Massonnens

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Massonnens
Machounin ou Machenin (frp)
Blason de Massonnens
Héraldique
le village de Massonnens.
le village de Massonnens.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Fribourg Fribourg
District Glâne[1]
Localité(s) Ferlens et Massonnens.
Communes limitrophes Villaz-Saint-Pierre, Villorsonnens, Le Châtelard, Grangettes, Vuisternens-devant-Romont et Mézières.
Syndic Joseph Piller
NPA 1692
N° OFS 2086
Démographie
Population 510 hab. (31 décembre 2016)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 05″ nord, 6° 58′ 28″ est
Altitude 737 m
Min. 687 m
Max. 893 m
Superficie 425 ha = 4,25 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Massonnens
Liens
Site web www.massonnens.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Massonnens est une commune rurale suisse du canton de Fribourg, située dans le district de la Glâne et dans l'Espace Mittelland.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe sur la pente nord-ouest du Mont-Gibloux et s'étend de la Neirigue au bois de Saugy.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Massonnens mesure 425 km2[3]. 6,1 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure (20 hectares), 73,1 % à des surfaces agricoles (316 hectares) et 20,8 % à des surfaces boisées (89 hectares)[3].

Nature[modifier | modifier le code]

Autour du village, la nature et les champs s'étendent à perte de vue à travers la vallée de la Neirigue.

Forêts[modifier | modifier le code]

La commune comprend deux forêts :

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

La frontière Nord et Ouest de la commune est délimitée par la Neirigue.

Le ruisseau de Massonnens traverse la commune pour se verser dans la Neirigue.

Altitudes[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à une altitude moyenne de 737 m. Le point culminant (893 m.), se situe dans le bois de Saugy. Le point le plus bas (687 m), se situe au lieu-dit Mottex, au bord de la Neirigue.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Massonnens est limitrophe de Villaz-Saint-Pierre, Villorsonnens, Le Châtelard, Grangettes, Vuisternens-devant-Romont et Mézières.

Rose des vents Berlens Villaz-Saint-Pierre Villorsonnens Rose des vents
Berlens (Mézières) N Villorsonnens
O    Massonnens    E
S
La Neirivue (Vuisternens-devant-Romont) Le Châtelard et Grangettes Le Châtelard et Villorsonnens

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne photo de l’église catholique romaine Saint-Maurice.

Origines[modifier | modifier le code]

Quelques Sépultures d'époque indéterminée et des trouvailles isolées d'époque romaine montre une occupation romaine du territoire.

Au Moyen Âge, Massonnens était une petite Seigneurie faisant partie du comté savoyard de Romont.

Depuis le XVIe siècle[modifier | modifier le code]

  • En 1532, François de Billens, seigneur de Macconnens, vendit à Fribourg tous les cens qu'il y possédait. Massonnens (Massonens) fut alors rattaché au bailliage de Pont-Farvagny.
  • En 1798, Massonnens est rattaché au district de Romont.
  • En 1803, Massonnens est rattaché au district de Farvagny.
  • En 1848, Massonnens est rattachée et fait partie intégrante du district de la Glâne.
  • En 1809, le village de Ferlens fusionne avec le village de Massonnens.
  • En avril 2005, Les habitants de Massonnens refusèrent une fusion avec les communes du Châtelard et de Grangettes.

Familles noble[modifier | modifier le code]

Une famille noble dite de "Massonnens" est mentionnée au XIIIe et au XIVe siècle. Pierre de Massenens, chevalier, témoin en 1226 ; Mermet de Massonnens, donzel (petit seigneur), en 1341.

Les Ferlens étaient de petits seigneurs, en 1032. Il y avait beaucoup de petits seigneurs après la dissolution du IIème royaume de Bourgogne. Mais Massonnens et Ferlens formaient deux seigneuries séparées. Une famille "Massonnens", non noble, était bourgeoise de Fribourg au XIVe siècle[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village doit son nom à un colon allemand appelé Manzo[4].

