Olivier Balez

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Olivier Balez
Olivier Balez.png

Autoportrait d'Olivier Balez

Naissance
Nationalité
Activités
Autres activités
Distinctions
Prix Sorcières catégorie Documentaires 2007 pour Enfants d’ici, parents d’ailleurs
Prix Bulles Zik 2011 pour Le Chanteur sans nom
Sélection officielle du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême 2012 pour Le Chanteur sans nom
Prix RTL BD du mois 01/2013 pour J'aurai ta peau Dominique A
Communication Arts' Award of Excellence 2014 et 2016
Œuvres réputées
Wahid (2003)
Enfants d’ici, parents d’ailleurs (2005)
Le Chanteur sans nom (2011)
La Cordée du mont rose (2011)
Robert Moses, le maître caché de New York (2014)
L'Homme qui ne disait jamais non (2016)
signature d'Olivier Balez

signature

Olivier Balez, né le à Besançon est un illustrateur et auteur de bande dessinée français. Son dessin est reconnaissable par son style rétro et psychédélique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Olivier Balez naît à Besançon en 1972 et y reste jusqu'à l'âge de neuf ans avant que sa famille ne parte s'installer à Nice. Souhaitant devenir illustrateur, il se forme aux arts appliqués de l'École Estienne à Paris de 1990 à 1995, et complète ses études au National College of Art and Design à Dublin, en Irlande. Il part ensuite vivre plusieurs mois à Barcelone et à Sydney. De retour à Paris, il crée, avec d’autres illustrateurs, un atelier graphique : « Les Dents de la Poule »[1]. Après avoir vécu un temps à Nice puis au Chili pendant dix ans, Olivier Balez vit depuis 2016 à Angoulême. Il navigue entre littérature jeunesse, illustration de presse et bande dessinée.

L'auteur de bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Sa rencontre avec le créateur du Poulpe, Jean-Bernard Pouy, l’amène à donner, pour la première fois, un visage au héros policier dans un feuilleton intitulé Satanique ta mère, à suivre dans Libération pendant l’été 1997. L’année d’après, il conçoit lui-même son aventure du Poulpe, L’Opus à l’oreille, publiée pour Angoulême dans un coffret BD chez Baleine Cent pour sang bande dessinée. Le Poulpe se rend à Barcelone pour retrouver son ami Pedro, disparu en voulant enquêter sur la disparition de son neveu, jeune étudiant recruté par une organisation religieuse secrète…

En 2000, il rencontre Éric Corbeyran avec qui il signe une histoire pour Paroles de taule (2001 chez Delcourt) puis deux bandes dessinées chez Dargaud, Le Village qui s’amenuise (2004), une fable rurale sur le thème de l’incommunicabilité et Charmes fous (2005), une histoire teintée de croyances et de jalousies maladives. Dans cet album, un publicitaire parisien doit se rendre en province après le décès accidentel de son père. Mais la découverte, dans la maison familiale, d’une poupée vaudou l’oblige à réviser la thèse de l’accident.

Avec Florence Décamp, journaliste correspondante de Libération et Géo, basée sur Sydney, il inaugure en 2004 une série de trois bandes dessinées, Le Cycle du Nautile, qui explore les lieux méconnus du Pacifique. Le premier épisode met en scène deux aventuriers, à la recherche d’un trésor convoité par un antiquaire sans scrupule.

En 2007, la sortie de la bande dessinée Angle mort sur un scénario de Pascale Fonteneau marque son retour au polar.

Il a collaboré avec le scénariste Arnaud Le Gouëfflec sur les albums Topless (Glénat, 2009), Le Chanteur sans nom (Glénat, 2011) et J'aurai ta peau, Dominique A (Glénat, 2013). Il a également travaillé avec Pierre Christin pour les albums Sous le ciel d’Atacama (Casterman, 2011) et Robert Moses : le maître caché de New York (Glénat, 2014). Dans l'album La Cordée du mont rose (Les Arènes - XXI, 2011) qu'il a entièrement réalisé, il relate l'histoire de son frère Éric, atteint de la maladie de Crohn.

En juin 2017, il préside la 22e édition du festival de BD de Sérignan[2].

L'illustrateur[modifier | modifier le code]

Olivier Balez signe régulièrement des couvertures de romans noirs, tant pour les adultes (dans la collection « Librio Noir » à laquelle il confère une identité visuelle ; et au Seuil, des romans de Francis Mizio, Thierry Jonquet, Dominique Manotti…) que pour la jeunesse (Syros, collection "Rat noir").

