-arts de Rouen, d'Évreux. À l'étranger, il est présent au musée national de l'art occidental à Tokyo et au Metropolitan Museum of Art à New York.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après son acte de naissance et l'avis de son décès, annexés à son dossier d'officier de la Légion d'Honneur, acte de naissance en ligne & avis de décès en ligne
  2. D'après son dossier archivé dans la base Léonore, en ligne
  3. D'après son dossier archivé dans la base Léonore, en ligne
  4. « Femmes dans un intérieur », notice no 000DE012836, base Joconde, ministère français de la Culture
  5. « Scène non identifiée », notice no 000DE012811, base Joconde, ministère français de la Culture
  6. « Le Commandant Hériot », notice no PM78001068, base Palissy, ministère français de la Culture
  7. « Le Banquet des Hériot », notice no PM78001069, base Palissy, ministère français de la Culture
  8. « Le Géographe », notice no 000PE022218, base Joconde, ministère français de la Culture
  9. « Tête d'homme », notice no 000PE022219, base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « Le Golgotha », notice no 01370004138, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « Portrait d'acteur », notice no 07030000970, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « Un fou sous Henri III », notice no 09940006179, base Joconde, ministère français de la Culture
  13. « Hallebardier Louis XIII », notice no 000PE019334, base Joconde, ministère français de la Culture
  14. « Hector Brame enfant », notice no 000PE029183, base Joconde, ministère français de la Culture
  15. « Hector Brame », notice no 000PE029184, base Joconde, ministère français de la Culture
  16. « Les Amateurs de peinture », notice no 000PE014428, base Joconde, ministère français de la Culture
  17. « Triboulet », notice no 000PE024218, base Joconde, ministère français de la Culture
  18. « Le Poète », notice no 000DE014515, base Joconde, ministère français de la Culture
  19. « Le Tambourinaire », notice no 000DE014516, base Joconde, ministère français de la Culture
  20. « Études de personnages en costume XVIIe siècle », notice no 50350037205, base Joconde, ministère français de la Culture
  21. « Charles le Téméraire entrant à Nesles », notice no 50350037208, base Joconde, ministère français de la Culture
  22. « Personnage introduit auprès de convives », notice no 50350037206, base Joconde, ministère français de la Culture
  23. « Tête de cheval bridé », notice no 50350037204, base Joconde, ministère français de la Culture
  24. « Fillette à la poupée », notice no 000PE002483, base Joconde, ministère français de la Culture
  25. « Les deux Pages », notice no 03110006330, base Joconde, ministère français de la Culture
  26. « Seigneur Louis XIII en manteau rouge », notice no 03110006457, base Joconde, ministère français de la Culture
  27. « Tête d'enfant », notice no 000PE032708, base Joconde, ministère français de la Culture
  28. « Un flamand du XVIIe siècle », notice no 07930000034, base Joconde, ministère français de la Culture
  29. Site du musée

Liens externes[modifier | modifier le code]

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