NGC 3921

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NGC 3921
Image illustrative de l’article NGC 3921
La galaxie lenticulaire NGC 3921
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Grande Ourse
Ascension droite (α) 11h 51m 06,9s[1]
Déclinaison (δ) 55° 04′ 43″ [1]
Magnitude apparente (V) 12,4[2]
13,1 dans la Bande B [2]
Brillance de surface 13,49 mag/am2[3]
Dimensions apparentes (V) 2,1 × 1,3[2]
Décalage vers le rouge 0,019667 ± 0,000003[1]
Angle de position 20°[2]

Localisation dans la constellation : Grande Ourse

(Voir situation dans la constellation : Grande Ourse)
Ursa Major IAU.svg
Astrométrie
Vitesse radiale 5 896 ± 1 km/s[4]
Distance 82,3 ± 5,7 Mpc (∼268 millions d'a.l.)[5]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie lenticulaire
Type de galaxie (R')SA(s)0/a pec[1] S0-a[2],[6] S0/a pec[7]
Dimensions 164 000 a.l.[8]
Découverte
Découvreur(s) William Herschel[7]
Date [7]
Désignation(s) PGC 37063
UGC 6823
MGC 9-20-9
MK 430
CGCG 368-95
CGCG 269-7
KUG 1148+553
IZW 28
VV 31
Arp 224
IRAS 11484+5521 [2]
Liste des galaxies lenticulaires

NGC 3921 est une vaste galaxie lenticulaire située dans la constellation de la Grande Ourse à environ 269 millions d'années-lumière. NGC 3921 a été découvert par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1789.

NGC 3921 est une galaxie dont le noyau brille dans le domaine de l'ultraviolet. Elle est inscrite dans le catalogue de Markarian sous la cote Mrk 430 (MK 430)[2]. NGC 3921 présente aussi une large raie HI[1].

Selon Vaucouleurs et Corwin, NGC 3916 et NGC 3921 forment une paire de galaxies[9].

Collision galactique[modifier | modifier le code]

NGC 3921 par le télescope spatial Hubble.

NGC 3921 provient probablement de la fusion de deux galaxies à disque qui se serait produite il y a environ 700 millions d'années. Cette collision galactique a donné naissance à de nombreuses jeunes étoiles. Des observations réalisées avec le télescope spatial Hubble ont révélé la présence de plus d'un millier de jeunes amas ouverts dans cette galaxie[10]. NGC 3921 est donc une une galaxie à sursaut de formation d'étoiles[1]. La déformation produite par cette collision lui a d'ailleurs valu de figurer dans l'atlas de Halton Arp[11].

NGC 3921 renferme également une source X ultralumineuse désignée X-2. Les observations réalisées avec le satellite Chandra ont montré que la luminosité de X-2 est de 8 x 1039 erg/s (8 x 1032 J/s)[12].

On a aussi observé à l'aide du télescope Keck deux amas globulaires dans cette galaxie. Leur spectre montre que leur point de sortie de la séquence principale correspond à des étoiles de type A, ce qui correspond à un âge situé entre 200 et 530 millions d'années. Ces deux amas sont donc très jeunes comparés aux amas de la Voie lactée. Les masses de ces amas sont estimées à 2,3±0,1 x 106 et 1,5±0,1 x 106 [13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 3921 (consulté le 30 mars 2020)
  2. a b c d e f et g « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke» sur le site ProfWeb, NGC 3900 à 3999 »
  3. La brillance de surface (S) se calcule à partir de la magnitude apparente (m) et de la surface de la galaxie selon l'équation
  4. On obtient la vitesse de récession d'une galaxie à l'aide de l'équation v = z×c, où z est le décalage vers le rouge (redshift) et c la vitesse de la lumière. L'incertitude relative de la vitesse Δv/v est égale à celle de z étant donné la grande précision de c.
  5. On obtient la distance qui nous sépare d'une galaxie à l'aide de la loi de Hubble : v = Hod, où Ho est la constante de Hubble (70±5 (km/s)/Mpc) . L'incertitude relative Δd/d sur la distance est égale à la somme des incertitudes relatives de la vitesse et de Ho.
  6. (en) « NGC 3921 sur HyperLeda »
  7. a b et c (en) « Site du professeur C. Seligman » (consulté le 30 mars 2020)
  8. On obtient le diamètre d'une galaxie par le produit de la distance qui nous en sépare et de l'angle, exprimé en radian, de sa plus grande dimension.
  9. (en) de Vaucouleurs, G., de Vaucouleurs, A., and Corwin, H.G., Second Reference Catalogue of Bright Galaxies, Austin, University of Texas Press, , 387 p. (lire en ligne), page 291
  10. (en) « Evolution in slow motion » (consulté le 31 mars 2020)
  11. Arp Halton, « Atlas of Peculiar Galaxies », Astrophysical Journal Supplement, vol. 14,‎ , table 1, p12 (DOI 10.1086/190147, Bibcode 1966ApJS...14....1A, lire en ligne)
  12. P.G. Jonker, M. Heida, M.A.P. Torres et et all., « The Nature of the Bright ULX X-2 in NGC 3921: A Chandra Position and HST Candidate Counterpart », The Astrophysical Journal, vol. 758 #1,‎ , p. 9 pages (DOI 10.1088/0004-637X/758/1/28, Bibcode 2012ApJ...758...28J, lire en ligne)
  13. François Schweizer, Patrick Seitzer et Jean P. Brodie, « Keck Spectroscopy of Two Young Globular Clusters in the Merger Remnant NGC 3921 », The Astronomical Journal, vol. 128 #1,‎ , p. 22 pages (DOI 10.1086/421851, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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