Olivier Balez

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Olivier Balez
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Naissance
Nationalité
Activités
Autres activités
Distinctions
Œuvres principales
Wahid (2003)
Enfants d’ici, parents d’ailleurs (2005)
Le Chanteur sans nom (2011)
La Cordée du mont rose (2011)
Robert Moses, le maître caché de New York (2014)
L'Homme qui ne disait jamais non (2016)
signature d'Olivier Balez
signature

Olivier Balez, né le à Besançon est un illustrateur et auteur de bande dessinée français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Olivier Balez naît à Besançon en 1972 et y reste jusqu'à l'âge de neuf ans avant que sa famille ne parte s'installer à Nice. Souhaitant devenir illustrateur, il se forme aux arts appliqués de l'École Estienne à Paris de 1990 à 1995, et complète ses études au National College of Art and Design à Dublin, en Irlande. Il part ensuite vivre plusieurs mois à Barcelone et à Sydney. De retour à Paris, il crée, avec d’autres illustrateurs, un atelier graphique : « Les Dents de la Poule »[1]. Après avoir vécu un temps à Nice puis au Chili pendant dix ans, Olivier Balez s'installe en 2016 à Angoulême. Il exerce dans les domaines de la littérature jeunesse, des illustrations de presse et de la bande dessinée.

Activités[modifier | modifier le code]

Auteur de bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Sa rencontre avec le créateur du Poulpe, Jean-Bernard Pouy, l’amène à produire un feuilleton intitulé Satanique ta mère dans Libération pendant l’été 1997. L’année d’après, il conçoit lui-même son aventure du Poulpe, L’Opus à l’oreille, publiée pour Angoulême dans un coffret BD chez Baleine Cent pour sang bande dessinée.

En 2000, il rencontre Éric Corbeyran avec qui il signe une histoire pour Paroles de taule (2001 chez Delcourt) puis deux bandes dessinées chez Dargaud, Le Village qui s’amenuise (2004), une fable rurale et Charmes fous (2005).

Avec Florence Décamp, journaliste correspondante de Libération et Géo, basée sur Sydney, il entame en 2004 une série de trois bandes dessinées, Le Cycle du Nautile, qui explore les lieux méconnus du Pacifique. Le premier épisode met en scène deux aventuriers, à la recherche d’un trésor.

En 2007, il publie la bande dessinée policière Angle mort sur un scénario de Pascale Fonteneau.

Il a collaboré avec le scénariste Arnaud Le Gouëfflec sur les albums Topless (Glénat, 2009), Le Chanteur sans nom (Glénat, 2011) et J'aurai ta peau, Dominique A (Glénat, 2013). Il a également travaillé avec Pierre Christin pour les albums Sous le ciel d’Atacama (Casterman, 2011) et Robert Moses : le maître caché de New York (Glénat, 2014). Dans l'album La Cordée du mont rose (Les Arènes - XXI, 2011) qu'il a entièrement réalisé, il relate l'histoire de son frère Éric, atteint de la maladie de Crohn.

En , il préside la 22e édition du festival de BD de Sérignan[2].

Illustrateur[modifier | modifier le code]

Olivier Balez signe régulièrement des couvertures de romans noirs, tant pour les adultes (dans la collection « Librio Noir » et, au Seuil, des romans de Francis Mizio, Thierry Jonquet, Dominique Manotti…) que pour la jeunesse (Syros, collection « Rat noir »).

Avec Thierry Lenain au texte, il illustre plusieurs albums jeunesse qui traitent de la guerre et de l'exil. En 2003, Wahid, sur la guerre d'Algérie[3]. En 2008, pour son album Moi, Dieu Merci, qui vis ici  : « Après Wahid, nous retrouvons le duo Thierry Lenain - Olivier Balez dans un nouvel album engagé, fort et sensible. L'auteur utilise la première personne pour donner vie à ce récit qui met en scène Dieu Merci, un Angolais qui refuse de prendre part au conflit qui déchire son pays. »[4] . Pour Martine Laval, dans sa critique Télérama : « Auteur et illustrateur s'allient ici pour crier la folie des hommes, les politiques meurtrières et la tendresse qui, malgré tout, pointe son nez. »[5] Dans Le Taxi d'Imani en 2020, les deux auteurs s'intéressent au même sujet, avec cette fois le Gabon[6], autre pays d'Afrique. « Dans la capitale gabonaise, une réfugiée gagne sa vie en conduisant un taxi. Comme elle croit à des lendemains meilleurs, le miracle arrive, le jour où une star de la chanson monte à bord. Un album sur l’art de saisir sa chance »[7], selon Marine Landrot, sur le site de Télérama.