Il travaille aussi pour la presse, notamment pour le journal Le Monde et la revue XXI[3].

Ses illustrations se caractérisent, dans un style proche de la sérigraphie, par une économie de moyens, de traits et de décors. Elles reflètent son amour du jazz, du polar et de la poésie.

L'auteur de livres pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

Olivier Balez a publié plusieurs albums pour la jeunesse, notamment La Complainte de Mandrin (2005), livre consacré au faux-saunier, et qui reprend la chanson populaire, en la nourrissant visuellement pour multiplier les lectures.

Avec Thierry Lenain, il illustre de nombreux livres aux thématiques ancrées dans le réel (Wahid, Lali l'orpheline, Dieu merci).

Il publie en 2007 deux livres adaptés des films de Charlot : La Ruée vers l'or et Le Kid co-publiés par Bayard et MK2.

Publications[modifier | modifier le code]

Pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • Rémi, vol. 1 : Amour, coup de foudre et autres bobos / scénario d'Olivier Balez ; dessin de Laurent Richard (Milan jeunesse, 2004)
  • Rémi, vol. 2 : Les zigzags de l'amour / scénario d'Olivier Balez ; dessin de Laurent Richard (Milan jeunesse, 2005)
  • Le Cycle du Nautile 1 : Traque à Sydney / scénario de Florence Décamp (Bayard, 2005)
  • Le Cycle du Nautile 2 : Les Dauphins de Palau / scénario de Florence Décamp (Bayard, 2005)
  • Le Cycle du Nautile 3 : Les fantômes de Nan Madol / scénario de Florence Décamp (Bayard, 2006)
  • Rémi, vol. 3 : La confiance revient / scénario d'Olivier Balez ; dessin de Laurent Richard (Milan jeunesse, 2006)

Albums[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Signes de voyages, de Bénédicte Gourdon et Roger Rodriguez (Thierry Magnier, coll. « Signes », 2001)
  • Enfants d’ici, parents d’ailleurs, de Carole Saturno (Gallimard jeunesse, coll. « Par quatre chemins », 2005 ; rééd. Gallimard jeunesse, coll. « Terre urbaine », 2008) - Prix Sorcières 2007 (documentaires)
  • La Ville mode d'emploi : de mon quartier à la mégapole, de Carole Saturno et Perrine Belin (Gallimard jeunesse, coll. « Terre urbaine », 2007)
  • Vivre, de Michel Puech (Le Pommier, coll. « Philosopher ? », 2011)
  • Les Dieux de l'Olympe, de Raphaël Martin (De La Martinière Jeunesse, 2015)

Romans illustrés[modifier | modifier le code]

  • Urgence, de Christian Grenier (in Je Bouquine no 200, 2000) ;
  • Ma tribu à Lascaux !, de Christian Jolibois (Père Castor-Flammarion, coll. « Les trois loups. Faim de loup », 2000)
  • Police Python, de Yves Pinguilly (Nathan, coll. « Lune noire policier » no 35, 2000 ; rééd. Nathan poche Policier no 73, 2005) ;
  • Alerte au Zoo, de Claire Mazard (Syros Jeunesse, coll. « Souris verte » no 36, 2000) ;
  • Main basse sur la sablière, de Daniel Catellain (Syros Jeunesse, coll. « Souris verte » no 42, 2001) ;
  • Le Grand silence, de Xavier-Laurent Petit (in D Lire no 42, mars 2002) ;
  • La Cavale de Dave, de Alice Chambard (in Je Bouquine no 224, 2002) ;
  • Cadeau mortel pour Noël : 12 histoires policières - collectif (Rageot, coll. « Magnum », 2002) ;
  • Qui a volé Gavroche ?, de Alice Chambard (in Je Bouquine no 235, 2003) ;
  • Meurtre au beurre de cacahuète, de Florence Aubry (Lito, coll. « Poche illustré » no 7, 2005) ;
  • La Princesse élastique, de Bernard Friot (Milan poche cadet no 96, 2006, rééd. 2008 ; rééd. en 2011 sous le titre La Princesse aux trois pieds)
  • Un jour, j’arrêterai la guerre, de Thierry Lenain (Nathan poche no 121, 2006)
  • C’est la jungle !, de Hubert Ben Kemoun (Nathan poche Fantastique no 129, 2006)
  • La Seule fille au monde, de Hubert Ben Kemoun (Milan poche cadet + no 33, 2007)
  • Un chien dans un jeu de quilles, de Thierry Lenain (Nathan poche Policier no 161, 2008, rééd. 2013)
  • La Grande Bagarre, de Guillaume Guéraud (Milan poche cadet no 103, 2008)
  • Trans Europa, de Stéphanie Benson (Gallimard jeunesse-SNCF, coll. « Voyage en page » no 20, 2009)
  • La Princesse aux trois pieds, de Bernard Friot (Milan poche cadet no 96, 2011)
  • Au bout là-bas, de Anne Vantal (Actes Sud junior, coll. « Les premiers romans Cadet », 2012) ;
  • La Demoiselle sans visage, de Brigitte Coppin (Gallimard jeunesse, coll. « Folio junior » no 1616, 2012)
  • Croc-Blanc, de Jack London ; trad. Philippe Sabathé (Gallimard jeunesse, coll. « Folio junior. Textes classiques » no 493, 2013)
  • Robin au fond des bois, de Malika Ferdjoukh (Gallimard jeunesse, coll. « Folio junior » no 1674, 2014)
  • Trois histoires, de Jack London (Gallimard jeunesse, coll. « Folio junior », 2014)
  • Terre-Dragon, vol. 1 : Le Souffle des pierres, de Erik L'Homme (Gallimard jeunesse, coll. « Folio junior » no 1768, 2016)

