Philippe Nantermod

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Philippe Nantermod
Illustration.
Portrait officiel, 2019
Fonctions
Conseiller national
En fonction depuis le
(5 ans, 9 mois et 29 jours)
Élection 18 octobre 2015
Réélection 20 octobre 2019
Législature 50e et 51e
Groupe politique libéral-radical (RL)
Commission CSSS et CdG
Prédécesseur Jean-René Germanier
Vice-président du Parti libéral-radical
En fonction depuis le
(5 ans, 5 mois et 12 jours)
Président Petra Gössi
Député au Grand Conseil du Canton du Valais

(6 ans, 6 mois et 17 jours)
Élection 1 mars 2009
Réélection 3 mars 2013
Législature 2009-2013
2013-2017 (Député-suppléant)
Biographie
Date de naissance (37 ans)
Lieu de naissance Lausanne
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique PLR
Diplômé de Université de Lausanne
Profession Avocat
Résidence Morgins

Philippe Nantermod, né le à Lausanne[1], originaire de Troistorrents, est une personnalité politique suisse, membre du parti libéral-radical et conseiller national depuis 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il grandit dans son village natal de Morgins. Son père est directeur des remontées mécaniques de la station, sa mère plasticienne[2]. Vers 15 ans, il crée une petite société de services informatiques[3].

Il étudie au collège de l'Abbaye à St-Maurice où il obtient une maturité arts-visuels en 2003. Après avoir commencé par étudier les sciences politiques, il bifurque vers des études en droit à l’Université de Lausanne, qui lui délivre un bachelor en droit en 2007 et un master en 2009. Il effectue son stage d'avocat à Sion et obtient le brevet d'avocat en [4] ; en parallèle assistant à l'Université de Lausanne, il reçoit le titre de docteur en droit en 2017, sa thèse portant sur les domaines skiables[5]. Il ouvre ensuite sa propre étude d'avocat. En , il est nommé à la présidence du conseil d'administration de la cave Les Fils Maye SA[6].

Il est marié et père d'un garçon[7].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

L'élection au Conseil fédéral de Pascal Couchepin le motive à se lancer en politique[2]. Il entre au PRD en 2001, sous l'impulsion d'une voisine et bien que venant d'une famille PDC[8]. Il est d'abord actif chez les jeunes libéraux-radicaux, dont il devient vice-président de 2007 à 2012 puis coprésident d' à . C'est lors de son combat contre le droit de recours des associations qu'il se fait connaître du grand public[9],[10],[11]. Il se bat ensuite contre l'introduction du prix unique du livre[12], vu comme avantageant les grands distributeurs au détriment des petites librairies[13]; l'objet sera rejeté en votation populaire. En parallèle, il est assistant parlementaire de la vaudoise Isabelle Moret[14]. Il est également le chef de la campagne de Christian Varone au Conseil d'État en 2013[15],[16].

Le , l'assemblée des délégués du parti libéral-radical suisse l'élit vice-président du parti[17],[18]. La même année, il est élu président de l'USPI suisse[19] et en 2018 président de l'UVAM[20]. En , il est épinglé pendant l'émission de télévision Infrarouge pour sa participation rémunérée à un groupe de réflexion du Groupe mutuel, qu'il décide ensuite de quitter sans toucher d'indemnités[21],[22].

Grand Conseil[modifier | modifier le code]

Parallèlement, il est élu député-suppléant au Grand Conseil valaisan le [23]. Au cours de son mandat, il s'investit pour le remboursement des bourses d'étude en fonction du revenu à la fin des études[24], les échanges linguistiques intercantonaux[25] et la baisse d'impôts.

Le , il est élu député au Grand Conseil avec 4 528 voix, soit le meilleur résultat du district[26]. Siégeant dans la commission des finances, il est l'auteur de la suppression des rentes à vie des conseillers d'État valaisans[27],[28]. Il défend une vision fédéraliste, notamment dans l'application de la Lex Weber ou contre une convention d'imposition des successions avec la France[29],[30]. Il démissionne de son mandat de député lors de son élection au Conseil national[31].

