Mathias Reynard

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Mathias Reynard
Illustration.
Portrait officiel, 2019.
Fonctions
Conseiller d'État du Valais
En fonction depuis le
Élection 28 mars 2021
Conseiller national
Élection 23 octobre 2011
Réélection 18 octobre 2015
20 octobre 2019
Législature 49e, 50e et 51e
Groupe politique socialiste (S)
Commission CSEC puis CEATE
Successeur Emmanuel Amoos
Député au Grand Conseil du Canton du Valais
Législature 2009-2013
Biographie
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Sion
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti socialiste suisse
Diplômé de Université de Lausanne
Profession Enseignant
Résidence Savièse

Mathias Reynard, né le à Sion (originaire de Savièse), est une personnalité politique suisse, membre du Parti socialiste. Il est député du canton du Valais au Conseil national de 2011 à 2021, puis conseiller d'État valaisan à compter du .

Biographie[modifier | modifier le code]

Mathias Reynard naît le à Sion. Il est originaire de Savièse, située dans le même district valaisan[1].

Il étudie au Lycée-Collège des Creusets à Sion, où il obtient une maturité classique en 2006[réf. nécessaire]. Il poursuit ses études en Lettres à l’Université de Lausanne (français, histoire, philosophie) et devient enseignant au cycle d'orientation de Savièse à partir de [réf. nécessaire].

Avec son accession au gouvernement valaisan, il doit mettre un terme à sa profession d'enseignant[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Président des jeunes socialistes du Valais romand de 2005 à 2009, il devient député-suppléant au Grand Conseil valaisan en 2009[3]. Cette même année, il accède au poste de rédacteur en chef du Peuple Valaisan[4].

En , il devient député au Grand Conseil valaisan, après la démission d'Anne-Christine Bagnoud[réf. nécessaire].

Conseil national[modifier | modifier le code]

Reynard, délivrant son discours en tant que benjamin du Parlement, lors de la cérémonie d'ouverture de la 49e législature.

Le , à tout juste 24 ans, il est élu au Conseil national[5], ce qui en fait le benjamin de la 49e législature. Il siège au sein de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC)[1].

En 2015, il est réélu au Conseil national avec 33 469 voix[6], soit le deuxième meilleur score du canton. Il s’agit d’un record pour un socialiste en Valais. Il siège à nouveau au sein de la CSEC et également au sein de la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE) à partir de décembre 2018[1].

En 2019, il est le meilleur élu du canton du Valais au Conseil national avec 34 175 suffrages[7], devenant le premier candidat non issu des rangs du PDC à cette place. Également candidat au Conseil des États, il se place 3e avec 36 323 voix au premier tour, mais échoue au second tour[8],[9] à 1 370 voix de Marianne Maret[10], même s'il récolte 47 302 suffrages[11] pour un score de plus de 56% dans le Valais romand[12],[13]. Les statuts du parti socialiste du Valais romand lui interdisent de se présenter à une quatrième législature, sauf dérogation exceptionnelle[14]. Lors de cette législature, il préside la CSEC à partir de [1].

Le , il annonce sa candidature, en duo avec Priska Seiler Graf, pour la présidence du PS Suisse[15]. L'élection à la succession de Christian Levrat devait se dérouler début avril, mais la crise du coronavirus la repousse à l'automne 2020. Le , il annonce y renoncer, préférant se lancer dans la course pour l'élection du Conseil d'État valaisan, programmée pour mars 2021[16],[17].

Conseil d'État valaisan[modifier | modifier le code]

Lors des élections cantonales valaisannes de 2021, il est élu au Conseil d'État valaisan en terminant troisième à l'issue du second tour avec 49 094 voix[18]. Il reprend le département de la santé, des affaires sociales et de la culture, tenu jusque-là par Esther Waeber-Kalbermatten.

Engagements thématiques[modifier | modifier le code]

Dès ses premières campagnes, il s'engage activement sur l'aile syndicale du Parti socialiste, en faveur des droits des travailleuses et travailleurs. Il présidera par ailleurs l'Union syndicale valaisanne. D'autres thématiques seront traitées dans son engagement politique : égalité femmes-hommes, éducation de qualité et accessible à toutes et tous, défense des services publics (Poste, transports publics…), lutte contre les discriminations (et notamment contre l’homophobie), protection de l’environnement et des Alpes, meilleure distribution des richesses, politique familiale moderne (congé paternité, crèches,…) ou encore soutien à la culture[19].

Il intégrera ainsi divers comités : OSEO Valais (Présidence), association visant à enfouir les lignes à très haute tension (présidence), Fondation l'EssentiElles ou encore initiative des Alpes.

Son engagement contre les discriminations et pour les droits LGBT aboutira notamment à une extension de la norme pénale antiracisme (art. 261bis du Code pénal). Les propos homophobes et les appels à la haine en fonction de l'orientation sexuelle des personnes sont désormais poursuivis pénalement en Suisse. Ce projet a été accepté en votation populaire le 9 février 2020, par 63,1% de la population et 20,5 cantons[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Biographie de Mathias Reynard », sur le site web de l'Assemblée fédérale suisse.
  2. « Mathias Reynard range ses cahiers scolaires. Dès lundi, il sera conseiller d’Etat », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  3. « Site officiel du canton du Valais - Députés » (consulté le )
  4. « Journal "Le Peuple.VS" », sur Journal "Le Peuple.VS" (consulté le )
  5. « Elections au Conseil National 2011 - Résultats provisoires » (consulté le )
  6. « élection conseil national 2015 »
  7. « "Site officiel du canton du Valais" », 22. octobre 2019 (consulté le )
  8. Alexandre Beney, « Conseil des Etats: le match Maret-Reynard », sur lenouvelliste.ch, (consulté le )
  9. Florent Quiquerez, « Au pays des barrages, Mathias Reynard les fait tous sauter », 24 heures,‎ (ISSN 1424-4039, lire en ligne, consulté le )
  10. « Le PDC valaisan maintient ses deux sièges au Conseil des Etats. Marianne Maret devient la première sénatrice du canton. », Tribune de Genève,‎ (ISSN 1010-2248, lire en ligne, consulté le )
  11. « Résultat », sur votel.vs.ch (consulté le )
  12. « Résultat », sur votel.vs.ch (consulté le )
  13. « Résultat », sur votel.vs.ch (consulté le )
  14. « Statuts du parti socialiste du Valais romand, art. 40 », sur site officiel du parti socialiste du Valais romand,
  15. « Mathias Reynard lance sa candidature en binôme pour co-présider le PS », sur rts.ch, (consulté le )
  16. Vincent Cherpillod, RTS, « Mathias Reynard renonce à la tête du PS, préférant le Conseil d'Etat valaisan », (consulté le )
  17. Vincent Bourquin, « Le choix de Mathias Reynard laisse un goût amer », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  18. « Conseil d'État 2021 (2ème tour) - Résultats », sur www.vs.ch (consulté le )
  19. « Portrait », sur Mathias Reynard (consulté le )
  20. Chancellerie fédérale ChF, « Droits politiques », sur www.bk.admin.ch (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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