Pour les adultes[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • L’Opus à l’oreille / scénario et dessin Olivier Balez (Baleine no 101, coll. « Le Poulpe », 1998)
  • Paroles de taule - collectif (Delcourt, coll. « Encrages », 2001)
  • Paroles de parloirs - collectif (Delcourt, coll. « Encrages », 2003)
  • Le Village qui s’amenuise / scénario d’Éric Corbeyran (Dargaud, coll. « Long courrier », 2003)
  • Charmes fous / scénario d’Éric Corbeyran (Dargaud, coll. « Long Courrier », 2005)
  • Angle mort / scénario de Pascale Fonteneau (KSTER, 2007)
  • Topless / scénario de Arnaud Le Gouëfflec (Glénat, coll. « 40 ans découverte », 2009)
  • Sous le ciel d'Atacama / scénario de Pierre Christin (Casterman, 2010) ; traduit en espagnol et publié chez Amanuta.
  • Vivir un terremoto - collectif (Amanuta, 2011)
  • Le Chanteur sans nom / scénario d'Arnaud Le Gouëfflec (Glénat, coll. « 1.000 feuilles », 2011). Prix Bulles Zik 2011. Sélection festival Angoulême 2012
  • La Cordée du mont rose / scénario et dessin Olivier Balez (Les Arènes-XXI, 2011)
  • J'aurai ta peau, Dominique A / scénario de Arnaud Le Gouëfflec (Glénat, coll. « 1.000 feuilles », 2013)
  • Robert Moses : le maître caché de New York / scénario de Pierre Christin (Glénat, coll. « 1.000 feuilles », 2014)
  • L'Homme qui ne disait jamais non / un récit de Didier Tronchet (Futuropolis, 2016)
  • Infinity 8 vol. 3 : L'Évangile selon Emma / scénario Lewis Trondheim & Fabien Vehlmann (Rue de Sèvres, 2017)

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Sydney : au fil de l'eau, de Florence Décamp (Nouveaux loisirs, coll. « Carnet de voyage », 2003)
  • Méditations du monde : à l'écoute des grands maîtres de sagesse, sous la direction d'Isabelle Fougère (Bayard, 2013)

Romans illustrés[modifier | modifier le code]

  • Satanique ta mère !, de Gérard Lecas (prépubl. in Libération, été 1997 / Baleine no 73, coll. « Le Poulpe », 1997) ;
  • La Cosmogonie Macroqa : pour en finir avec l'ethno-polar, de Francis Mizio (Treize étrange, coll. « Noirs desseins », 1999) ;
  • Villes noires : nouvelles - collectif (Librio noir no 693, 2005).

Nouvelle illustrée[modifier | modifier le code]

Pochettes, couvertures, affiches[modifier | modifier le code]

  • Paris Jazz Big Band, Paris 24H 2004
  • Paris Jazz Big Band, Mediterranéo 2005
  • Le premier qui pleure a perdu, couverture, Albin Michel Jeunesse 2008
  • Paris Jazz Big Band, The Big Live 2009
  • J'aimerais tant..., Affiche Avignon 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]