Louis-Casimir Teyssier

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Louis-Casimir Teyssier
Buste du Colonel Teyssier, Bitche
Buste du Colonel Teyssier, Bitche

Naissance
à Albi
Décès (à 95 ans)
à Albi
Origine Français
Conflits Guerre de Crimée
Guerre franco-allemande de 1870
Faits d'armes Assaut de Sébastopol
Siège de la citadelle de Bitche
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Hommages inscription au Panthéon de Paris

Louis-Casimir Teyssier, né le 25 août 1821 à Albi où il est mort en novembre 1916, est un militaire et félibre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean-Marie Teyssier, lieutenant d'infanterie, chevalier de la légion d'honneur, décoré de la médaille de Sainte-Hélène, et de Cécile Mulequiès, il rejoint le 21e régiment de ligne à Cherbourg et devient caporal. Dans ce même 21e de ligne, il obtient tous ses galons, de caporal à capitaine.

Guerre de Crimée[modifier | modifier le code]

Teyssier participe à la guerre de Crimée comme lieutenant, puis comme capitaine. Le 8 septembre 1855, il est blessé à l'assaut de Sébastopol d'un éclat de pierre à la tête, d'un coup de feu à la main droite, et d'un boulet de canon à la cuisse droite. Il est fait prisonnier de guerre et rentre de Crimée le 15 décembre 1855.

Campagne d'Italie (1859)[modifier | modifier le code]

Placé au 98e de ligne, il fait la campagne d'Italie à la bataille de Montebello en 1859. Il est touché par une balle qui lui traverse la poitrine.

Commandant de la citadelle de Bitche en 1870-1871[modifier | modifier le code]

Il passe ensuite au 78e de ligne comme chef de bataillon, puis à l'état-major des Places pour blessures le 9 juillet 1870, comme commandant de la citadelle de Bitche. C'est là qu'il montre sa grande ténacité, soutenant le siège de la citadelle de Bitche durant sept mois avec moins de 3 000 hommes contre 20 000 prussiens et bavarois bien équipés, stationnés tout autour de la ville. Selon ses propres mots, il est résolu à tenir la place « jusqu'au bout ! » Il ne rend les armes que sur ordre du gouvernement français en mars 1871.

Fin de carrière militaire[modifier | modifier le code]

Commandant de 1re classe de la place de Marseille le 19 mai 1871, Teyssier espère terminer sa carrière dans cette ville et se prépare à une installation définitive. Sans être consulté, il est nommé le 27 mai 1872 commandant de 1re classe au fort de Vincennes.

Retraite albigeoise[modifier | modifier le code]

Fatigué par un service très chargé et aspirant au repos, le colonel demande et obtient par décret du 14 octobre 1880 sa mise à la retraite pour ancienneté de service.

Il finit sa vie à Albi, sa ville natale, où est érigée une statue en son honneur. Il devient président de la Société des Arts et Belles-Lettres du Tarn et publie en 1913 un recueil de Contes en langue albigeoise.

Hommage et distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Inscription au Panthéon, Paris
  • Bitche, en son honneur, a été fondé, un lycée portant son nom: Le Lycée Teyssier.
  • Albi, une « rue de Bitche », un "boulevard Montebello" et une avenue porte son nom.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Belot, Le Colonel Teyssier, défenseur de Bitche, Corbière et Julien, Albi, 1911, 143 p.
  • Eugène Guesquin, Bitche et ses défenseurs (1870-1871), hommage au colonel Teyssier, souvenir à l'Alsace-Lorraine, Impr. de P. Brodard, Coulommiers, 1900, 502 p.
  • Henri Maynard, Le Colonel Teyssier : héros de Bitche, 1870, Paris, 1959, 4 p.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]