NGC 3607

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NGC 3607
Image illustrative de l’article NGC 3607
La galaxie lenticulaire NGC 3607
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Lion
Ascension droite (α) 11h 16m 54,6s[1]
Déclinaison (δ) 18° 03′ 06″ [1]
Magnitude apparente (V) 9,9[2]
10,9 dans la Bande B [2]
Brillance de surface 13,1 mag/as2[2]
Dimensions apparentes (V) 4,6 × 4,0[2]
Décalage vers le rouge 0,003142 ± 0,000017[1]
Angle de position 120°[2]

Localisation dans la constellation : Lion

(Voir situation dans la constellation : Lion)
Leo IAU.svg
Astrométrie
Vitesse radiale 942 ± 5 km/s[3]
Distance 13,2 ± 1,0 Mpc (∼43,1 millions d'a.l.)[4]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie lenticulaire
Type de galaxie SA0^0(s)?[1] SA0(s)a[5] E-So[2],[6]
Dimensions 57 000 a.l.[7]
Découverte
Découvreur(s) William Herschel[5]
Date 14 mars 1784[5]
Désignation(s) PGC 34426
UGC 6297
MCG 3-29-20
ZWG 96.21 [2]
Liste des galaxies lenticulaires

NGC 3607 est une galaxie lenticulaire située dans la constellation du Lion à environ 43 millions d'années-lumière de la Voie lactée. NGC 3607 a été découvert par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1784.

NGC 3607 est une galaxie active de type Seyfert 2[1].

De nombreuses mesures non basées sur le décalage vers le rouge (redshift) donnent une distance de 21,295 ± 6,072 Mpc (∼69,5 millions d'a.l.)[8], ce qui est légèrement à l'extérieur des distances calculées en employant la valeur du décalage [4].

Trou noir supermassif[modifier | modifier le code]

Des observations réalisées avec le télescope spatial Hubble ont permis de détecter un trou noir supermassif au centre de NGC 3607. La masse de celui-ci est estimiée à 1,2+0,4
−0,4
x 108 [9].

La matière noire dans NGC 3607[modifier | modifier le code]

L'étude SLUGGS (en) basée sur la cinématique des amas globulaires autour de 25 galaxies a permis de détermnier la distribution et la densité de la matière noire dans celles-ci à l'intérieur d'une zone allant jusqu'à 5 fois le rayon des galaxies. Trois galaxies bonus se sont ajoutées à ces 25 galaxies et NGC 3607 était parmi ces trois galaxies.

NGC 3607 et NGC 3608 étaient les galaxie qui présentaient les plus faible densité de matière noire, avec des valeurs de 6,2 /kpc3 pour la première et de 6,2 /kpc3 pour la deuxième[10].

Groupe de NGC 3686 et de NGC 3607[modifier | modifier le code]

NGC 3607 est une galaxie brillante dans le domaine des rayons X[1] et elle fait partie du groupe de NGC 3686 qui comprend au moins 21 autres galaxies brillantes également dans le domaine des rayons X, dont NGC 3592, NGC 3608, NGC 3626, NGC 3655, NGC 3659, NGC 3681, NGC 3684, NGC 3686 et NGC 3691[11] Ce même groupe est aussi mentionné dans un articlie publié par A.M. Garcia en 1993, mais la galaxie NGC 3607 n'y figure pas[12]. De plus, la galaxie PGC 35426 fait partie de la liste de Garcia, mais cette dernière ne brille pas dans le domaine des rayons X.

Dans un article paru en 1998, Abraham Mahtessian mentionne que NGC 3607 appartient à un groupe comprenant huit galaxies. [13] Toutes les galaxies inscrites par Mahtessian à ce groupe, sauf NGC 3599 et NGC 3605, font partie du groupe de NGC 3686 cité dans l'article de Chandreyee Sengupta (année 2006) et de A.M. Garcia (année 1993). La distance moyenne des galaxies du groupe cité par Sengupta est de 16,8 Mpc, alors celle de que NGC 3599 est de 11,7±0,9 Mpc et celle de NGC 3605 de 9,23 ± 0,70 Mpc. La galaxie du groupe de Sengupta qui est la plus rapprochée de la Voie lactée est NGC 3607 à 13,2±1,0 Mpc. La distance de NGC 3599 est à l'intérieur des limites des distances (10,8 à 12,6 Mpc) de NGC 3607 mais à l'extérieur des limites de la distance moyenne du groupe de NGC 3686. Quant à NGC 3605, elle semble beaucoup trop rapprochée pour faire partie de ce groupe.

