Avenue Denfert-Rochereau

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14e arrt
Avenue Denfert-Rochereau
L'avenue Denfert-Rochereau vue en direction de l'avenue de l'Observatoire.
L'avenue Denfert-Rochereau vue en direction de l'avenue de l'Observatoire.
Situation
Arrondissement 14e
Quartier Montparnasse
Début Avenue de l'Observatoire
Fin Place Denfert-Rochereau
Morphologie
Longueur 490 m
Largeur 31 m
Historique
Dénomination 1946
Ancien nom Partie de la rue d'Enfer (ou chemin de Vanves, chemin d'Issy, rue de Vauvert)
partie de la rue Denfert-Rochereau (1879-1946)
Géocodification
Ville de Paris 2704
DGI 2692

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Avenue Denfert-Rochereau
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L'avenue Denfert-Rochereau est une voie publique située dans le quartier du Montparnasse du 14e arrondissement de Paris partant de la place au même nom. Elle est longue de 490 mètres.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

L'origine du nom vient de celui de Pierre Philippe Denfert-Rochereau (1823-1878), colonel du génie, défenseur de Belfort.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1946, la rue Denfert-Rochereau (nom donné en 1879 à la partie de la rue d'Enfer non incorporée au boulevard Saint-Michel) est divisée en deux sections :

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Nos 42-44 : ancien aqueduc Médicis acheminant des eaux provenant de Rungis. Dans le pavillon des fontainiers, ancien regard de l'aqueduc, avec ses réservoirs souterrains datant des XVIIe et XIXe siècle, avec leurs escaliers et couloirs les desservant.
  • Nos 71-73 : emplacement de l'ancienne maison de refuge du Bon Pasteur, établissement des anciennes Œuvres-Bon Pasteur, créés sous le règne de Louis XIV, en 1698, et étroitement liées à la Congrégation des Sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve, à vocation hospitalière, fondée en 1661. Il subsiste l'ancienne chapelle dont la construction remonte à une date antérieure à 1889, année au cours de laquelle le peintre Édouard Zawiski, qui occupe à ce moment-là, l'un des ateliers de la cité des artistes située au no 77[1] (voir ci-dessous) la représente dans son tableau intitulé La Maison de refuge du Bon Pasteur, vue de la Place Denfert-Rochereau, en 1889, conservé au musée Carnavalet[2]. Cette chapelle désaffectée est connue sous le nom d'« ancienne chapelle Notre-Dame-de-Joye », d'après l'association à vocation médico-pédagogique du même nom qui a succédé à la congrégation, établissant ici son siège et des structures pour enfants et adolescents polyhandicapés. Le vaste domaine dont dispose l'association Notre-Dame-de-Joye communique avec la partie non accessible au public du domaine de l'Observatoire de Paris dont l'entrée principale est située au 43, avenue de l'Observatoire[3],[4].
  • No 77 : ensemble d'ateliers d'artistes, dont ceux des sculpteurs Paul Belmondo et Albert Guilloux.
  • No 82 : entrée de l'ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, désaffecté.
  • No 83 : maison construite par François Lecœur pour l'historien d'art, André Fontaine, en 1913 (inscrit en 1984 aux monuments historiques)[5].
  • No 88 : ancien couvent des Sœurs aveugles de Saint-Paul.
  • No 92 : infirmerie Marie-Thérèse. Madame de Chateaubriand est inhumée dans la chapelle. François-René de Chateaubriand a vécu dans cet endroit de 1826 à 1838.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Société des artistes français, Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture… des artistes vivants exposés au Grand palais des Champs-Élysées, Charles de Mourgues frères, 1889, p. 210.
  2. Édouard Zawiski, La Maison de refuge du Bon Pasteur, vue de la Place Denfert-Rochereau, en 1889, sur le site parismuseescollections.paris.fr. Consulté le 16 novembre 2017.
  3. L'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Joye sur le site de l'Observatoire du patrimoine religieux. Consulté le 16 novembre 2017.
  4. Pour la partie sud du domaine de l'Observatoire, accessible au public une partie de l'année, à partir du boulevard Arago, voir : jardin de l'Observatoire de Paris.
  5. « Maison construite par François Lecœur », notice de la base Mérimée.