Il travaille aussi pour la presse, notamment pour le journal Le Monde et la revue XXI[8].

Auteur de livres pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

Olivier Balez a publié plusieurs albums pour la jeunesse, notamment La Complainte de Mandrin (2005), livre consacré au faux-saunier, et qui reprend la chanson populaire.

Il publie en 2007 deux livres adaptés des films de Charlot : La Ruée vers l'or et Le Kid co-publiés par Bayard et MK2.

Publications[modifier | modifier le code]

Pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • Rémi, vol. 1 : Amour, coup de foudre et autres bobos / scénario d'Olivier Balez ; dessin de Laurent Richard (Milan jeunesse, 2004)
  • Rémi, vol. 2 : Les zigzags de l'amour / scénario d'Olivier Balez ; dessin de Laurent Richard (Milan jeunesse, 2005)
  • Le Cycle du Nautile 1 : Traque à Sydney / scénario de Florence Décamp (Bayard, 2005)
  • Le Cycle du Nautile 2 : Les Dauphins de Palau / scénario de Florence Décamp (Bayard, 2005)
  • Le Cycle du Nautile 3 : Les fantômes de Nan Madol / scénario de Florence Décamp (Bayard, 2006)
  • Rémi, vol. 3 : La confiance revient / scénario d'Olivier Balez ; dessin de Laurent Richard (Milan jeunesse, 2006)

Albums[modifier | modifier le code]

  • Wahid[3], de Thierry Lenain (Albin Michel jeunesse, 2003 ; rééd. coll. « Panda poche », 2016)
  • La Complainte de Mandrin (Rue du Monde, coll. « Pas comme les autres », 2005).
  • Moby Dick, d'après Herman Melville, adaptation Jean-Pierre Kerloc'h (Albin Michel jeunesse, coll. « Les grandes aventures », 2005)
  • À trois, de Ramona Bădescu (Albin Michel jeunesse 2005)
  • Il n’y a pas si longtemps[9], de Thierry Lenain (Sarbacane-Amnesty International, 2005)
  • La Ruée vers l'or : Charlot (MK2-Bayard, 2007)
  • Le Kid : Charlot (MK2-Bayard, 2007)
  • Moi, Dieu merci, qui vis ici[4],[5], de Thierry Lenain (Albin Michel jeunesse, 2008 ; rééd. coll. « Panda poche », 2016)
  • Les Noces de Figaro, de Wolfgang Amadeus Mozart, texte Timothée de Fombelle (Gallimard jeunesse, 2008)
  • Shéhérazade, de Béatrice Fontanel (Sarbacane-Amnesty international France, 2010 ; rééd. 2014)
  • 12 histoires de liberté, égalité, fraternité - collectif (l'Escabelle, 2011)
  • Lali l'orpheline, où l'on se demande si l'on peut faire du mal en croyant faire du bien[10], de Thierry Lenain (Oskar, 2011)
  • Le Taxi d'Imani[6],[7], de Thierry Lenain (Albin Michel jeunesse, 2020)

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Signes de voyages, de Bénédicte Gourdon et Roger Rodriguez (Thierry Magnier, coll. « Signes », 2001)
  • Enfants d’ici, parents d’ailleurs, de Carole Saturno (Gallimard jeunesse, coll. « Par quatre chemins », 2005 ; rééd. Gallimard jeunesse, coll. « Terre urbaine », 2008) - Prix Sorcières 2007[11] (documentaires)
  • La Ville mode d'emploi : de mon quartier à la mégapole, de Carole Saturno et Perrine Belin (Gallimard jeunesse, coll. « Terre urbaine », 2007)
  • Vivre, de Michel Puech (Le Pommier, coll. « Philosopher ? », 2011)
  • Les Dieux de l'Olympe, de Raphaël Martin (De La Martinière Jeunesse, 2015)
  • Mes plus beaux jeux de plateau (Fleurus, 2017)

Romans illustrés[modifier | modifier le code]