D'autre part, la galaxie la plus brillante du groupe cité par Mahtessian est NGC 3607. On peut donc donner le nom de groupe de NGC 3607 à celui-ci. Les huit galaxies de ce groupe sont selon Mahtessian NGC 3599, NGC 3605, CGCG 1114,2+1804 (UGC 6296), NGC 3607, NGC 3608, CGCG 1115,6+1907 (UGC 6320), NGC 3626 et NGC 3659. En excluant NGC 3605 du groupe, on obtient une distance moyenne pour les sept autres galaxies de 15,7±3,2 Mpc. NGC 3605 est à 9,23±0,70 Mpc de la Voie lactée et selon cette distance basée sur le décalage vers le rouge, elle ne ferait pas partie de ce groupe. Cependant, des mesures indépendantes du décalage vers le rouge donne une distance moyenne passablement différente, soit 24,521 ± 7,404 Mpc (∼80 millions d'a.l.) [14]. Selon ces mesures, NGC 3605 pourrait appartenir au groupe de NGC 3607.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 3607 (consulté le 18 décembre 2019)
  2. a b c d e f et g (en) « Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke » (consulté le 18 décembre 2019)
  3. On obtient la vitesse de récession d'une galaxie à l'aide de l'équation v = z×c, où z est le décalage vers le rouge (redshift) et c la vitesse de la lumière. L'incertitude relative de la vitesse Δv/v est égale à celle de z étant donné la grande précision de c.
  4. a et b On obtient la distance qui nous sépare d'une galaxie à l'aide de la loi de Hubble : v = Hod, où Ho est la constante de Hubble (70±5 (km/s)/Mpc) . L'incertitude relative Δd/d sur la distance est égale à la somme des incertitudes relatives de la vitesse et de Ho.
  5. a b et c (en) « Site du professeur C. Seligman » (consulté le 18 décembre 2019)
  6. (en) « NGC 3607 sur HyperLeda » (consulté le 18 décembre 2019)
  7. On obtient le diamètre d'une galaxie par le produit de la distance qui nous en sépare et de l'angle, exprimé en radian, de sa plus grande dimension.
  8. « Your NED Search Results », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le 18 décembre 2019)
  9. Kayhan Gültekin, Douglas O. Richstone, Karl Gebhardt et et all., « A QUINTET OF BLACK HOLE MASS DETERMINATIONS », The Astropysical Journal, vol. 695#2,‎ , p. 1577-1590 (DOI 10.1088/0004-637X/695/2/1577, lire en ligne)
  10. Adebusola B. Alabi, Duncan A. Forbes, Aaron J. Romanowsky et et all., « The SLUGGS survey: the mass distribution in early-type galaxies within five effective radii and beyond », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 460#4,‎ , p. 3838-3860 (DOI 10.1093/mnras/stw1213, Bibcode 2016MNRAS.460.3838A, lire en ligne)
  11. Chandreyee Sengupta et Ramesh Balasubramanyam, « HI content in galaxies in loose groups », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 369 #1,‎ , p. 360-368 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2006.10307.x, Bibcode 2006MNRAS.369..360S, lire en ligne)
  12. A.M. Garcia, « General study of group membership. II - Determination of nearby groups », Astronomy and Astrophysics Supplement Series, vol. 100 #1,‎ , p. 47-90 (Bibcode 1993A&AS..100...47G)
  13. Abraham Mahtessian, « Groups of galaxies. III. Some empirical characteristics », Astrophysics, vol. 41 #3,‎ , p. 308-321 (DOI 10.1007/BF03036100, lire en ligne)
  14. « Your NED Search Results », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le 17 décembre 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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