Michel Peiry

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Michel Peiry
Tueur en série
Image illustrative de l’article Michel Peiry
Information
Naissance (59 ans)
Drapeau de la Suisse Suisse
Surnom Le Sadique de Romont
Sentence Prison à perpétuité
Actions criminelles Meurtres
Victimes 11
Période -
Pays États-Unis, France, Suisse, Yougoslavie, Italie
États Annecy, Camargue, Valais, Rijeka, Tessin, Neuchâtel, Côme
Arrestation

Michel Peiry, surnommé « Le sadique de Romont », est un tueur en série suisse né le dont les crimes sont commis entre 1981 et 1987.

Décrit comme le pire tueur en série connu en Suisse depuis la Seconde Guerre mondiale, 10 meurtres lui sont attribués selon le mode opératoire suivant: prendre de jeunes adolescents en auto-stop, les attacher, les violer ou leur faire subir des actes sexuels, les tuer et finalement brûler leur cadavre. Ces crimes bouleversent la Suisse entière durant de nombreux mois et même au-delà puisqu'en 2004, plus de 15 ans après les faits, le sadique de Romont est revenu dans le débat lorsque le peuple a dû se prononcer sur l'initiative populaire « Internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux et non amendables ».

Crimes[modifier | modifier le code]

Le premier crime attribué à Michel Peiry remonte au . Il a alors 22 ans et voyage aux États-Unis. Il aurait fait la rencontre d'un jeune Canadien nommé Sylvestre, lequel devait disparaître sans jamais laisser de traces. Peiry a d'abord avoué ce meurtre, s'est rétracté, pour enfin finir par le reconnaître. Par la suite, pour les autres crimes, il fera souvent des aller-retour entre aveux et rétractations.

Le , dans la région d'Annecy (France) il assassine le jeune Frédéric.

En juin 1985, une certaine Anne-Laure (ou Anne-Fleur, il ne se souvient plus très bien) serait la seule femme assassinée par Peiry, aux Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue (France).

Le marque la date de la première victime suisse : le jeune Cédric, dont le cadavre calciné sera retrouvé à Albinen, une région isolée du Valais.

En juillet 1986, Michel Peiry voyage dans plusieurs pays d'Europe, notamment en Yougoslavie. Il avoue le meurtre d'un certain Silvio dans la région de Rijeka (actuellement en Croatie), avant de se rétracter.

Dans la nuit entre les 14 et 15 août 1986, dans le canton du Tessin (Suisse), il prend en auto-stop le jeune Fabio V. et le tue selon son scénario habituel.

En novembre de la même année, c'est la première victime miraculeusement vivante : Yves Ath., qui subit des sévices sexuels et une tentative d'homicide. Cela se passe dans la région de Neuchâtel (Suisse).

Une autre victime, le jeune Vincent, est retrouvée calcinée en mars 1987. Des liens avec l'adjudant-chef Pierre Chanal furent évoqués, mais jamais prouvés, mais Michel Peiry fut suspecté dans l'affaire dite des disparus de Mourmelon, surtout entre 1980 et 1987, car Peiry fréquentait les zones militaires du nord de la France, et le camp de Valdahon (Doubs) proche de la frontière suisse. En raison d'un manque d'éléments, ou faisceaux de coïncidences prouvés, cette piste fut abandonnée en 1990.[réf. nécessaire]

Un mois plus tard, le , un jeune Français est la neuvième victime du sadique, dans la région de Côme en Italie. Meurtre avoué, puis rétractation.

Enfin, le jeune Thomas sera la seconde victime épargnée le .

Michel Peiry a été arrêté le alors qu'il effectuait son service militaire dans le canton de Berne. Il purge à ce jour une peine de prison à perpétuité.

Michel Peiry est arrêté quelques jours après la disparition de Patrick Gache,19 ans, appelé du contingent du 4e Régiment de Dragons de Mourmelon. Aucune preuve ou élément d'enquête ne sera établie avec cette disparition. En Juillet 1988, l'adjudant-chef Pierre Chanal est arrêté vers Dijon lors d'un flagrant délit de viol sur un touriste Hongrois. Ce militaire, avait travaillé comme adjudant, au camp militaire de Valdahon, en Franche-Comté, entre 1965 et 1977, au 30e Régiment de Dragons, et participait régulièrement à des manœuvres de chars en ce camp militaire. Entre 1999 et 2000, une enquête de la gendarmerie de Besançon établira que deux disparitions de militaires, entre 1975 et 1977, se déroulèrent au Valdahon (voir Affaire des disparus de Mourmelon). Aucun lien, ou faisceau de coïncidences ne sera établi, entre un lien éventuel entre Michel Peiry, et Pierre Chanal.[pertinence contestée]

En 2002 puis en 2009, il fait des demandes de mise en liberté qui lui sont refusées[1].

Psychologie[modifier | modifier le code]

"Le sadique de Romont" correspond parfaitement au portrait-type du psychopathe organisé. Malgré une enfance pas très heureuse et un père violent, il arrive à mener une vie normale. Il est apprécié de tous et participe à la vie sociale de sa région. Cependant, derrière un "masque de normalité" il est torturé. D'abord par son homosexualité refoulée, ensuite par des fantasmes de violence acquis très tôt. De son propre aveu, il a découvert la sexualité à travers une revue de bondage : dans son esprit, sexualité et violence sont devenues inséparables. En France, il est souvent comparé à Pierre Chanal (voir Affaire des disparus de Mourmelon), vu les similitudes de son dossier.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Janick Pont, Michel Peiry: Des pulsions sexuelles obscures au crime, Montreux, S. Udrisard Éditeur, (ISBN 2-88384-001-6)

Émission radiophonique[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]