  • Urgence, de Christian Grenier (in Je Bouquine no 200, 2000) ;
  • Ma tribu à Lascaux !, de Christian Jolibois (Père Castor-Flammarion, coll. « Les trois loups. Faim de loup », 2000)
  • Police Python, de Yves Pinguilly (Nathan, coll. « Lune noire policier » no 35, 2000 ; rééd. Nathan poche Policier no 73, 2005) ;
  • Alerte au Zoo, de Claire Mazard (Syros Jeunesse, coll. « Souris verte » no 36, 2000) ;
  • Main basse sur la sablière, de Daniel Catellain (Syros Jeunesse, coll. « Souris verte » no 42, 2001) ;
  • Le Grand silence, de Xavier-Laurent Petit (in D Lire no 42, ) ;
  • La Cavale de Dave, de Alice Chambard (in Je Bouquine no 224, 2002) ;
  • Cadeau mortel pour Noël : 12 histoires policières - collectif (Rageot, coll. « Magnum », 2002) ;
  • Qui a volé Gavroche ?, de Alice Chambard (in Je Bouquine no 235, 2003) ;
  • Meurtre au beurre de cacahuète, de Florence Aubry (Lito, coll. « Poche illustré » no 7, 2005) ;
  • La Princesse élastique, de Bernard Friot (Milan poche cadet no 96, 2006, rééd. 2008 ; rééd. en 2011 sous le titre La Princesse aux trois pieds)
  • Un jour, j’arrêterai la guerre, de Thierry Lenain (Nathan poche no 121, 2006)
  • C’est la jungle !, de Hubert Ben Kemoun (Nathan poche Fantastique no 129, 2006)
  • La Seule fille au monde, de Hubert Ben Kemoun (Milan poche cadet + no 33, 2007)
  • Un chien dans un jeu de quilles, de Thierry Lenain (Nathan poche Policier no 161, 2008, rééd. 2013)
  • La Grande Bagarre, de Guillaume Guéraud (Milan poche cadet no 103, 2008)
  • Trans Europa, de Stéphanie Benson (Gallimard jeunesse-SNCF, coll. « Voyage en page » no 20, 2009)
  • La Princesse aux trois pieds, de Bernard Friot (Milan poche cadet no 96, 2011)
  • Au bout là-bas, de Anne Vantal (Actes Sud junior, coll. « Les premiers romans Cadet », 2012) ;
  • La Demoiselle sans visage, de Brigitte Coppin (Gallimard jeunesse, coll. « Folio junior » no 1616, 2012)
  • Croc-Blanc, de Jack London ; trad. Philippe Sabathé (Gallimard jeunesse, coll. « Folio junior. Textes classiques » no 493, 2013)
  • Robin au fond des bois, de Malika Ferdjoukh (Gallimard jeunesse, coll. « Folio junior » no 1674, 2014)
  • Trois histoires, de Jack London (Gallimard jeunesse, coll. « Folio junior », 2014)
  • Terre-Dragon, vol. 1 : Le Souffle des pierres, de Erik L'Homme (Gallimard jeunesse, coll. « Folio junior » no 1768, 2016)
  • Les Enquêtes d'Hermès, vol. 2 : L'Affaire Méduse, de Richard Normandon (Gallimard jeunesse, coll. Folio junior" n° 1850, 2019)

Pour les adultes[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • L’Opus à l’oreille, scénario et dessin Olivier Balez (Baleine no 101, coll. « Le Poulpe », 1998)
  • Paroles de taule, collectif (Delcourt, coll. « Encrages », 2001)
  • Paroles de parloirs - collectif (Delcourt, coll. « Encrages », 2003)
  • Le Village qui s’amenuise, scénario d’Éric Corbeyran (Dargaud, coll. « Long courrier », 2003)
  • Charmes fous, scénario d’Éric Corbeyran (Dargaud, coll. « Long Courrier », 2005)
  • Angle mort, scénario de Pascale Fonteneau (KSTER, 2007)
  • Topless, scénario de Arnaud Le Gouëfflec (Glénat, coll. « 40 ans découverte », 2009)
  • Sous le ciel d'Atacama, scénario de Pierre Christin (Casterman, 2010) ; traduit en espagnol et publié chez Amanuta.
  • Vivir un terremoto, collectif (Amanuta, 2011)
  • Le Chanteur sans nom[12],[13], scénario d'Arnaud Le Gouëfflec (Glénat, coll. « 1.000 feuilles », 2011). Prix Bulles Zik 2011. Sélection festival Angoulême 2012[14]. Sélection festival Angoulême 2012[15].
  • La Cordée du mont rose, scénario et dessin Olivier Balez (Les Arènes-XXI, 2011)
  • J'aurai ta peau, Dominique A, scénario de Arnaud Le Gouëfflec (Glénat, coll. « 1.000 feuilles », 2013)
  • Robert Moses : le maître caché de New York, scénario de Pierre Christin (Glénat, coll. « 1.000 feuilles », 2014)
  • L'Homme qui ne disait jamais non[16], un récit de Didier Tronchet (Futuropolis, 2016).
  • Infinity 8 vol. 3 : L'Évangile selon Emma, scénario Lewis Trondheim & Fabien Vehlmann (Rue de Sèvres, 2017)
  • Beauté Noire & le Groupe Prospero vol. 1 : Les Chasseurs de haine, scénario Noël Simsolo (Glénat, coll. « 1.000 feuilles », 2018)
  • Beauté Noire & le Groupe Prospero vol. 2 : Les Cruels, scénario Noël Simsolo ; dessin avec Philippe Nicloux (Glénat, coll. « 1.000 feuilles », 2019)

