Romont (Fribourg)

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Romont
Blason de Romont
Héraldique
Vue de Romont
Vue de Romont
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Fribourg
District Glâne[1]
Syndic Dominique Butty
NPA 1680
N° OFS 2096
Démographie
Gentilé Romontois
Population 5 108 hab. (31 décembre 2014)
Densité 469 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 40″ N 6° 55′ 05″ E / 46.694452, 6.91805446° 41′ 40″ Nord 6° 55′ 05″ Est / 46.694452, 6.918054
Altitude 731 m (min. : 685 m) (max. : 811 m)
Superficie 1 089 ha = 10,89 km2
Divers
Nom officiel Romont (FR)
Langue Français
Localisation

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Romont
Liens
Site web www.romont.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Romont (Remon Écoutez en patois fribourgeois[4]) est une commune suisse du canton de Fribourg, située dans le district de la Glâne dont elle est le chef-lieu.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Romont vient du latin Rotundus Mons (génitif Rotondi Montis) et signifie «colline ronde». Il renvoie à la colline boisée entourée de marais sur laquelle la ville est bâtie. Première attestation vers 1177.

Héraldique[modifier | modifier le code]

De gueules, au château d'argent à deux tours de hauteurs inégales, surmonté d'un écusson de Savoie.

Ces armoiries sont aussi celles du district de la Glâne, mais sans l'écusson de la maison de Savoie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Bailliage de Romont.

La période présavoyarde (avant 1240)[modifier | modifier le code]

L'attribution de la fondation de Romont en 921 à Rodolphe II de Bourgogne est un mythe[5]. Cependant, un acte de 1177 de l'abbaye d'Hauterive mentionne un Rotundus mons[5],[6].

En 1239, Anselme de Billens cède à Pierre II de Savoie[5],[6] la juridiction qu'il a sur le Poyet (latin: podium).

La période savoyarde (1240-1536)[modifier | modifier le code]

Pierre de Savoie, futur comte, obtient les droits sur le château de Romont et la ville neuve de Romont entre 1240 et 1249[7]. Il porte dés lors à certaines occasion le titre de « seigneur de Moudon et de Romont »[8]. La note [781] correspondant à un acte de juin 1240 du Régeste genevois indique « l'acte par lequel Pierre, frère du comte de Savoie et comte de Romont, reçoit... »[9], mais la mention est incorrect puisque le titre n'existe pas encore. Ces droits seront confirmés le 29 mai 1244 et le comte de Savoie, son frère, Amédée IV se fait investir sur Romont par l'évêque de Lausanne[10]. Il fortifie la ville : remparts, château, tours, église. Romont devient une châtellenie savoyarde.

La période fribourgeoise (dès 1536)[modifier | modifier le code]

De la république hélvetique à la constitution fédérale (1798-1874)[modifier | modifier le code]

  • La ligne de chemin de fer Lausanne-Fribourg a été mise en service le 4 septembre 1862.
  • Le 1er juillet 1868 c'est l'ouverture de la ligne Romont-Bulle
  • En 1868, Romont fusionne avec la commune d'Arruffens.

La période moderne (dès 1874)[modifier | modifier le code]

  • En 1981, les Glânes fusionne avec Romont.

Les grands incendies[modifier | modifier le code]

  • L'histoire de Romont est marquée par plusieurs grands incendies: 1434 la ville est en grande partie détruite, 1476 la ville est brûlée par les confédérés après la bataille de Morat, 1589 incendie de la rue des Béguines, 1843 incendie de la rue de la boucherie et de l'hôpital des bourgeois, 1853 incendie de la Grand-rue, 1863 incendie de la rue de l'église, 1864 incendie de la rue des moines, 1865 incendie du hameau des chavannes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Romont est située à 22 km (à vol d'oiseau) au sud-ouest de la ville de Fribourg, capitale du canton. Son altitude se situe entre 707 m (la gare) et 780 m (le château, situé sur la colline).

Selon l'Office fédéral de la statistique, Romont mesure 1 089 ha[3]. 18,10% de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 67,2% à des surfaces agricoles, 13,6% à des surfaces boisées et 0,3% à des surfaces improductives[3].

Romont comprend les localités de Romont, Arruffens (fusion en 1868), Les Glânes (fusion en 1981), Chavannes-sous-Romont (quartier), Le Glâney (quartier) et La Maula (quartier). Elle est limitrophe de Billens-Hennens, La Folliaz, Mézières, Siviriez, Villaz-Saint-Pierre ainsi que Dompierre, Prévonloup et Valbroye dans le canton de Vaud.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Romont compte 5 108 habitants en 2014[2]. Sa densité de population atteint 469,1 hab./km2.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Romont entre 1850 et 2008[11] :

Transports[modifier | modifier le code]

Romont est situé sur la ligne CFF Lausanne-Berne, mais les trains du trafic grandes lignes ne s'y arrêtent plus depuis décembre 2012, hormis la première course du jour ainsi qu'en soirée. Romont est desservie par la ligne ferroviaire RER Fribourg - Romont - Bulle avec les Transports Publics Fribourgeois avec une fréquence à la demi-heure (prolongée jusqu'à Berne aux heures de pointe) ainsi que les lignes régionales CFF suivantes :

  • Regio Express Romont - Lausanne - Genève (fréquence à l'heure) ;
  • Regio Romont - Fribourg - Payerne - Yverdon (fréquence à l'heure) ;
  • Regio Romont - Lausanne (aux heures de pointe).

