NGC 3655

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NGC 3655
Image illustrative de l’article NGC 3655
La galaxie spirale NGC 3655
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Lion
Ascension droite (α) 11h 22m 54,6s[1]
Déclinaison (δ) 16° 35′ 24″ [1]
Magnitude apparente (V) 11,7[2]
12,3 dans la Bande B [2]
Brillance de surface 12,14 mag/am2[3]
Dimensions apparentes (V) 1,5 × 1,1[2]
Décalage vers le rouge 0,004913 ± 0,000020[1]
Angle de position 30°[2]

Localisation dans la constellation : Lion

(Voir situation dans la constellation : Lion)
Leo IAU.svg
Astrométrie
Vitesse radiale 1 473 ± 6 km/s [4]
Distance 20,6 ± 1,5 Mpc (∼67,2 millions d'a.l.)[5]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie spirale
Type de galaxie SA(s)c?[1],[6] Sc[2],[7]
Dimensions 29 000 a.l.[8]
Découverte
Découvreur(s) William Herschel[6]
Date 30 décembre 1783[6]
Désignation(s) PGC 34935
UGC 6396
MCG 3-29-39
CGCG 96-37
KARA 477
IRAS 11202+1651 [2]
Liste des galaxies spirales

NGC 3655 est une galaxie spirale située dans la constellation du Lion à environ 67 millions d'années-lumière de la Voie lactée. NGC 3655 a été découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1783.

La classe de luminosité de NGC 3655 est III et elle présente une large raie HI. Elle renferme également des régions d'hydrogène ionisé[1].

Selon la base de données Simbad, NGC 3655 est une galaxie active de type Seyfert 2[9].

Plusieurs mesures non basées sur le décalage vers le rouge (redshift) donnent une distance de 30,694 ± 7,076 Mpc (∼100 millions d'a.l.) [10], ce qui est légèrement à l'extérieur des distances calculées en employant la valeur du décalage[5].

Supernova[modifier | modifier le code]

La supernova SN 2002ji a été découverte dans NGC 3655 par Y. L. Qiu et J. Y. Hu de l'observatoire astronomique de Pékin (en) le [11]. Cette supernova était de type Ic[12].

Trou noir supermassif[modifier | modifier le code]

Si on se base sur les mesures de luminosité de la bande K de l'infrarouge proche du bulbe de NGC 2656, on obtient une valeur de 107,3 (20 millions de masses solaires) pour le trou noir supermassif qui s'y trouve[13].

Groupe de NGC 3686[modifier | modifier le code]

NGC 3655 est une galaxie brillante dans le domaine des rayons X[1] et elle fait partie du groupe de NGC 3686 qui comprend au moins 21 autres galaxies brillantes également dans le domaine des rayons X, dont NGC 3592, NGC 3607, NGC 3608, NGC 3626, NGC 3659, NGC 3681, NGC 3684, NGC 3686 et NGC 3691[14]. Ce même groupe est aussi mentionné dans un articlie publié par A.M. Garcia en 1993, mais la galaxie NGC 3607 n'y figure pas[15]. De plus, la galaxie PGC 35426 fait partie de la liste de Garcia, mais cette dernière ne brille pas dans le domaine des rayons X.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 3655 (consulté le 11 janvier 2020)
  2. a b c d e et f « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke» sur le site ProfWeb, NGC 3600 à 3699 »
  3. La brillance de surface (S) se calcule à partir de la magnitude apparente (m) et de la surface de la galaxie selon l'équation
  4. On obtient la vitesse de récession d'une galaxie à l'aide de l'équation v = z×c, où z est le décalage vers le rouge (redshift) et c la vitesse de la lumière. L'incertitude relative de la vitesse Δv/v est égale à celle de z étant donné la grande précision de c.
  5. a et b On obtient la distance qui nous sépare d'une galaxie à l'aide de la loi de Hubble : v = Hod, où Ho est la constante de Hubble (70±5 (km/s)/Mpc) . L'incertitude relative Δd/d sur la distance est égale à la somme des incertitudes relatives de la vitesse et de Ho.
  6. a b et c (en) « Site du professeur C. Seligman » (consulté le 11 janvier 2020)
  7. (en) « NGC 3655 sur HyperLeda » (consulté le 11 janvier 2020)
  8. On obtient le diamètre d'une galaxie par le produit de la distance qui nous en sépare et de l'angle, exprimé en radian, de sa plus grande dimension.
  9. (en) « Simbad, NGC 3655 -- Seyfert 2 Galaxy » (consulté le 25 juillet 2020)
  10. « Your NED Search Results », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le 11 janvier 2020)
  11. (en) « IAUC 8025: 2002ji; V838 Mon; C/2002 U6, C/2002 U7, C/2002 U8, C/2002 U9 » (consulté le 6 mars 2020)
  12. (en) « TRANSIENT NAME SERVER, 2002ji » (consulté le 6 mars 2020)
  13. X.Y. Dong et M.M. De Robertis, « Low-Luminosity Active Galaxies and Their Central Black Holes », mars, vol. 131#3,‎ the astronomical journal, p. 1236-1252 (DOI 10.1086/499334, Bibcode 2006AJ....131.1236D, lire en ligne)
  14. Chandreyee Sengupta et Ramesh Balasubramanyam, « HI content in galaxies in loose groups », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 369 #1,‎ , p. 360-368 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2006.10307.x, Bibcode 2006MNRAS.369..360S, lire en ligne)
  15. A.M. Garcia, « General study of group membership. II - Determination of nearby groups », Astronomy and Astrophysics Supplement Series, vol. 100 #1,‎ , p. 47-90 (Bibcode 1993A&AS..100...47G)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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