Robert Moses

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Robert Moses en 1939.

Robert Moses (né le 18 décembre 1888 à New Haven (Connecticut) - mort le 29 juillet 1981 à West Islip, dans l’État de New York) est un urbaniste américain, artisan de la rénovation de New York entre 1930 et 1970.

Son père est un commerçant réputé et agent immobilier.

Il fait ses études à l'université Yale et passe quelque temps en Europe.

Son œuvre principale est la rénovation de New York. Même s'il n'a jamais été élu au conseil municipal de la ville, il bénéficie d'une grande influence auprès de ce dernier des années 1930 aux années 1960.

Les évolutions urbanistiques mises en place par Moses sont aujourd'hui largement critiquées pour la part démesurée offerte à l'automobile et le manque de prise en compte de la qualité de vie des habitants[1].

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Il entre à la mairie de New York par l'intermédiaire d'Al Smith et commence par créer le parc Jones Beach.

Puis il profite des subventions permises par le New Deal pour financer sa campagne de « modernisation » de New York afin de mettre ses plans à l'œuvre.

Il a également mis en œuvre la « ségrégation invisible » en construisant un pont vers Long Island ne laissant pas passer les bus (utilisés par les Noirs) mais seulement les voitures des Blancs[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Robert Caro, The Power Broker: Robert Moses and the Fall of New York, 1974 (ISBN 0-394-72024-5)

Pierre Christin & Olivier Balez, Robert Moses - Le maître caché de New York, 2014 (ISBN 9782723495844). Éditions Glénat.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.nytimes.com/2007/05/06/nyregion/thecity/06hist.html?_r=1&ref=thecity&pagewanted=all : « Personne ne remet en cause le fait que Moses était très autoritaire, raciste, et qu'il méprisait les pauvres. »
  2. Florent Latrive, sous la direction de Emmanuel Pierrat, Le Livre noir de la censure, Seuil,‎ février 2008, 347 p. (ISBN 978-2-02-094298-0)