Conseil national[modifier | modifier le code]

D'abord deux fois candidat au Conseil national sur la liste des jeunes libéraux-radicaux valaisans, il rejoint pour les élections fédérales de 2011 la liste principale du PLR et décroche la deuxième place, derrière Jean-René Germanier, réalisant le sixième score cantonal[32]. Le , il est élu conseiller national[8]. Fait rare, il reçoit lors de son investiture deux commissions parlementaires[33] : la commission des institutions politiques et celle de gestion (dont les sous-commissions du DDPS, du DEFR et du MPC[34]).

Il s'est notamment engagé en faveur de la libéralisation des transports, le harcèlement téléphonique ou l'adaptation du statut de travailleur aux changements numériques[35]. Fin 2017, il reprend la place d'Ignazio Cassis, élu conseiller fédéral, à la commission de la sécurité sociale et de la santé[36]. Il lance alors plusieurs propositions en lien avec la concurrence dans le domaine de la santé, comme la création de compte-épargne santé[37] ou le remboursement des médicaments achetés à l'étranger (autorisation des importations parallèles)[38],[39].

Dans son classement des parlementaires les plus influents, le Tages-Anzeiger le place 42e en 2017[40] et 29e en 2019[41].

En 2019, il est à nouveau candidat au Conseil national, où il est réélu avec le 2e meilleur score du canton. Également candidat au Conseil des États[42], il termine 4e à l'issue du premier tour ; devancé de 14 000 voix, il annonce ne pas poursuivre la course aux États[43].

