Ferdinand Roybet

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Ferdinand Roybet
M Roybet - (photographie tirage (...)Atelier Nadar2.jpg
Ferdinand Roybet par l'atelier Nadar.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Ferdinand Victor Léon RoybetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Mouvement
Maître
Élève
Genre artistique
Œuvres principales
Fillette à la poupée (d), Le Fumeur. Personnage en habit du XVIIe siècle à la hollandaise (d), Portrait du peintre Antoine Guillemet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Ferdinand Roybet
Signature de Ferdinand Roybet.

Ferdinand Roybet né le à Uzès et mort le [1],[2] à Paris est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du cafetier[3] Louis Charles Florent Roybet et de Françoise Cotte, installés à Lyon en 1846, Ferdinand Roybet étudie d'abord la gravure à l'École des beaux-arts de Lyon, où il entreprend son apprentissage du métier de peintre en copiant les grands maîtres flamands et italiens dès ses premières années de formation. En 1863, après la mort de son père, déjà marié avec Amélie Louise Rollion[4] et père d'une petite fille, il s'installe à Paris pour suivre l'enseignement de Jean-Georges Vibert dont il devient l’élève préféré[5]. Ses premières années à Paris sont matériellement très difficiles.

Il débute au Salon en 1865 avec deux œuvres intitulés Une musicienne et Intérieur de cuisine[6]. L'année suivante, il connaît le succès en présentant son Fou sous Henri III, vêtu de rouge et tenant deux dogues en laisse. Cette œuvre, applaudie par la critique et acquise par la princesse Mathilde pour 5 000 francs, sera le début d'une très longue série de figures historicistes anecdotiques en costumes : reîtres, mousquetaires, manants et gens de cour[5]. Cette production abondante reflète le goût de sa clientèle pour ces sujets alors à la mode[7]. Un revenu de 25 000 francs annuels lui est assurée par contrat avec un marchand de tableaux[Lequel ?] moyennant la fourniture de trois toiles par mois.

Après la fin du siège de Paris, le peintre entreprend plusieurs voyages d'étude en Belgique et en Algérie[8]. L'ensemble des œuvres peintes à cette occasion lui est acheté[Par qui ?] pour la somme de 100 000 francs.

La virtuosité se caractérisée par une touche rapide et précise. Fort de ses succès, il s'installe dans un hôtel particulier et dépense sans compter pour collectionner des objets d'art haute époque. Ce train de vie dispendieux le conduit rapidement à de graves difficultés financières et à son expulsion par ses créanciers[7].

Artiste reconnu, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du , puis promu officier du même ordre par décret du [9]. Il compte parmi sa clientèle de nombreux amateurs célèbres et fortunés. Le milliardaire américain Cornelius Vanderbilt paie 100 000 francs ses Propos galants, toile présentée au Salon de 1893 au palais de l'Industrie, après une longue absence motivée, semble-t-il, par le désintérêt de l'artiste pour les salons d'art[5]. Doué d'un bon talent de portraitiste, il peint de nombreux contemporains en costume d'époque[7], et quelques autres dans un style plus contemporain, comme le comte de Montesquiou, Madame Raymond Poincaré, le général Gallieni, Mademoiselle Juana Romani.

À la fin de sa vie, il aborde des sujets religieux et notamment une série de 22 tableaux illustrant la Passion du Christ, qui sera exposée après sa mort, au Salon de 1921. Ferdinand Roybet meurt à Paris le .

Depuis 1927, Roybet a son propre musée, le musée Roybet Fould, créé par Consuelo Fould, peintre et petite-fille du ministre des finances de Napoléon III. Installé à Courbevoie, ce musée conserve une collection d'œuvres de Roybet, léguée par la fondatrice.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Argentine
États-Unis
France
Japon
Russie