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Sydney : au fil de l'eau, de Florence Décamp (Nouveaux loisirs, coll. « Carnet de voyage », 2003)
  • Méditations du monde : à l'écoute des grands maîtres de sagesse, sous la direction d'Isabelle Fougère (Bayard, 2013)

Romans illustrés[modifier | modifier le code]

  • Satanique ta mère !, de Gérard Lecas (prépubl. in Libération, été 1997 / Baleine no 73, coll. « Le Poulpe », 1997) ;
  • La Cosmogonie Macroqa : pour en finir avec l'ethno-polar, de Francis Mizio (Treize étrange, coll. « Noirs desseins », 1999) ;
  • Villes noires : nouvelles - collectif (Librio noir no 693, 2005).

Nouvelle illustrée[modifier | modifier le code]

Pochettes, couvertures, affiches[modifier | modifier le code]

  • Paris Jazz Big Band, Paris 24H 2004
  • Paris Jazz Big Band, Mediterranéo 2005
  • Le premier qui pleure a perdu, couverture, Albin Michel Jeunesse 2008
  • Paris Jazz Big Band, The Big Live 2009
  • J'aimerais tant..., Affiche Avignon 2009

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix Sorcières catégorie Documentaires 2007[11] pour Enfants d’ici, parents d’ailleurs
  • Prix Bulles Zik 2011 pour Le Chanteur sans nom[14]
  • Sélection officielle du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême 2012 pour Le Chanteur sans nom[15]
  • Communication Arts' Award of Excellence 2014 et 2016[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thierry Groensteen, neuviemeart.citebd.org, propos recueillis à la Maison des Auteurs le 11 avril 2017
  2. Sérignan : Olivier Balez, président du 22e festival de BD, Midi libre, 20 avril 2017
  3. a et b Avis critique de l'ouvrage Wahid, revue La Revue des livres pour enfants, Centre National de Littérature pour la Jeunesse (CNLJ) sur le site de la BnF.
  4. a et b Nathalie Beau, Avis critique de l'ouvrage Moi, Dieu merci, qui vis ici, revue La Revue des livres pour enfants, Centre National de Littérature pour la Jeunesse (CNLJ) sur le site de la BnF, du 8 août 2008.
  5. a et b Martine Laval, « Moi, Dieu Merci, qui vis ici. Thierry Lenain, Olivier Balez », Télérama, no 3033,‎ .
  6. a et b Marine Planche, Avis critique de l'ouvrage Le Taxi d'Imani, revue La Revue des livres pour enfants, Centre National de Littérature pour la Jeunesse (CNLJ) sur le site de la BnF, du 1er avril 2020.
  7. a et b Marine Landrot, « Livre pour enfants : monte dans “Le Taxi d’Imani”, et la chance te sourira ! », sur Télérama, (consulté le 8 mars 2021).
  8. « La Cordée du Mont Rose », XXI no 10, p. 200-203,‎
  9. Claudine Hervouet, Avis critique de l'ouvrage Il n'y a pas si longtemps, revue La Revue des livres pour enfants, Centre National de Littérature pour la Jeunesse (CNLJ) sur le site de la BnF, du 10 janvier 2006.
  10. Catherine Bessi, Avis critique de l'ouvrage Lali l'orpheline, revue La Revue des livres pour enfants, Centre National de Littérature pour la Jeunesse (CNLJ) sur le site de la BnF du 19 janvier 2012.
  11. a et b « Lauréats du Prix Sorcières depuis 2002 », sur Ricochet (consulté le 8 mars 2021).
  12. Frédéric Potet, « "Le Chanteur sans nom", d'Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Balez : chante avec les loups », sur Le Monde,
  13. La rédaction, « Artiste oublié », L'Indépendant,‎
  14. a et b Benjamin Roure, « Le Chanteur sans nom » remporte le prix Bulles Zik 2011 », sur BoDoï, .
  15. a et b Charles-Louis Detournay, « Le Chanteur sans nom - Par Arnaud Le Gouëfflec & Olivier Balez - Glénat », sur Actua BD, .
  16. Tristan Martine, « L’Homme qui ne disait jamais non - Par O. Balez et D. Tronchet - Futuropolis », sur Actua BD, .

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Temps noir, no 10, 2006.
  • Brieg F. Haslé, « Topless : de sensuelles envies », dBD, no 33,‎ , p. 87.

Liens externes[modifier | modifier le code]