NGC 3507

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

NGC 3507
Image illustrative de l’article NGC 3507
La galaxie spirale barrée NGC 3507
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Lion
Ascension droite (α) 11h 03m 25,3s[1]
Déclinaison (δ) 18° 08′ 08″ [1]
Magnitude apparente (V) 11,9 [2]
12,7 dans la Bande B [2]
Brillance de surface 14,38 mag/am2[3]
Dimensions apparentes (V) 3,4 × 2,9[2]
Décalage vers le rouge 0,003266 ± 0,000013[1]
Angle de position 110°[2]

Localisation dans la constellation : Lion

(Voir situation dans la constellation : Lion)
Leo IAU.svg
Astrométrie
Vitesse radiale 979 ± 4 km/s [4]
Distance 13,7 ± 1,0 Mpc (∼44,7 millions d'a.l.)[5]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie spirale barrée
Type de galaxie SB(s)b[1] SBb[2]
Dimensions 44 000 a.l.[6]
Découverte
Découvreur(s) William Herschel[7]
Date 14 mars 1784[7]
Désignation(s) PGC 33390
UGC 6123
MCG 3-28-53
CGCG 95-100
KCPG 263B [2]
Liste des galaxies spirales barrées

NGC 3507 est une galaxie spirale barrée vue de face et située dans la constellation du Lion à environ 45 millions d'années-lumière de la Voie lactée. NGC 3507 a été découvert par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1784.

NGC 3507 a été utilisé par Gérard de Vaucouleurs comme une galaxie de type morphologique SB(s)b dans son atlas des galaxies[8],[9].

La classe de luminosité de NGC 3507 est II et elle présente une large raie HI. NGC 3507 est une galaxie LINER, c'est-à-dire une galaxie dont le noyau présente un spectre d'émission caractérisé par de larges raies d'atomes faiblement ionisés[1].

Avec une brillance de surface égale à 14.38 mag/am2, on peut qualifier NGC 3507 de galaxie à faible brillance de surface (LSB en anglais pour low surface brightness). Les galaxies LSB sont des galaxies diffuses (D) avec une brillance de surface inférieure de moins d'une magnitude à celle du ciel nocturne ambiant.

Trois mesures non basées sur le décalage vers le rouge (redshift) donnent une distance de 14,100 ± 4,967 Mpc (∼46 millions d'a.l.) [10], ce qui est à l'intérieur des distances calculées en employant la valeur du décalage [5].

Trou noir supermassif[modifier | modifier le code]

Selon un article basé sur les mesures de luminosité de la bande K de l'infrarouge proche du bulbe de NGC 3507, on obtient une valeur de 106,9 (7,9 millions de masses solaires) pour le trou noir supermassif qui s'y trouve[11].

Groupe de NGC 3507[modifier | modifier le code]

La galaxie NGC 3507 est la galaxie la plus brillante d'un groupe de galaxies qui porte son nom. Selon A.M. Garcia, le groupe de NGC 3507 comprend au moins quatre autres galaxies : UGC 6095, UGC 6112, UGC 6171 et UGC 6181[12]. Toutefois, on doit ajouter NGC 3501 à cette liste, car elle forme une paire de galaxies avec NGC 3507[13].

La paire de galaxies NGC 3501 et NGC 3507.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 3507 (consulté le 11 novembre 2019)
  2. a b c d e et f « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke» sur le site ProfWeb, NGC 3500 à 3599 »
  3. La brillance de surface (S) se calcule à partir de la magnitude apparente (m) et de la surface de la galaxie selon l'équation
  4. On obtient la vitesse de récession d'une galaxie à l'aide de l'équation v = z×c, où z est le décalage vers le rouge (redshift) et c la vitesse de la lumière. L'incertitude relative de la vitesse Δv/v est égale à celle de z étant donné la grande précision de c.
  5. a et b On obtient la distance qui nous sépare d'une galaxie à l'aide de la loi de Hubble : v = Hod, où Ho est la constante de Hubble (70±5 (km/s)/Mpc) . L'incertitude relative Δd/d sur la distance est égale à la somme des incertitudes relatives de la vitesse et de Ho.
  6. On obtient le diamètre d'une galaxie par le produit de la distance qui nous en sépare et de l'angle, exprimé en radian, de sa plus grande dimension.
  7. a et b (en) « Site du professeur C. Seligman » (consulté le 11 novembre 2019)
  8. Atlas des galaxies de Vaucouleurs sur le site du professeur Seligman, NGC 3507
  9. (en) « The Galaxy Morphology Website, NGC 3507 » (consulté le 14 décembre 2020)
  10. « Your NED Search Results », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le 11 novembre 2019)
  11. X.Y. Dong et M.M. De Robertis, « Low-Luminosity Active Galaxies and Their Central Black Holes », mars, vol. 131#3,‎ the astronomical journal, p. 1236-1252 (DOI 10.1086/499334, Bibcode 2006AJ....131.1236D, lire en ligne)
  12. A.M. Garcia, « General study of group membership. II - Determination of nearby groups », Astronomy and Astrophysics Supplement Series, vol. 100 #1,‎ , p. 47-90 (Bibcode 1993A&AS..100...47G)
  13. Abraham Mahtessian, « Groups of galaxies. III. Some empirical characteristics », Astrophysics, vol. 41 #3,‎ , p. 308-321 (DOI 10.1007/BF03036100, lire en ligne, consulté le 21 septembre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Orion Nebula - Hubble 2006 mosaic 18000.jpg     •  NGC 3499  •  NGC 3500  •  NGC 3501  •  NGC 3502  •  NGC 3503  •  NGC 3504  •  NGC 3505  •  NGC 3506  •  NGC 3507  •  NGC 3508  •  NGC 3509  •  NGC 3510  •  NGC 3511  •  NGC 3512  •  NGC 3513  •  NGC 3514  •  NGC 3515