Mézières (Fribourg)

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Mézières
Blason de Mézières
Héraldique
Le château de Mézières
Le château de Mézières
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Fribourg
District Glâne[1]
NPA 1684
N° OFS 2087
Démographie
Population 1 015 hab. (31 décembre 2014)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 41″ N 6° 55′ 32″ E / 46.67806, 6.92555846° 40′ 41″ Nord 6° 55′ 32″ Est / 46.67806, 6.925558
Altitude 766 m (min. : 690 m) (max. : 850 m)
Superficie 893 ha = 8,93 km2
Divers
Nom officiel Mézières (FR)
Langue Français
Localisation

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Mézières
Liens
Site web www.mezieres-fr.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Mézières (Méjire Écoutez en patois fribourgeois[4]) est une commune suisse du canton de Fribourg, située dans le district de la Glâne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Mézières mesure 893 ha[3]. 6,8% de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 79,3% à des surfaces agricoles, 13,7% à des surfaces boisées et 0,1% à des surfaces improductives[3].

Mézières est limitrophe de Romont, Villaz-Saint-Pierre, Massonnens, Vuisternens-devant-Romont et Siviriez. Elle possède les localités de Berlens et Mézières (fusion en 2004).

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Mézières possède 1 015 habitants en 2014[2]. Sa densité de population atteint 113,7 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Mézières entre 1850 et 2008[5] :

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-aux-liens (1937-1939), due à 'architecte Fernand Dumas, est l'une des constructions majeures du Groupe de Saint-Luc et témoin de ses ambitions de renouveau de l'art sacré[6]. L'architecte y a prévu l'emploi quasi-exclusif du verre pour l'agencement intérieur. Les autels, table de communion, chaire et lustres ont été réalisés par l'atelier Labouret, à Paris, inventeur, avec les verriers François Décorchemont et Félix Gaudin, de la dalle de verre (1928). Le chœur de l'église est orné d'une vaste composition d'Emilio Maria Beretta qui couvre le mur entier du chevet plat. Cette peinture sous verre met en scène la délivrance de saint Pierre par un ange qui le fait sortir de prison. Les vitraux non figuratifs ont été imaginés par Yoki (alias Émile Aebischer) et réalisés en collaboration avec le verrier Michel Eltschinger. Ils mettent en œuvre deux techniques différentes: la rose de la tribune (1969) est en dalle de verre, tandis que les vitraux de la nef sont en résille de plomb, de largeur variable (1979)[7].

Château, ou manoir de Diesbach, implanté sur le site d'une ancienne maison forte construite pour la famille de Bonvillars au début du XVIe siècle. La maison est achetée en 1547 par Jost Freitag, qui l'achève en 1562 par la pose de la charpente actuelle. Réaménagement vers 1627 pour l'avoyer Nicolas de Diesbach (1559-1630). Un pavillon oriental est lié au château par une galerie vers 1670. En 1756, le château passe au comte Jean de Diesbach-Torny, chambellan de l'empereur Charles VI. Agrandi en 1787-1789 pour son fils, le comte et maréchal de camp Frédéric de Diesbach-Torny, avec régularisation des façades, et pose de célèbres papiers peints dans les pièces d'étages certains de la manufacture Réveillon. Le château est en effet l'une des cinq demeures connues au monde qui conservent un ensemble significatif de papiers peints du XVIIIe siècle[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  2. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le lieu de naissance et la nationalité », sur Office fédéral de la Statistique.
  3. a, b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. Dictionnaire-Dikchenéro: Français-Patois/Patê-Franché. Société cantonale des patoisans fribourgeois. Fribourg: 2013. p. 247
  5. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  6. a et b Guide artistique de la Suisse, Société d'histoire de l'art en Suisse,‎ (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 200-201.
  7. Gérard Pfulg, Vitraux modernes. Romont (FR) et environs (Guides de monuments suisses 50/499-500), Société d’histoire de l’art en Suisse, Berne 1991.

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