Ferdinand Roybet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Ferdinand Roybet
M Roybet - (photographie tirage (...)Atelier Nadar2.jpg
Ferdinand Roybet par l'atelier Nadar.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Ferdinand Victor Léon RoybetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Maître
Élève
Genre artistique
Œuvres principales
Fillette à la poupée (d), Le Fumeur. Personnage en habit du XVIIe siècle à la hollandaise (d), Portrait du peintre Antoine Guillemet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Ferdinand Roybet
Signature de Ferdinand Roybet.

Ferdinand Roybet, né le à Uzès et mort le [1],[2] à Paris 17e, est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du cafetier (ou « fabricant de liqueurs ») Louis Charles Florent Roybet et de Françoise Cotte, installés à Lyon en , Roybet étudie d'abord la gravure à l'école nationale des beaux-arts de Lyon, où il entreprend son apprentissage du métier de peintre en copiant les grands maîtres flamands et italiens dès ses premières années de formation. En 1863, après la mort de son père, déjà marié avec Amélie, Louise Rollion[3] et père d'une petite fille, il monte à Paris pour suivre l'enseignement de Jean-Georges Vibert, dont il devient l’élève préféré[4]. Ses premières années à Paris sont matériellement très difficiles.

Il débute au Salon, en , par deux œuvres intitulés Une Musicienne et Intérieur de cuisine[5]. L'année suivante, il connaît le succès en présentant son Fou sous Henri III, vêtu de rouge et tenant deux dogues en laisse. Cette œuvre, applaudie par la critique et acquise par la princesse Mathilde pour 5 000 francs, sera le début d'une très longue série de figures en costumes : reîtres, mousquetaires, manants et gens de cour[4]. Un revenu de 25 000 francs annuels lui est assurée par contrat avec un marchand de tableaux[Lequel ?] moyennant la fourniture de trois toiles par mois.

Après la fin du siège de Paris, le peintre entreprend plusieurs voyages d'étude, en Belgique et en Algérie[6]. L'ensemble des œuvres peintes à cette occasion lui est acheté[Par qui ?] pour la somme de 100 000 francs.

La virtuosité se caractérisée par une touche rapide et précise. Fort de ses succès, il s'installe dans un hôtel particulier et dépense sans compter pour collectionner des objets « haute époque ». Ce train de vie dispendieux le conduit rapidement à de graves difficultés financières et à son expulsion par ses créanciers[7].

Artiste reconnu, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du , puis officier par décret du [8]. Il compte parmi sa clientèle de nombreux amateurs célèbres et fortunés. Le milliardaire américain Cornelius Vanderbilt paie 100 000 francs ses Propos galants, toile présentée au Salon de 1893 au palais de l'Industrie, après une longue absence motivée, semble-t-il, par le désintérêt de l'artiste pour les Salons[4]. Doué d'un grand talent de portraitiste, il peint de nombreux contemporains en costume d'époque[7], et quelques autres dans un style plus moderne, comme le comte de Montesquiou, Madame Raymond Poincaré, le général Gallieni, Mademoiselle Juana Romani.

Sa production abondante reflète le goût de sa clientèle pour les sujets historiques anecdotiques alors à la mode[7].

À la fin de sa vie, il aborde des sujets religieux et notamment une série de 22 tableaux illustrant la Passion du Christ, qui sera exposée après sa mort, au Salon de 1921. Roybet meurt à Paris la veille de son 80e anniversaire.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'essayage de la parure (1872), huile sur toile, 120 × 150 cm
  • Portrait de Juana Romani (1891), huile sur toile, 61 × 131 cm
  • La Main chaude, Salon de Paris de 1894, représentant une scène de cabaret, Buenos-Aires, musée national des beaux-arts d'Argentine
  • La Sarabande, Salon de Paris de 1895, personnages vêtus à l'espagnole avec un théorbe
  • L'Œuvre (1896)
  • Le Porte-Étendard (1897)
  • Philippe Cluvier (1897)
  • L'Astronome (1898)
  • Les Savants (1901)
  • Le Vainqueur de Lépante (1902)

Conservation[modifier | modifier le code]

Depuis 1927, Roybet a son propre musée, le musée Roybet Fould, créé par Consuelo Fould, peintre et petite-fille du ministre des finances de Napoléon III. Installé à Courbevoie, ce musée conserve une collection d'œuvres de Roybet, léguée par la fondatrice.

