Émile Aebischer

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Émile Aebischer
Yoki (1966) by Erling Mandelmann.jpg
Émile Aebischer en 1966.
Biographie
Naissance
Décès
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GivisiezVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
YokiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Enfant

Émile Aebischer, dit « Yoki », né le à Romont et mort le à Givisiez[1], est un peintre, vitrailliste, mosaïste et sculpteur suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Grande fresque du chœur de l'église de Noréaz représentant la Transfiguration avec à gauche l'apôtre saint Jacques, patron de Noréaz

Dès 1948, Émile Aebischer travaille dans l'atelier d'architecture de Fernand Dumas et Denis Honegger, artisans du renouveau de l'art sacré et réalisateurs de l'université de Fribourg. Il y rencontre les artistes du groupe de Saint-Luc, Alexandre Cingria, Gino Severini, Maurice Barraud, qui l'accompagneront lors de la réalisation de ses premiers travaux d'art appliqué : vitrail et peinture murale. Il fréquente ensuite à Zurich l'atelier de Germaine Richier et, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, celui d'André Lhote à Paris. Il travaille ensuite avec Maurice Barraud pour l'université de Fribourg.

Il commence par se faire connaître comme peintre de chevalet (aquarelle et peinture à l'huile) : un des maîtres paysagistes fribourgeois. Il expose dans de grandes galeries (telles que la galerie Vallotton à Lausanne) et jusqu'au Japon.

Dès 1949 et pendant plus de 50 ans, il conçoit de nombreux vitraux (plus de 1 000) et des décorations murales pour des églises et des édifices en Suisse et en France, comme aussi en Allemagne, en Angleterre, en Israël, en Italie et en Afrique. Créateur, à Nazareth, de vitraux pour la coupole de la basilique. Parmi ses grands ensembles de vitraux, on peut citer la chapelle Regina Mundi et l'église Sainte-Thérèse à Fribourg, l'église de Mézières (Fribourg), la chapelle d'Enges et l'église de Cressier (Neuchâtel), l'église du Sacré-Cœur de Bâle, de Châteauneuf et Saint-Bonnet-de-Galaure en France. La technique (verres antiques sertis de plomb ou dalles de verre) et le style (figuratif ou abstrait) sont en accord avec la fonction de l'édifice et le parti pris architectural.

Il orne de grandes mosaïques les murs de chapelles et églises comme d'édifices publics (Fribourg, Romont, Neuchâtel). Il réalise de grands reliefs en bronze (région de Fribourg).

Il conçoit de grandes tapisseries.

Il est cofondateur du musée suisse du vitrail de Romont et membre de la commission du Musée d'Art et d'Histoire du canton de Fribourg.

Il est nommé membre d'honneur de l'Université de Fribourg et chevalier des Arts et des Lettres.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le père de Patrick Aebischer (né en 1954), ancien président de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr + de) Yoki (photogr. René Bersier), Vitraux modernes en Suisse. Moderne Glasmalerei der Schweiz., Fribourg, Office de Livre,
  • Georges Borgeaud (photogr. Leo Hilber), Yoki, Fribourg,
  • Jean Roudaut (photogr. Leo et Micheline Hilber), Yoki, Fribourg,
  • Philippe Baud (photogr. Jean-Claude Mora), Yoki un demi-siècle de vitrail : un monde de lumière, Fribourg, Éditions Saint-Augustin, , 176 p. (ISBN 2880112524, lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) SDA, « Freiburger Künstler Yoki im Alter von 91 Jahren gestorben », sur freiburger-nachrichten.ch, (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]