Différentes lignes de bus partent également de la gare de Romont. L'accès en voiture se fait uniquement par des routes cantonales. Romont est situé à environ 15 kilomètres du réseau des autoroutes suisses :

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Château de Romont.JPG

Le château de Romont, ainsi que les tours marquant le tracé de l'ancienne enceinte médiévale, contribuent pour beaucoup à la silhouette pittoresque la vieille-ville.

Romont eglise1 ag1.jpg

La Collégiale Notre-Dame de l'Assomption offre entre autres au visiteur un ensemble de vitraux des XIVe, XVe et XIXe siècles, ainsi que des vitraux contemporains d'Henri Broillet, Alexandre Cingria, "Yoki" Aebischer et Sergio de Castro.

Hôtel du Cerf (Romont).JPG

L'Hôtel du Cerf, la tour à Boyer, la tour du sauvage, la tour de Billens, la tour de Fribourg, le café suisse sur la place de l'hôtel -de-ville sont des biens culturels d'importance national et régional.

Sont ensemble de maisons patriciennes du XVIIeme et XVIIIeme siècle se rajoute à la beauté du cite médiévale.

 Personnalités liées à Romont[modifier | modifier le code]

Le peintre Jean Alexis Grimoux, né à Romont en 1680, mort à Paris en 1740 connu une forte renommée de son vivant, il fut appelé "le nouveau Rembrandt" ou " le peintre des bergères"[12].

Le chef d'entreprise suisse spécialiste d'Internet Pierre Hemmer est originaire de Romont.

Musée, culture[modifier | modifier le code]

  • Vitromusée, anciennement Musée suisse du vitrail
  • Centre suisse de recherche sur le vitrail
  • Tour du Sauvage : expositions temporaires et spectacles en été
  • Tour de Fribourg : expositions sur Romont

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • le Carnaval, vendredi et samedi précédant le Mardi gras
  • la Braderie, dernier week-end de juin
  • le Comptoir
  • les 20 heures de musiques, avant-dernier samedi de septembre, tous les 2 ans
  • le Festival des éponges (à Mézières)
  • la Bénichon
  • la procession des pleureuses du vendredi saint


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Guex, Romont, la collégiale et l'ancienne église des Capucins : Canton de Fribourg (Guides d'art et d'histoire de la Suisse no 928. Série 93), Berne : Société d'histoire de l'art en Suisse, 2014, 44 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste officielle des communes de la Suisse » [Microsoft Excel worksheet], sur Office fédéral de la statistique,‎ (consulté le 13 janvier 2009)
  2. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le lieu de naissance et la nationalité », sur Office fédéral de la Statistique.
  3. a, b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. Dictionnaire-Dikchenéro: Français-Patois/Patê-Franché. Société cantonale des patoisans fribourgeois. Fribourg: 2013. p. 327
  5. a, b et c Florian Defferrard, article Romont (FR) dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  6. a et b Histoire de Romont sur le site www.romontregion.ch
  7. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine,‎ , 496 p. (ISBN 2-05101-676-3), p. 413, 458-459,.
  8. Jean-Daniel Morerod, « Pierre II, sa mainmise sur l'église de Lausanne et l'organisation des territoires savoyards au nord du Léman », Cahiers lausannois d'histoire médiévale,‎ , p. 171-189, in Actes du colloque international de Lausanne, 30-31 mai 1997 - Bernard Andenmatten, Agostino Paravicini Bagliani et Eva Pibiri (sous la dir.), Pierre II de Savoie (+ 1268) : Le "Petit Charlemagne", t. 27, Lausanne, Fondation Humbert et Marie José de Savoie et Université de Lausanne, coll. « Cahiers lausannois d'histoire médiévale »,‎ , 444 p. (ISBN 2-940110-40-9)
  9. Régeste genevois, acte du , n°781 (731 REG 0/0/1/731).
  10. Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane,‎ , 266 p. (ISBN 978-2-60004-503-2, lire en ligne), p. 159.
  11. « Evolution de la population des communes 1850-2000 » [archive Zip], sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  12. Dictionnaire des arts de peinture, sculpture et gravure, Tome 4, Paris 1792, page 576

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