Autres œuvres référencées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, acte de décès no 1118.
  2. D'après son acte de naissance et l'avis de son décès, annexés à son dossier d'officier de la Légion d'honneur, acte de naissance en ligne et avis de décès en ligne.
  3. Ou « fabricant de liqueurs ».
  4. D'après son dossier archivé dans la base Léonore, en ligne.
  5. a b et c (en) Heritage Auction Galleries (Dallas, Tex.), Important Fine Art : Old Masters and Modern, partie 2 de session 2, Heritage Capital Corporation, , 167 p. (ISBN 978-1-59967-088-1, lire en ligne), p. 143.
  6. (en) University of California, Riverside. Department of the History of Art, Los Angeles County Museum et University of California, Riverside. Art Gallery, The Impressionists and the Salon (1874-1886) : Honoring the Centennial of the First Impressionist Exhibition, Riverside, Calif., Los Angeles County Museum, , 208 p., 26 cm (lire en ligne), p. 47.
  7. a b et c Catherine Chevillot et Laure de Margerie, La Sculpture au XIXe siècle : mélanges pour Anne Pingeot, Paris, Chaudun, , 487 p., 24 cm (ISBN 978-2-35039-054-3, OCLC 920842731, lire en ligne), p. 199.
  8. Élisabeth Cazenave, Les Artistes de l'Algérie : dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs, 1830-1962, Paris, Bernard Giovanangeli, , 447 p., 28 cm (ISBN 978-2-909034-27-0, OCLC 985021286, lire en ligne), p. 394.
  9. D'après son dossier archivé dans la base Léonore, en ligne.
  10. « Femmes dans un intérieur », notice no 000DE012836, base Joconde, ministère français de la Culture.
  11. « Scène non identifiée », notice no 000DE012811, base Joconde, ministère français de la Culture.
  12. « Le Commandant Hériot », notice no PM78001068, base Palissy, ministère français de la Culture.
  13. « Le Banquet des Hériot », notice no PM78001069, base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « Le Géographe », notice no 000PE022218, base Joconde, ministère français de la Culture.
  15. « Tête d'homme », notice no 000PE022219, base Joconde, ministère français de la Culture.
  16. « Le Golgotha », notice no 01370004138, base Joconde, ministère français de la Culture
  17. « Portrait d'acteur », notice no 07030000970, base Joconde, ministère français de la Culture.
  18. « Un fou sous Henri III », notice no 09940006179, base Joconde, ministère français de la Culture.
  19. « Hallebardier Louis XIII », notice no 000PE019334, base Joconde, ministère français de la Culture.
  20. « Hector Brame enfant », notice no 000PE029183, base Joconde, ministère français de la Culture.
  21. « Hector Brame », notice no 000PE029184, base Joconde, ministère français de la Culture.
  22. « Les Amateurs de peinture », notice no 000PE014428, base Joconde, ministère français de la Culture.
  23. « Triboulet », notice no 000PE024218, base Joconde, ministère français de la Culture.
  24. « Le Poète », notice no 000DE014515, base Joconde, ministère français de la Culture.
  25. « Le Tambourinaire », notice no 000DE014516, base Joconde, ministère français de la Culture.
  26. « Études de personnages en costume XVIIe siècle », notice no 50350037205, base Joconde, ministère français de la Culture.
  27. « Charles le Téméraire entrant à Nesles », notice no 50350037208, base Joconde, ministère français de la Culture.
  28. « Personnage introduit auprès de convives », notice no 50350037206, base Joconde, ministère français de la Culture.
  29. « Tête de cheval bridé », notice no 50350037204, base Joconde, ministère français de la Culture.
  30. « Fillette à la poupée », notice no 000PE002483, base Joconde, ministère français de la Culture.
  31. « Les deux Pages », notice no 03110006330, base Joconde, ministère français de la Culture.
  32. « Seigneur Louis XIII en manteau rouge », notice no 03110006457, base Joconde, ministère français de la Culture.
  33. « Tête d'enfant », notice no 000PE032708, base Joconde, ministère français de la Culture.
  34. « Un flamand du XVIIe siècle », notice no 07930000034, base Joconde, ministère français de la Culture.
  35. Site du musée
  36. (en) Fondation Alexandre Vassiliev, « Portrait de face d'une fillette au grand col », sur Fondation Alexandre Vassiliev.
  37. Publié en couverture de Paris-Noël, 1894-1895.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Roybet (Ferdinand) », dans Dictionnaire biographique du Gard, Paris, Flammarion, coll. « Dictionnaires biographiques départementaux » (no 45), (notice BnF no FRBNF35031733), p. 593-594.

Liens externes[modifier | modifier le code]