Ses œuvres figurent également au catalogue de nombreux musées. À Paris, au musée d'Orsay (Fillette à la poupée). Il est présent au palais des beaux-arts de Lille, au musée des beaux-arts de Lyon, de Beauvais, de Marseille, au musée de Grenoble, au Musée des beaux-arts de Bordeaux, au musée des beaux-arts de Rouen, d'Évreux. À l'étranger, il est présent au musée national de l'art occidental à Tokyo et au Metropolitan Museum of Art à New York.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, acte de décès n°1118
  2. D'après son acte de naissance et l'avis de son décès, annexés à son dossier d'officier de la Légion d'Honneur, acte de naissance en ligne & avis de décès en ligne
  3. D'après son dossier archivé dans la base Léonore, en ligne
  4. a b et c (en) Heritage Auction Galleries (Dallas, Tex.), Important Fine Art : Old Masters and Modern, partie 2 de session 2, Heritage Capital Corporation, , 167 p. (ISBN 978-1-59967-088-1, lire en ligne), p. 143.
  5. (en) University of California, Riverside. Department of the History of Art, Los Angeles County Museum et University of California, Riverside. Art Gallery, The Impressionists and the Salon (1874-1886) : Honoring the Centennial of the First Impressionist Exhibition, Riverside, Calif., Los Angeles County Museum, , 208 p., 26 cm (lire en ligne), p. 47.
  6. Élisabeth Cazenave, Les Artistes de l'Algérie : dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs, 1830-1962, Paris, Bernard Giovanangeli, , 447 p., 28 cm (ISBN 978-2-90903-427-0, OCLC 985021286, lire en ligne), p. 394.
  7. a b et c Catherine Chevillot et Laure de Margerie, La Sculpture au XIXe siècle : mélanges pour Anne Pingeot, Paris, Chaudun, , 487 p., 24 cm (ISBN 978-2-35039-054-3, OCLC 920842731, lire en ligne), p. 199.
  8. D'après son dossier archivé dans la base Léonore, en ligne
  9. « Femmes dans un intérieur », notice no 000DE012836, base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « Scène non identifiée », notice no 000DE012811, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « Le Commandant Hériot », notice no PM78001068, base Palissy, ministère français de la Culture
  12. « Le Banquet des Hériot », notice no PM78001069, base Palissy, ministère français de la Culture
  13. « Le Géographe », notice no 000PE022218, base Joconde, ministère français de la Culture
  14. « Tête d'homme », notice no 000PE022219, base Joconde, ministère français de la Culture
  15. « Le Golgotha », notice no 01370004138, base Joconde, ministère français de la Culture
  16. « Portrait d'acteur », notice no 07030000970, base Joconde, ministère français de la Culture
  17. « Un fou sous Henri III », notice no 09940006179, base Joconde, ministère français de la Culture
  18. « Hallebardier Louis XIII », notice no 000PE019334, base Joconde, ministère français de la Culture
  19. « Hector Brame enfant », notice no 000PE029183, base Joconde, ministère français de la Culture
  20. « Hector Brame », notice no 000PE029184, base Joconde, ministère français de la Culture
  21. « Les Amateurs de peinture », notice no 000PE014428, base Joconde, ministère français de la Culture
  22. « Triboulet », notice no 000PE024218, base Joconde, ministère français de la Culture
  23. « Le Poète », notice no 000DE014515, base Joconde, ministère français de la Culture
  24. « Le Tambourinaire », notice no 000DE014516, base Joconde, ministère français de la Culture
  25. « Études de personnages en costume XVIIe siècle », notice no 50350037205, base Joconde, ministère français de la Culture
  26. « Charles le Téméraire entrant à Nesles », notice no 50350037208, base Joconde, ministère français de la Culture
  27. « Personnage introduit auprès de convives », notice no 50350037206, base Joconde, ministère français de la Culture
  28. « Tête de cheval bridé », notice no 50350037204, base Joconde, ministère français de la Culture
  29. « Fillette à la poupée », notice no 000PE002483, base Joconde, ministère français de la Culture
  30. « Les deux Pages », notice no 03110006330, base Joconde, ministère français de la Culture
  31. « Seigneur Louis XIII en manteau rouge », notice no 03110006457, base Joconde, ministère français de la Culture
  32. « Tête d'enfant », notice no 000PE032708, base Joconde, ministère français de la Culture
  33. « Un flamand du XVIIe siècle », notice no 07930000034, base Joconde, ministère français de la Culture
  34. Site du musée

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :