M97 (nébuleuse planétaire)

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M97
Image illustrative de l’article M97 (nébuleuse planétaire)
La nébuleuse planétaire NGC 3587
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Grande Ourse [1]
Ascension droite (α) 11h 14m 47,7s[2]
Déclinaison (δ) 55° 01′ 09″ [2]
Magnitude apparente (V) 9,9 [3]
12,0 dans la Bande B [3]
Dimensions apparentes (V) 3,4[4],[5]

Localisation dans la constellation : Grande Ourse

(Voir situation dans la constellation : Grande Ourse)
Ursa Major IAU.svg
Astrométrie
Distance 729 ± 35 pc (∼2 380 a.l.)[5]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Nébuleuse planétaire
Masse entre 0 55 et 0 60 [6] M
Dimensions ∼2,35 a.l. (∼0,721 pc)[7]
Découverte
Découvreur(s) Pierre Méchain [1]
Date 16 février 1781 [1]
Désignation(s) PK 148+57.1
CS=15.9 [3]
Liste des nébuleuses planétaires

M97 (parfois appelée nébuleuse du Hibou, ou NGC 3587) est une nébuleuse planétaire située à une distance de 729 ± 35 pc (∼2 380 a.l.)[8] dans la constellation de la Grande Ourse. Elle s'étend sur une distance d'environ 2,35 années-lumière[7]. Son âge est estimé à 6 000 ans[9],[10]. Elle a été découverte par Pierre Méchain le .

La masse totale de la nébuleuse est d'environ 0,15 masse solaire, tandis que l'étoile centrale, une naine blanche, aurait une masse estimée entre 0,55 et 0,6 masse solaire[6].

La nébuleuse dans son ensemble aurait une forme de « tore cylindrique » (un peu comme un globe auquel on aurait retiré les pôles) qui serait vue depuis la Terre de façon oblique. Ainsi, les deux « trous » des extrémités, qui sont en fait des régions beaucoup plus pauvres en matière, formeraient les « yeux » du hibou, par transparence.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première observation de cet objet céleste a été faite par Pierre Méchain le . Ce dernier la décrit comme une tache simple à proximité de la constellation Ursea Majoris (Grande Ourse), en affirmant qu'elle est difficile à observer.

Plus tard, William Herschel la décrit comme une nébuleuse de luminosité uniforme et tente de la résoudre en étoile[réf. souhaitée]. Ne réussissant pas, il croit donc avoir affaire à un objet extrêmement lointain.

Par la suite, elle est observée par William Parsons. Ce dernier identifie deux petites étoiles aux alentours de la région centrale de la nébuleuse. Il cherche aussi à en comprendre la nature, en menant plusieurs dizaines d'observations entre 1848 et 1874 et en produisant un grand nombre de dessins. De l'un de ceux-ci a été tiré par la suite le nom de Nébuleuse du Hibou[11].

Caractéristiques physiques[modifier | modifier le code]

L'étoile centrale est une naine blanche de quatorzième magnitude [12],[13]. Sa masse serait d'environ 0,6 masse solaire et sa température effective avoisine les 123 000 K[14],[6].

La masse totale de la nébuleuse est d'environ 0,13 masses solaires et sa densité est de l'ordre de 100 particules par mètre cube[6],[12], autour d'un dixième de la moyenne des autres nébuleuses planétaires. Ce serait un indice sur le grand âge de la nébuleuse, étant donné qu'avec le temps elle s'est considérablement étendue et que ses gaz se sont raréfiés.

Observation[modifier | modifier le code]

Position de M97 dans la constellation de la Grande Ourse (indiquée par la flèche bleue au centre).

La déclinaison de M97 est septentrionale (vers le Nord), ce qui fait qu'elle est plus facilement observable le soir, entre janvier et août. Elle peut être située à l'aide de l'étoile Beta Ursae Majoris, dont elle est très proche.

M97 est à la limite extrême de la visibilité avec des jumelles, ce qui fait qu'elle ne s'observe avec cet instrument que dans les nuits les plus favorables. Cependant, ses petites dimensions apparentes et sa basse luminosité n'empêchent pas son observation plus poussée à l'aide d'instruments moindrement précis, comme les petits télescopes utilisés par des amateurs. Un télescope de 150 mm d'ouverture avec des oculaires puissants permet de montrer quelques détails comme les deux points sombres qui représentent les « yeux » du hibou.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Owl Nebula » (voir la liste des auteurs).
  1. a b et c (en) « Site du professeur C. Seligman » (consulté le 5 décembre 2019)
  2. a et b (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 3587 (consulté le 5 décembre 2019)
  3. a b et c (en) « Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke » (consulté le 5 décembre 2019)
  4. Mesuré avec le logiciel Aladin et l'image obtenue des données de l'étude SDSS.
  5. a et b (en) « M97 -- Planetary Nebula, «La parallaxe mesurée par Gaia » (consulté le 5 décembre 19)
  6. a b c et d (en) L. Cuesta et J. P. Phillips, « Excitation and Density Mapping of NGC 3587 », The Astrophysical Journal, vol. 120, no 5,‎ , p. 2661–2669 (DOI 10.1086/316800, Bibcode 2000AJ....120.2661C)
  7. a et b On obtient le diamètre d'un objet par le produit de la distance qui nous en sépare et de l'angle, exprimé en radian, de sa plus grande dimension.
  8. La parallaxe indiquée sur Simbad (1,1371 ± 0,0662 mas) provient des mesures du satellite Gaia et c'est ce qu'il y a de plus précis à ce jour. La distance en pc est donc égale à 1/0,001371 avec une précision de 4,8%.
  9. Yvaton, « M97, la nébuleuse du Hibou (Owl Nebula) », sur http://micromegas.over-blog.com
  10. (en) Steven J. Hynes, Planetary nebulae : a practical guide and handbook for amateur astronomers, Willmann-Bell, , 264 p. (présentation en ligne)
  11. (en) Roger Nelson Clark, Visual Astronomy of the Deep Sky, CUP Archive, , 355 p. (ISBN 0521361559, présentation en ligne, lire en ligne), p. 133
  12. a et b (en) Martín A. Guerrero, You-Hua Chu, Arturo Manchado et Karen B. Kwitter, « Physical Structure of Planetary Nebulae. I. The Owl Nebula », The Astrophysical Journal, vol. 125, no 6,‎ , p. 3213–3221 (DOI 10.1086/375206, Bibcode 2003AJ....125.3213G, arXiv astro-ph/0303056)
  13. (en) Kenneth Glyn Jones, Messierś Nebulae and Star Clusters, Cambridge University Press, , 2e éd., 427 p. (ISBN 0521370795, présentation en ligne, lire en ligne), p. 277–279
  14. (en) Eugene R. Capriotti et William S. Kovach, « Effective Temperatures of the Central Stars of Planetary Nebulae », Astrophysical Journal, vol. 151, no 5,‎ , p. 991–995 (DOI 10.1086/149498, Bibcode 1968ApJ...151..991C)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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