Juana Romani

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Juana Romani
Description de cette image, également commentée ci-après
Ferdinand Roybet, Portrait de Juana Romani
Courbevoie, musée Roybet-Fould.
Nom de naissance Juana Romani-Carlesimo
Naissance
Velletri (Italie)
Décès (à 53 ans)
Suresnes (France)
Nationalité Italienne
Profession
Autres activités
Distinctions
Médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1889
Signature de Juana Romani

Juana Romani, née le à Velletri et morte en à Suresnes, est un modèle et une artiste peintre italienne, active en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Velletri en Italie, Juana Romani s'installe à à Paris avec son beau-père Thémistocle Romani et sa mère en 1877. La famille s'établit dans le Quartier latin où la petite fille commence par poser pour les grandes écoles d'art. Mais Juana n'était pas destinée à occuper la modeste position de modèle. Colarossi le jeune est le premier à s'intéresser sérieusement du talent de la jeune fille à tel point qu'il l'invite pour dessiner au sein de l'académie dont il est le directeur.

Elle pose pour la Diane d'Alexandre Falguière en 1882, ainsi que pour Carolus-Duran, Jean-Jacques Henner et Ferdinand Roybet. Elle était l'élève de ces deux derniers. En 1888, elle cesse de poser comme modèle afin de se consacrer exclusivement à son propre art. Elle commença par exposer régulièrement au Salon de la Société des artistes français de 1888 à 1904. Elle connaît la célébrité comme portraitiste de talent. Elle peignit les portraits de la princesse Joachim Murat, de la duchesse de Palmella, de Mlle Gibson, de Mme Prètet, de Mlle Guillemet, de M. Roger Gouri du Roslan, de Mme Hériot, de la comtesse de Briche, de Mme de Lurcy et de Mlle Claire Lemaître. Elle est bien accueillie par la critique : en 1896, Louis Gonse du Monde moderne écrit que « Cette jeune et sympathique artiste me pardonne de lui dire sans périphrases que je la trouve plus habile que M. Roybet lui-même ». Le , le magazine Femina la remarque parmi sept artistes femmes présentées au Salon.

Atteinte de troubles mentaux, elle fut internée dans plusieurs hôpitaux psychiatriques, dont le dernier à Suresnes où elle mourut en 1923 dans un relatif oubli : sa succession fut réglée en novembre de la même année lors d'une vente à l'hôtel Drouot à Paris.

La modèle[modifier | modifier le code]

Juana Romani[1] fut une élève de Jean-Jacques Henner, dont elle fut l’un des nombreux modèles féminins, une femme « au visage triangulaire avec une frange et de grands yeux noirs, [qui posa] d’avril à décembre 1885 et de février à décembre 1887 ». Elle débuta comme modèle auprès du sculpteur Alexandre Falguière et posa aussi pour Ferdinand Roybet — ont elle deviendra la maîtresse —. Elle fut grandement influencée dans son art par Henner et Jean-Baptiste Regnault. D’ailleurs, elle passe régulièrement en ventes ses œuvres, parfois sous le nom de Henner, alors qu’elles sont clairement signées[réf. nécessaire]. La plupart sont des figures de jeunes filles de la Bible ou de la mythologie, souvent des autoportraits.

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

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  • Gitane, 1888, localisation inconnue.
  • Herodiade, 1890, localisation inconnue.
  • Judith, 1891, localisation inconnue.
  • Magdaleine, 1891, localisation inconnue.
  • Bianca Capello, 1892, localisation inconnue.
  • Manuella, 1892, localisation inconnue.
  • Giovanella, 1893, localisation inconnue.
  • Pensierosa, 1894, localisation inconnue.
  • Primavera, 1895, localisation inconnue.
  • Fior d'Alpe, 1896, localisation inconnue.
  • Desdemona, 1896, localisation inconnue.
  • Angelica, 1898, localisation inconnue.
  • Salomè, 1898, Paris, musée d'Orsay
  • Mina da Fiesole, 1899, localisation inconnue.
  • Temistocle Romani, 1901, localisation inconnue.
  • San Giovanni, 1901, localisation inconnue.
  • Portrait de Mlle la princesse Joachim Murat, 1902, localisation inconnue.
  • Tizianella, 1902, localisation inconnue.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Citation[modifier | modifier le code]

« […] Les peintres qui resteront sont les hommes robustes : Velasquez, Rembrandt, Henner et Roybet. − Juana Romani[réf. nécessaire] »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En 2006, Marion Lagrange, docteur en histoire de l’art sur le sujet Les peintres italiens à Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle, fit des recherches sur Juana Romani (1867/1869 - 1923) comme en témoigne cet article de latribunedelart.com.

Annexes[modifier | modifier le code]

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