En décembre 2020, il dénonce la lenteur des vaccinations contre la Covid-19 en Suisse[44] et évoque un « fiasco » en janvier 2021[45],[46], ce qui lui vaut certaines critiques[47],[48].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographie de Philippe Nantermod », sur le site web de l'Assemblée fédérale suisse.
  2. a et b Caroline Zuercher, « Très attaché au libéralisme, Nantermod reste droit dans ses bottes », 24 heures,‎ (ISSN 1424-4039, lire en ligne, consulté le )
  3. Marc-André Miserez, « Philippe Nantermod, un vrai ‹ geek › de la politique », Swissinfo,‎ (lire en ligne)
  4. « Parcours politique », sur site officiel (consulté le )
  5. Nantermod 2017.
  6. Gilles Berreau, « Renouveau familial chez les Fils Maye à Riddes », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  7. (de) Ruedi Studer, « FDP-Nationalrat Philippe Nantermod wird zum ersten Mal Papi », Blick,‎ (lire en ligne)
  8. a et b Lise Bailat, « Philippe Nantermod ou l’art maîtrisé du rebond », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  9. Erik Reumann, « Le Valaisan qui bouscule les écolos », La Liberté,‎ (lire en ligne)
  10. « ‹ Le droit de recours est un privilège dépassé › », RTS Info,‎ (lire en ligne)
  11. Xavier Lambiel, « Les organisations environnementales veulent un droit de recours en Valais », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  12. « Prix unique du livre: manque de diversité pour les opposants », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  13. Philippe Nantermod, « Les libraires seront les premières victimes de la réglementation », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  14. Stéphanie Germanier, « Berne, voilà la députation valaisanne », Le Nouvelliste,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  15. « Christian Varone et son chef de "com": le choc des cultures - Radio », sur Play RTS (consulté le )
  16. Marie Parvexet et Anne Andlauer, « Christian Varone reste maître de son destin », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  17. « Petra Gössi élue à la tête du PLR.Les Libéraux-Radicaux », sur site officiel du PLR, (consulté le )
  18. Alexandra Claude, « Le Morginois Philippe Nantermod a bel et bien été élu à la vice-présidence du PLR Suisse », Radio Chablais,‎ (lire en ligne)
  19. « Entretien avec Philippe Nantermod, nouveau président de l'USPI Suisse | USPI Valais », sur USPI Valais (consulté le )
  20. « Union Valaisanne des Arts et Métiers: Philippe Nantermod succède à Jean-René Fournier », Canal 9,‎ (lire en ligne)
  21. Mouna Hussain et Pauline Turuban, « Après Infrarouge, Nantermod renonce aux séances payées par une assurance », RTS Info,‎ (lire en ligne, consulté le )
  22. Catherine Frammery, « Philippe Nantermod, «Infrarouge», illumination et transparence », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  23. « Résultat Grand Conseil 2009 – District de Monthey », sur votel.vs.ch (consulté le )
  24. Jean-Yves Gabbud, « Nantermod lance une idée révolutionnaire », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  25. Philippe Nantermod, « Bilan de la législature 2009-2013 » [PDF] (consulté le )
  26. « Résultats Grand Conseil 2013 – Monthey », sur votel.vs.ch (consulté le )
  27. Julien Robyr, « Fini les rentes à vie pour les nouveaux conseillers d’Etat », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  28. Lise Bailat et Xavier Lambiel, « Ministre retraité, ça ne paiera bientôt plus », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  29. Alexis Favre, « Le fédéralisme, sans modération », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  30. « Ils disent ‹ non › à l'accord sur les successions », Le Matin,‎ (lire en ligne, consulté le )
  31. Vincent Fragnière, « Nantermod et Addor ont démissionné », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  32. « Résultats Conseil national 2011 par suffrages », sur votel.vs.ch (consulté le )
  33. Stéphanie Germanier, « Philippe Nantermod, l'élu le plus 4.0 », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  34. « Sous-commissions des CdG », sur parlament.ch (consulté le )
  35. Stéphanie Germanier, « Bilan de Philippe Nantermod: ‹ Je suis quelqu’un qui dit ce qu’il pense, sans mettre de vernis pour plaire › », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  36. Jean-Yves Gabbud, « Santé: Philippe Nantermod remplace Ignazio Cassis », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  37. Marie Maurisse, « ‹ La franchise à 10 000 francs devrait être bloquée comme une caution › », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  38. Philippe Nantermod, « J'agis concrètement pour faire baisser le prix des médicaments en Suisse », Heidi.news,‎ (lire en ligne)
  39. Michel Guillaume, « Philippe Nantermod brise le tabou des importations parallèles », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  40. (de) « Wer hat in Bern am meisten Einfluss? », Tages-Anzeiger,‎ (lire en ligne)
  41. (de) Denis von Burg, Adrian Schmid et Patrick Meier, « Sie sind die Mächtigsten », Tages-Anzeiger,‎ (lire en ligne)
  42. « Le PLR valaisan lance Philippe Nantermod dans la course aux Etats », La Liberté,‎ (lire en ligne)
  43. Alexandre Beney, « Philippe Nantermod ne se présente pas au deuxième tour pour le Conseil des Etats », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  44. « Nantermod: «Il faut se grouiller de vacciner tout le monde» », Le Matin,‎ (ISSN 1018-3736, lire en ligne, consulté le )
  45. WNG agence digitale, « Vaccin COVID-19: le fiasco suisse se précise », sur www.plr.ch (consulté le )
  46. « La vaccination anti-Covid-19 traîne trop », Le Matin,‎ (ISSN 1018-3736, lire en ligne, consulté le )
  47. « Vaccination éclair des Suisses – Rebecca Ruiz fustige «Yaka Nantermod» sur les vaccins », sur 24 heures (consulté le )
  48. « Vaccination éclair des Suisses: Rebecca Ruiz fustige «Yaka Nantermod» sur les vaccins », sur Vaccination éclair des Suisses: Rebecca Ruiz fustige «Yaka Nantermod» sur les vaccins (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Philippe Nantermod, Planification et réalisation des domaines skiables, Zurich, Schulthess, coll. « Recherches juridiques lausannoises », , 336 p. (ISBN 978-3-7255-8673-8)
  • Pascal Couchepin et Philippe Nantermod, La suite des idées, Lausanne, Favre, coll. « Entretiens », , 156 p. (ISBN 978-2-8289-1747-0).
  • Philippe Nantermod, Le parlementaire, ce juge qui s'ignore, in Revue de droit suisse, ZSR 138 (2019) II 353.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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