Le nom en patois fribourgeois est Machounin Écoutez ou Machenin.[5]

années noms
929-930 Mansaningis ou Massaningis
1177 Massenens
1341 Massunens
1471 Massonens
1668 Massonnens

Localités[modifier | modifier le code]

La commune est composée de deux localités : Ferlens et Massonnens

Hameaux[modifier | modifier le code]

Les dix hameaux de Massonnens sont : Massonnens, Les Écouarges, Les Cannes, Planafaye, Ferlens, Saugy, La Combette, Sur les Charrières, Moulin Afama et Les Côtes,

Lieux-Dits[modifier | modifier le code]

La commune comprend 13 lieux-dits : Praz Contey, Mottex, Trémaule, Les Râpes, Prila, Bois de Saugy, Par Vertet, Le Mont, Moulin, Planchevret, Les Écouages, Tannerie et Trembley.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Les armoiries se blasonnent ainsi : coupé, de gueules à bande d'or coticée d'argent, et d'or à la croix tréflée de gueules. C'est une combinaison des armoiries des sires de Billens, ses anciens seigneurs qui y eurent des terres, comme les "Challant", avec la croix tréflée, attribut de Saint-Maurice, patron de l'église paroissiale. Les armoiries sont adoptées en 1941[4].

Lieux d'intérêts[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Maurice[modifier | modifier le code]

Signalée en 1540, une chapelle est dédiée à saint Maurice et incorporée dans la paroisse d'Orsonnens. Suite à la demande des habitants à Mgr Strambino, la paroisse de Massonnens-Ferlens sera autonome en 1665. La première église fut consacrée en 1672 par Mgr Strambino. La construction de l'église actuelle est décidée en 1846 et est imaginée par l'architecte se nommant « Corboz ». Elle est en molasse et comprend trois nefs. Elle se situe en dessus de l'ancienne. Elle est consacrée en 1857 par Mgr Marilley.[4]

La chapelle de la ferme[modifier | modifier le code]

Le grenier de la ferme de Monsieur Pascal Rey est connu pour cacher une petite chapelle, aménagée à l'époque de la Révolution française[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Massonnens compte 510 habitants en 2016[2]. Sa densité de population atteint 120 hab./km2.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Massonnens depuis 1850[7] :

Évolution de la population de Massonnens depuis 1850
1850 1860 1870 1880 1890 1900 1910 1920 1930
344 352 406 391 410 377 390 419 421
1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 -
401 413 377 307 316 382 403 441 -
(Sources : OFS)
Histogramme de l'évolution de la population de Massonnens depuis 1850

Économie[modifier | modifier le code]

Massonnens était, jusqu'à la deuxième moitié du XXe siècle, un village caractérisé par l'agriculture. Au bord de la Neirigue, un moulin était encore en fonction. Aujourd'hui même, l'industrie laitière, l'élevage et dans une plus petite mesure l'agriculture ont une valeur importante dans la structure d'acquisition de la population. D'autres emplois sont disponibles dans la petite industrie locale et dans le secteur tertiaire. Dans les dernières décennies, le village s'est aussi développé à une commune d'habitation. Ainsi, beaucoup d'actifs sont des pendulaires travaillant principalement dans les régions de Romont et Fribourg[8].

En 2007, la commune abritait un atelier mécanique, une entreprise de transport et, dans l'ancienne tannerie, un commerce de cuir (chaussures, peaux). Société de laiterie (1888). Vingt-quatre exploitations agricoles en 2000 (élevage)[9].

Transports[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à l'écart des plus grandes axes de circulation. La commune est reliée au réseau des cars postaux qui circulent de Villaz-Saint-Pierre à Romont.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  2. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le lieu de naissance et la nationalité », sur Office fédéral de la Statistique.
  3. a, b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  4. a, b, c et d « Massonnens : Généralités », sur Massonnens.ch (consulté le 18 février 2017)
  5. Dictionnaire-Dikchenéro: Français-Patois/Patê-Franché. Société cantonale des patoisans fribourgeois. Fribourg: 2013. p. 242
  6. Super User, « A découvrir », sur www.massonnens.ch (consulté le 22 février 2017)
  7. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  8. (de) « Massonnens », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  9. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées :1

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